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*EARINA (lotpivoç, printanier), bot. ph. —Genre de la famille des Orchidées-Pleuro-thallées , établi par Lindley ( Bot. Reg. fn. 1699) pour une plante herbacée de laNouvelle-Hollande, caulescente, à rhizomearticulé, rampant; à feuilles linéaires dis-tiques, engainantes ; à fleurs petites, articu-lées ; à bractées cartilagineuses, striées eten capuchon.
*EARINUS ( iotptvoç, printanier), ins. —Genre d’Hyménoptères, de la section des Té-rébrans , famille des Ichneumoniens, formépar M. Wesmaël, aux dépens de l'ancien g.Bassus de Fabricius. On connaît un assezgrand nombre d'espèces de ce groupe,parmi lesquelles nous citerons comme typele Bassus gloriatorius Panz., 100, 17, quise trouve en Angleterre. (E. D.)
*EATOI\IA. bot. ph. — Genre de la fa-mille des Graminées-Festucacées, établi parRafinesque (Journ. phys ., LXXXIX, 104)pour une plante herbacée, originaire de l’A-mérique boréale, grêle, à chaume dressé ; àfeuilles étroites et planes ; à panicules ra-meuses disposées en demi-verticilles ; épil-lets presque en grappes , portés sur un pé-dicelle articulé. Le type de ce g. paraît êtreYAira oblusa.
EAU. Aqua (w«î«p). chimie et physique gé-nérale.
§ I. Rangée par les anciens au nombredes quatre éléments, et regardée jusqu'à lalin du xvm e siècle comme tel, l’eau est l’undes corps les plus abondamment répandusdans la nature. L’on peut ajouter qu’ellen’est pas moins utile à l'existence des êtresorganisés que l’air atmosphérique lui-même.
L’eau nous présente l’exemple le plus fa-milier d’un corps susceptible d’affecter lestrois formes , solide , liquide , gazeuse.
Sous forme liquide , et c’est ainsi qu’ellenous apparaît le plus fréquemment, elle estd’une grande fluidité, insipide, transpa-rente, incolore en petite quantité, mais re-vêtant, en grande masse, une couleur par-ticulière désignée sous le nom de glauque ,
nuance entre le vert et le bleu, que présentela mer.
L’eau est à peine compressible, bien qu’elleconduise le son ; cependant des expériencesde Perkins et d’OErsted ont démontré qu’ellepeut se comprimer de 0,000046 par atmo-sphère. En la soumettant à un choc violent,M. Dessaignes en a fait jaillir une vive lu-mière.
Le pouvoir réfringent de l’eau est consi-dérable; il surpasse de sept dixièmes envi-ron celui de l’air ; ce fut cette grande forcede réfraction qui fit soupçonner à Newtonqu’elle contenait un corps très combus-tible. Plus tard, la découverte de la dé-composition de ce liquide vint confirmer cequi n’était qu’une induction de la part del’illustre physicien.
L’eau conduit mal l’électricité , mais elleacquiert une grande conductibilité, quandelle tient en dissolution un sel ou un acidequelconque.
Elle dissout l’air; mais comme l’oxygèneest plus soluble que l’azote, ainsi que nousavons eu occasion de le dire à l’article at-mosphère , l’air, dissous dans l’eau, contientune plus grande quantité du premier (0,32environ sur 100), tandis que l’air atmo-sphérique n’en renferme que 0,21.
Le maximum de densité de l’eau est à-t-4°,l »sous la pression atmosphérique de 0 m J^'A partir de cette température, elle se dilate»soit qu’elle s’échauffe, soit qu’elle se refro»'disse. L’eau, à son maximum de densité, ser tde point de comparaison pour apprécier l adensité de tous les autres liquides. k egramme, unité de poids métrique, repr e 'sente le poids d’un centimètre cube d’eau a4- 4°,1, sous la pression de 0™,76.
Exposée à l’action du froid , l’eau , ff ul *comme nous venons de le dire, se dilate apartir de 4- 4°,1, se solidifie le plus ordi^nairement à 0°, et se prend en glace .pendant il peut arriver que la températurdescende au-dessous de ce point sans q 11l’eau se congèle : ainsi, quand elle est p ur