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Tome cinquième.
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EAU

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et sans s’être rien communiqué, eurent,après avoir répété les expériences citées plushaut, la gloire d’en déduire le principe dontailes étaient nécessairement la base ; c’est-à-dire que Veau est le résultat de la combinaisonVHydrogéné avec V Oxygéné.

Après eux, vint Lavoisier , qui, en 1785, deconcert avec Meunier, renouvelant les mê-*hes expériences à l’aide d’appareils et de pro-cédés propres à leur donner toute la préci-sion désirable, démontra que le poids de Veau Produite par la combinaison des deux gaz estexactement égal à celui des deux gaz réunis ;€t que ces mêmes gaz, pour produire cette eau , sec °mbinent toujours dans des proportions fixes.

Lavoisier , Fourcroy, Séguin, et après eux,de Humhoidt et Gay-Lussac, prouve-nt la composition de l’eau, en brûlant di-ntement, à l’aide de l’étincelle électrique,dans un ballon convenablement disposé, desdbantités déterminées de gaz oxygène et deItoz hydrogène; Fourcroy et Séguin parvin-nt même à obtenir ainsi jusqu’à 5 hectogr.d bne eau parfaitement pure. Plus récem-ment MM. Berzélius et Dulong, s’étant réu-

,,ls Pour l'étudier de nouveau, employèrentprocédé qui réunit une grande exactitude* ûne grande simplicité. Ce procédé reposela propriété que possède l'hydrogène deés oxyder, à la température rouge, le deu-

to;

x yde de cuivre. Enfin, dernièrement,

• le

v eii,

professeur Dumas s’est livré à de nou-

Pr e eS cherches sur le même sujet, en re^n ûnt et en perfectionnant le procédé de

. ^ e st donc aujourd’hui parfaitement dé-^°ûtré que l'eau est le résultat de la combi-^j s on d> un vo j ume d’Oxygène et de deux^bies d’Hydrogène ; sa formule atomi-e est H 2 0 , et cette composition revient

Poids à :

• Lerzélius et Dulong.

^Hygène. 100,00

hydrogène.12,50

4**. dans j â nomenclature chimique, a^ noin à’oxyde d ’Hydrogène , et plusdûis protoxyde d’Hydrogène , de-

k llt J ‘‘“ouverte, par M. Thénard, d’un^ au oxygénée).

Ns COrn P° sit *on de l’eau ne se démontreCo re SeUlernenl Par la synthèse ; elle est en-t>f aii l>r ° Uvée par Vanalyse que Lavoisier ^ Ua le premier, en mettant le fer à une

chaleur rouge en contact avec l’eau : danscette expérience, l’oxygène s’unit au fer,et l’hydrogène est mis en liberté.

On peut aussi séparer les éléments del’eau à l’aide de la pile voltaïque. L’appa-reil se compose d'un entonnoir en verre,rempli d’eau pure, et dont le fond, bouchéavec du liège, est traversé par deux petits tu-bes de verre qui livrent, chacun, passage à unfil de platine. Chaque fil de platine est sur-monté d'une petite cloche en verre remplied’eau, et communiquant avec l’un des pôlesde la pile. Aussitôt que l’appareil est mis enaction, l’eau se décompose , et chacun desdeux fils métalliques se recouvre de bullesgazeuses, qui vont bientôt se réunir à lapartie supérieure de la cloche qui le recou-vre. Mais la quantité de gaz rassemblé danschaque cloche n’est point égale; la clochequi recouvre le fil, en rapport avec le pôlenégatif de la pile , renferme deux fois plusde gaz que l'autre. Ce gaz brûle à l’appro-che d’un corps enflammé : c’est de l’hydro-gène. Le gaz renfermé dans l’autre cloche ac-tive la combustion : c’est de l'oxygène.

Cette expérience, qui met autant que pos-sible eu évidence le rapport des deux gaz,a cela de remarquable , que ces mêmes gazsont transportés séparément à chacun despôles, au travers du liquide soumis à l'ex-périmentation. Un savant, M. Grotthus, acherché à expliquer ce phénomène, en sup-posant une suite de décompositions et derecompositions successives des moléculesd’eau placées entre les deux pôles.

§ IL L'eau recouvre la plus grande par-tie de la superficie de notre planète. Nonseulement, sous le nom de mer, d’océan, elleremplit de vastes bassins, dont le rôle estévidemment de fournir à l’atmosphère l’hu-midité nécessaire à la production des diffé-rents phénomènes météorologiques, et parsuite à l'économie générale du globe ; maiselle se trouve encore en grande abondancesur les parties solides de la terre, afin d’y for-mer, quand elle est courante, les sources, lesruisseaux, les torrents, les rivières, les fleu-ves; quand elle est stagnante, les marais,les étangs, les lacs. L’eau ne se rencontrepoint seulement à la surface du globe, elleen pénètre encore les profondeurs, puisque,sauf quelques rares exceptions, elle appa-raît dès qu’on creuse le sol.