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Tome cinquième.
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rien de celui de ce dernier genre. C'estégalement vers cette époque que l’on sutque toutes lesÉburnes , à l’exception de VE.glabrata , sont couvertes d'un épidermesemblable à celui des Buccins. Il est à pré-sumerquel’état particulierdes coquilles, quifaisaient l’ornement des anciennes collec-tions, a contribué à tromper Lamarck surles rapports du Buccinum glabratum avec lesautres espèces d’Eburnes. En effet, dans lesanciennes collections, on ne respectait pasl’état naturel des coquilles , on les voulaitornées de toute la vivacité de leurs couleurs;et, pour les obtenir dans cet état, on ne secontentait pas de les dépouiller de leur épi-derme, mais on les polissait, et on leur fai-sait acquérir un brillant que souvent la na-ture leur refuse. La collection de Lamarckrenferme un assez grand nombre de ces co-quilles polies, et tout nous porte à croirequ’il s’en est laissé imposer par le poli arti-ficiel de ces Éburnes, et qu’il les a ainsi rap-prochées d’une espèce d’un autre genre,dont le poli est naturel.

Il résulte de ce qui précède que le genreEburne, après avoir subi un indispensabledémembrement, doit disparaître entière-ment de la science, l’une de ces espèces ren-trant parmi les Ancillaires, et les autresparmi les Buccins. (Desh.)

*EBURNINÆ. moll. —M. Swainson , dansson Petit traité de Malacologie , partie 2,p. 305, propose sous ce nom une troisièmesous-famille dans la famille des Turbinelli-dœ. Cette sous-famille se compose des g.Cyllene, Strulhiolaria , Eburna , Pseudo -hva , Latiaxis. Cette famille n’est point na-turelle, comme on en sera convaincu aprèsjavoir consulté les noms que nous venons«!e citer. (Desh.)

ÉCAILLE, Dum. ins.— Syn. deChélonie,Latr. (D.)

ÉCAILLES. Squamœ , tegmenta. zooL. ,bot. — On donne ce nom aux plaques os-seuses dont est recouverte la peau de laplupart des Poissons , aux plaques cor-nées des Sauriens et des Ophidiens, et àcelles qui recouvrent la carapace de la plu-part des Tortues , et qui sont connues dansles arts sous le nom d y écaille. Les pattes desOiseaux, les ailes des Manchots et desSphénisques, sont garnies d’écailles ; il en estde même de la queue de quelques Rongeurs,

tels que les Rats et les Castors . La peau deplusieurs Édentés est également couvertede plaques écailleuses. (C. d’O.)

La poussière plus ou moins brillante quiorne les ailes des Lépidoptères et qui s’endétache au moindre frottement, est un com-posé de petites écailles colorées, implantées,chacune par un pédicule, sur les deux sur-faces de l’aile où elles sont disposées en re-couvrement, de la même manière que le sontles ardoises ou les tuiles sur nos toits. Depuisles observations faites sur ces écailles parSwammerdam , RéaumuretLyonnet, le per-fectionnement du microscope a permis d’enmieux étudier la nature ; les travaux lesplus récents et les plus approfondis sur cesujet, à notre connaissance, sont ceux deM.Bernard-Deschamps, insérés sous le titre deRecherches microscopiques sur Vorganisationdes ailes des Lépidoptères , dans les Annalesdes sciences naturelles , février 1835. Suivantce micrographe, toutes les écailles qui re-couvrent les ailes des Lépidoptères sontformées de deux et plus souvent de troismembranes ou lamelles superposées. C’esttoujours sur la membrane supérieure qn ese trouvent les granulations dont se com-pose la matière colorée de l’écaille. La formede ces granulations est généralement assezrégulière; elles sont arrondies et quelquefoisun peu allongées; leur nombre est le plussouvent si considérable, que l’écaille estentièrement opaque. Lorsque celle-ci pré'sente des stries, c’est toujours surdeuxième lamelle qu’elles sont posées. R epédicule par lequel chaque écaille est irU"plantée sur la surface des ailes est reçu dansune espèce de gaine soudée à leur membranedans presque toute sa longueur. Ces petitstuyaux ou tubes squamulif'eres dont l’extré-mité est terminée par un bouton arrondi*ont leur ouverture du côté opposé à la basede l’aile. Ce sont tantôt des espèces de cônesplus ou moins renflés dans leur milieu, ter-minés par de petits cylindres et ayant l’ap"parence de vases fort jolis : tantôt des cyÜ n "dres plus ou moins allongés. La forme de cestuyaux est ordinairement en rapport aveccelle des pédicules qu’ils reçoivent. Souveflcependant il arrive que des écailles, dont I e *pédicules sont très longs, ont des tuyaux f° r ^courts. Comme la même aile présente pr eSque toujours des écailles dont les pédicule*