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EAU
EAU
nier l’identité des effets du calorique par-tout où il se manifeste, il nous est cepen-dant impossible de ne pas admettre que lachaleur des eaux thermales, de même quela chaleur animale que nous citerons à cetteoccasion, il nous est, dis-je, impossible de nepas admettre que la chaleur des eaux ther-males ne se comporte pas absolument commela chaleurdéveloppée par la combustion. Il ya dans les eaux thermales un nescio quid quise dérobe aux investigations les plus scrupu-leuses, qui échappe aux instruments les plusprécis..., et ce nescio quid indéfinissable estcependant si réel, que, malgré la perfectiondes procédés chimiques , une eau thermaleartificielle ne saurait remplacer une eauthermale naturelle.
Les eaux thermales dont les bassins sontexposés au contact de l’air se couvrent pres-que constammentdeGonferves, deTremellesqui finissent par s’y décomposer. On penseque c’est decette décomposition que provientla substance extractive rencontrée par leschimistes dans un grand nombre d’eauXthermales, et à laquelle M. Longchamp adonné le nom de Barêgine , pour l’avoir si-gnalée, le premier, dans les eaux de Ba-réges. La Barêgine, qu’on nomme aussiGlairine , varie, du reste, dans les différenteseaux où elle se trouve; celle des eaux sul-fureuses ne ressemble point à celle des eauxsalinesouàcelle des eaux alcalines, etc. Quoiqu'il en soit des différences de forme, decouleur, de composition qu’affecte la baré-gine, ellese présente avec les caractères géné-raux suivants : c’est une substance molle,comme glaireuse, analogue aux matières d’o-rigine animale, et azotée comme elles.
Hipp. Cloquet a décrit, sous le nom de Co-luber ihermarwm , une espèce de Couleuvredont la reproduction lui semble être favo-risée parla chaleur que les sources thermalescommuniquent aux terrains environnants.Cette Couleuvre se rencontre communé-ment aux eaux d’Aix en Savoie , à celles desPyrénées, de Sylvanès (Aveyron), de Digne (Basses-Alpes '', etc.
Les Eaux tempérées tiennent le milieu en-tre les eaux thermales et les eaux froides;mais le terme moyen est assez difficile à éta-blir. Cependant on paraît être convenu deprendre pour point de départ des eauxchaudes celles qui ont une température as-
sez élevée pour pouvoir être prises en bainsans qu’il soit besoin de les réchauffer. En-deçà de cette limite, les eaux plus chaudesque l’air ambiant sont tempérées.
Les Eaux froides ont la température dolieu d’où elles sortent.
Les Eaux minérales , avons-nous dit ploShaut, ont été partagées en plusieurs classes,d’après la prédominance du principe qo*détermine leur action thérapeutique. E enombre de ces classes varie selon les au-teurs : les uns n’en admettent que quatre,d’autres vont jusqu’à sept. Nous adopteronsla division en six classes comme parfaite-ment suffisante. Yoici la désignation de ceSclasses :
Ire
classe.
Eaux sulfureuses.
2 e
id.
Eaux alcalines.
3 e
id.
Eaux acidulés.
4 e
id .
Eaux ferrugineuses.
6 e
id.
Eaux salines.
6 e
id.
Eaux iodées.
lo Les Eaux sulfureuses renferment,
du gaz hydrogène sulfuré (acide sulfhydn"que), soit des hydrosulfates, (sulfhydrates)*soit du gaz hydrogène sulfuré et des hydr°"sulfates réunis ; l’hydrosulfate de soude estcelui qui s’y rencontre le plus fréquemment»elles contiennent, de plus, quelques selscâlins et de la barêgine. Les eaux suif 11 'reuses sont facilement reconnaissables ; efi eSont une odeur fétide d’œufs gâtés et no ,rcissent les métaux blancs; elles ne con"tiennent, du reste, qu’une très petite P r0portion de matières fixes; celles de Barég eS ’par exemple, n’en présentent par litreÙ ue0s r ,208.
La plupart des eaux sulfureuses sont th eI ^males ; nous citerons parmi les plus ren orïImées celles des Pyrénées (Baréges, Cai*t e
rets , Eaux-Bonnes , Bagnères-de-Luehon *
Saint-Sauveur, etc.), celles d’Arles , ce ‘de Gréoulx (Basses-Alpes ), de Bagnolszère), d’Aix en Savoie, de Lucques , d'A c ^qui en Italie, de Baden en Autriche , d A 1 *la-Chapelle, etc.
Les eaux sulfureuses froides les P^ asU ^ etées sont celles d’Enghien, près de Paris »Gamarde (Landes ), etc. ^
2° Les Eaux alcalines doivent surtout I®propriétés à la soude libre ou carbona^Comme l’alcali se rencontre ordinaire* 11