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EAU
EAU
On évalue aux trois quarts environ de lasurface terrestre rétendue de l'Océan et deses ramifications. La profondeur moyennede cet immense réservoir, telle qu'on peutla déduire de certaines observations astro-nomiques, parait être de 1,000 mètres. Ilforme donc une masse énorme, qui, en lasupposant détachée de la terreet lancée dansl'espace, y constituerait une planète de1,400 kilom. (350 lieues) de diamètre.
C'est de l’Océan, vers lequel elle tend sanscesse à retourner, que l’eau, après avoirtraversé l’atmosphère, se répand sur toutesles parties solides de la terre. Les variationsde niveau de ce grand réservoir, dans lestemps primitifs de notre monde, variationsdont il reste tant de preuves physiques, sontun important sujet d’études géologiques, tanten raison des variations correspondantesqu’ont présentées les terres qu'à cause del'influence qu’elles ont exercée sur l'état mé-téorologique de notre planète. Il semble cer-tain , du reste, que ce fut dans cette eauqu’apparurent les premiers êtres vivants ,mollusques, poissons, reptiles aux formesgigantesques : aussi figure-t-elle, pour ainsidire , en première ligne dans la création.
( Voy. Genèse , chap. 1, vers. 9 et sui-vants. )
L’eau se présente sur notre globe sous lestrois états : solide , liquide et gazeux.
A l'état solide , indépendamment du rôlepassager que, pendant les hivers, elle jouedans l’économie naturelle du globe, l’eauforme les glaces perpétuelles des pôles, auniveau même de la mer ; et ces glaces sont,dans les régions polaires, un élément aussiessentiel de la croûte terrestre que les gra-nits et les autres roches, bases indispen-sables des continents et des îles. L’eausolidifiée constitue en outre les glaces et lesneiges éternelles qui, sur les montagnes,commencent à différentes hauteurs selon lalatitude.
L’observation fournit à ce sujet les résul-tats suivants ; la limite inférieure des neiges
perpétuelles est :
Vers 70° de latitude à. . l,050 m
Vers 65°.|,500
Vers 45°.2,550
Vers 20°.4,600
Vers l’équateur. . . . 4,800
Les neiges et les glaces, là où elles se sontaccumulées, semblent donner naissance àune plus grande quantité d'eau courante queles pluies, les rosées et les vapeurs aqueusesde l’atmosphère. Cependant l’effet prolongéet continu de celles-ci contribue plus géné-ralement et plus immédiatement à la forma"tion des sources, puisque des sources existentà peu près partout, et que les glaces perpé-tuelles ne se rencontrent que dans certaineslocalités. Ces glaces d'ailleurs ne sont-ellespas, elles-mêmes, formées par les vapeursaqueuses de l’atmosphère?
Sous l’influence de l'hiver, la glace vientse montrer autour de nous, suit quand elletombe en neige des hautes régions de l'at-mosphère, soit quand elle se forme dans le 5eaux mêmes qui se trouvent à la surfaceterrestre.
L’hiver n’est même point une conditi°°indispensable pour la congélation de l'eaurépandue en vapeur dans l’atmosphère ; **arrive qu'en plein été, et dans de certaine*conditions météorologiques, la vapeur d’eause congèle pour se précipiter sous forme d egrêle.
A l'état liquide , outre l’Océan et les mer 5qui en dépendent, outre les fleuves et I e5divers cours d’eau qui sillonnent la terre e pobéissant à la loi de gravité, outre les lacs»les étangs, les marais renfermés dansbassins sans écoulement, du moins apP a "rent ; à l'état liquide , l’eau se trouve encor e »dans les profondeurs mêmes de la terre, e0masses plus ou moins considérables , ù o0 fles unes en repos ne se reconnaissent d u al’aide du sondage, comme dans les puits arl ^siens , tandis qu’anirnées d’un mouvemC fltplus ou moins rapide, les autres se prés^tent spontanément à la surface, jailli^ 0même parfois à une grande hauteur, et co n 'stituent ainsi les sources si variées qui d° 0 ^nent naissance à des rivières, à des r ülSseaux , à de simples fontaines.
Les puits artésiens que nous venonsnommer, que l’on connaît depuis longtc 01 ^en Artois, ainsi que l'indique leur n^m» ^qui sont également pratiqués de temp 5 iï0 $mémorial par les Chinois et par q ue,( *%tribus arabes des déserts d’Afrique , le 5artésiens sont des trous de sonde verti caau moyen desquels les eaux situées P r ° g0 |dément remontent jusqu’au niveau d u