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^posent, des qu’elles cessent d’être compri-mées.
Un fait à constater est la persistance desPhénomènes qui caractérisent les eaux mi-trales , car on peut ici conclure du parti-c ulier au général. En effet, les eaux mi-trales les plus renommées de nos jours enItalie, en France et dans les contrées voi-Sln es , étaient déjà connues des Romains, il^ a dix-hu»l siècles et plus, et elles présen-tent à cette époque si éloignée les mêmesPmpriétés physiques, et par induction laPtme composition chimique qu’aujourd’hui.
Cependant cette persistance n’est point ab-s °lüe ; les phénomènes météorologiques quiSl gnalent les changements de saison , lesMandes perturbations atmosphériques , et,Jj ar -<iessus tout, les révolutions terrestres,terminent, dans les eaux minérales, desédifications , des altérations , souvent pas-° â §ères, il est vrai, mais aussi quelquefois^ er manentes.
§IU. Si Ton envisage les Eaux minérales^° Us * e rapport thérapeutique, on les classemnairement d’après le principe qui do-lrie dans leur composition. En consé-C | enc e, elles se partagent en plusieursSs es, subdivisées elles-mêmes selon quesont thermales , tempérées ou froides.'°us commencerons par indiquer les ca-ter es de ces subdivisions.
SQ ^ es Eaux thermales ont une* températurefér l ent tr ® s quoique en général in-
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a celle de l’eau bouillante. Nous
y u plus haut qu'elles prenaient très
élément leur origine dans les terrains0r diaux et de transition, et dans les ter-^ v °lcaniques.
lflet,ma lûé des eaux a évidemment pourCon! 6 la Valeur propre de la terre. « si l’onde Laplace, que les eaux plu-pl a t ’ en pénétrant dans l’intérieur d’unv ertl U ^ ,ev « , rencontrent dans leur mou-Un ® cavité de 3,000 mètres dep U i s On 0 e « r > elles la rempliront d'abord ;
cette profondeur unelà F *00° au m0 * ns » redevenues
r°Ut ^ Us légères, elles s’élèveront et se-Son e P; ac ées P ar les eaux supérieures ; enl’u n ^ ** ^établira deux courants d’eau ,bien ° ntant » iautre descendant, et perpé-r ‘ e hre ^ nt entrelenu s par la chaleur inté-e la terre. Ces eaux, en sortant de
la partie inférieure du plateau, auront évi-demment une chaleur supérieure à celle del’air au point de sortie. » trayez tempéra-tube.
La température des eaux thermales, bienqu’à peu prés invariable, considérée d’unemanière générale, et pendant un grand nom-bre d'années, présente néanmoins des diffé-rences de quelques degrés, soit d'une annéeà l’autre, soit dans l’espace de quelquesmois, soit même dans un temps beaucoupmoins long. Ces variations s’expliquent fa-cilement par les changements de saison, parla fonte des neiges, par l’abondance despluies : aussi remarque-t-on que pendantl’été les sources thermales sont plus chaudesque dans les autres saison^.
On a prétendu que le calorique des eauxthermales présentait d’autres caractères, exer-çait sur l’économie animale une tout autreaction que le calorique émané du soleil oude nos foyers. Ainsi, ce sont surtout les mé-decins qui parlent, les eaux thermales na-turelles se refroidissent plus lentement ets’échauffent plus difficilement que l’eau ordi-naire, et même que les eaux artificielles éle-vées à la même température. On les sup-porte en boissons et en bains à un degré dechaleur bien supérieur à celui de l’eauchauffée artificiellement. L’eau thermale à+ 60°, et même 70», ne cause aucune im-pression désagréable sur les parois de labouche, qui sont douloureusement affec-tées par tout autre liquide ayant la mêmetempérature. Les sources à -|- 70°, loin denuire à la végétation, donnent aux plantesplus de verdeur et de fraîcheur, etc., etc. (1).
D’un autre côté, les chimistes et les phy-siciens affirment que ces assertions , propa-gées par tradition, ne reposent sur aucunfait bien constaté ; qu'elles sont contrairesnon seulement à ce que la science enseignesur les propriétés de la chaleur, mais encoreà l’observation.
Sans révoquer en doute la précision desexpériences faites par les savants, et l’exac-titude des résultats offerts : sans prétendre
(i) On peut invoquer, à ce sujet, l’autorité de madame deSevigne : « J’ai mis hier, dit-elle dans une de ses Lettres , unerose dans la fontaine bouillante de Vichy ; elle y fut long-temps saucée et resaucée ; je l'en tirai comme de dessus satige. J’en mis une autre dans une poêlonuée d’eau chaude ;elle y fut bouillie en un instant. •