157
EAU
privée d’air, elle reste liquide jusqu’à —60 > 8°, el même 12°. Mais alors, la moin-dre agitation suffit pour la faire cristalliserinstantanément; car l’eau, en se congelant,e Prouve une véritablecristallisation ; et, bienWelle présente à l’état solide les formes lesPlus variées, il est facile de les ramenertoutes à des pyramides à six pans ou à destobles hexagonales.
C’est surtout à la disposition des cristaux*to l’eau glacée que l’on doit attribuer le vo-tome plus grand qu’elle prend par la con-gélation : aussi la glace est-elle plus lé-8 er e que l’eau ; on en estime la densité à, celle de l’eau à 4* 4°,1 étant 1. C’estP°ur cette raison que les rivières charrientPendant l’hiver ; il se trouve néanmoins par-r °is des glaçons submergés , mais ils ont ététotenus au fond par quelque obstacle, etea u, en se congelant autour d’eux, en aa ccru la dimension.
^'augmentation de volume ou l’expansione Peau glacée est telle, que la glace brisees Vases qui la renferment, même ceux qui0ITr ent le plus de résistance. On a constaté ,|! ar expérience, qu’une sphère de cuivre,, 0!lt la rupture aurait exigé un effort évaluéç ^>000 kilogr., était brisée par l’effet de laJtosélation de l’eau qui la remplissait her-v ét,( luemeDt. Quand il gèle , comme on ditd ul Bairement, à pierre fendre , la rupturePierres est due à l’expansion que prend,. Passant à l’état solide, l’eau contenueS * eurs P° res - Il est un nioyen facile de^ ^naître les pierres qui peuvent résisterq acl *°n du froid ; on n’a qu’à les plonger* solution saturée de sulfate deq e > sel qui cristallise avec une grandeq u ? ntité d’eau (60 pour 100 environ) ; cellesq> 0 Su Pisseni cette épreuve sans altérationdo i r * en à redouter des effets destructeursc , ^lée.
gl a !r st à la même force d’expansion de l’eautoiu 6 ( * u ’ 011 doit attribuer la mort de cer-| es arb res , de certaines plantes, pendantla nt * Vars vigoureux ; la sève, en se conge-le Ur * rise tours cellules et désorganise ainsifr oi(i ,Ssu * Ce changement de saveur qu’unta Ux détermine dans quelques végé-toeni danS leors P arties sucrées principale-f or Ce * est également une conséquence de laexpansi ve de la glace. Dans la Bette-* P ar exemple, le principe sucré existe
EAU
à côté du principe fermentescible ; ces deuxprincipes se mêlant par la rupture du tissuvégétal, la saveur sucrée de la racine setrouve complètement détruite.
La glace, pour revenir à l’état liquide ,absorbe une grande quantité de calorique.D’après les plus anciennes expériences faitespar Lavoisier , un kilogramme de glaceexige, pour se liquéfier, tout le caloriquelibre existant dans un kilogramme d'eau à+ 75o ; en d’autres termes, un kilogrammed’eau à + 75°, et un kilogramme de glace à0°, donnent deux kilogrammes d’eau à (KC’est à cette portion de calorique qu’absor-bent les corps pour changer de forme, etqui n’est plus percevable par le thermo-mètre, qu’on a donné le nom de caloriquelatent. Des expériences plus récentes, et quisemblent plus exactes, ont démontré que79°,06 étaient le chiffre du calorique latentde la glace.
Lorsqu’on chauffe de l’eau pure sous lapression de 0m,76, elle entre en ébullitionà + 100° (ce qui est, comme on sait, le pointsupérieur de l’échelle thermométrique cen-tigrade, l’inférieur se trouvant à 0<>), et seréduit complètement en vapeur , dont la den-sité est, selon M. Gay-Lusssac, de 0,625,celle de l’air étant 1. Il est facile, d’aprèscette donnée , de se rendre compte de l’a-baissement de la colonne barométrique,quand l’atmosphère est surchargée d’humi-dité ou de vapeur d’eau.
Pour passer de l’état liquide à l’état ga-zeux , l’eau absorbe cinq fois et demie plusde calorique qu’il n’en faut à la glace pourrevenir à l’état liquide: ainsi, 5 k ,500 d’eauà 0°, et l k - de vapeur d’eau à + 100°, don-nent 6 k ,500 d’eau à 4- 100°.
A l’état de vapeur, l’eau occupe un vo-lume 1,700 fois plus grand que celui qu’elleoccupe à l’état liquide. Avons-nous besoinde rappeler que c’est sur cette prodigieuseexpansibilité de la vapeur d’eau qu’est éta-bli son emploi comme force motrice?
Il faut que l’eau soit complètement purepour se vaporiser à la température de 4-100° et sous la pression de 0 m ,76. Si elle estchargée de sels, son point d’ébullition enest retardé ; ainsi, saturée de chlorate depotasse, elle ne bout qu’à 4- 104o ; saturéede chlorure de zinc, elle ne se vaporise qu’à+ 200°. L’on conçoit, du reste , qu’il existe