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Tome cinquième.
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EGO

ECO

M.Mohlproposcde les nommer pêriderme. Cesont les deux faces interne et externe de cescouches d'utricules en table qui se colorenten blanc, par suite de la formation de cellu-les incolores à parois minces, placées en ran-gées régulières, mais moins pressées entreelles que celles des feuillets du pêriderme.

Dans le Hêtre , et en général dans les ar-bres dont Técorce reste lisse, c’est le péri-derme seul, c’est-à-dire la portion forméed’utrieules en forme de table, qui se déve-loppe, la zône subéreuse n’existant pas oudu moins étant à peine distincte.

3° Couche ou Enveloppe herbacée. —Elle est placée au-dessous de la zône subé-reuse, et formée d’utrieules de formes trèsvariées, ne constituant pas de zones dis-tinctes, à parois minces, transparentes, rem-plies de granulations vertes. C’est cette par-tie qui donne aux jeunes rameaux leur cou-leur verte, coloration qui apparaît à traversles utricules de l’épiderme et de la zône su-béreuse qui ne contiennent pas de corpus-cules verts. Cette couche herbacée est encommunication directe avec la moelle placéeau centre de la tige, par le moyen des rayonsmédullaires: aussi quelques auteurs, M.Du-trochet entre autres, lui ont-ils donné le nomde moelle ou mèdule externe . Cette partie del’écorce contient souvent des vaisseaux lati-cifères remplis de sucs propres et colorés.Souvent aussi l’on y voitdes lacunes vasifor-mes (dans les Térébinthacées, par exemple),que plusieurs phytotomistes ont décrites àtort sous le nom de vaisseaux propres.

4 « Couches corticales ou Xiiber.— Au-des-sous de l’enveloppe herbacée se montrent lescouches corticales, que quelques auteurs ontdistinguées en couches corticales proprementdites, qui sont les plus extérieures , et enliber, formé par les couches les plus internes.Cette distinction n'a aucune importance,toutes les couches fibreuses de l’écorce ayantabsolument la même organisation : c’est unesérie de feuillets très minces, étroitementappliqués les uns sur les autres , séparéspar des couches encore plus minces de tissuutriculaire, sans granulations. Ces couchescorticales offrent la structure suivante: Aumilieu d’un tissu utriculaire ordinairementpeu différent de celui qui forme l'enveloppeherbacée, sont distribués de nombreux fais-ceaux de tubes fibreux. Sur la coupe trans-

versale de l’écorce d’une branche d’uneannée, les faisceaux fibreux forment ordi-nairement de 2 à 5 rangées circulaires, em-boîtées les unes dans les autres. Dans labranche extrêmement jeune, on ne trouvequ’une seule rangée de faisceaux corticaux.Dans le plus grand nombre de cas, ils sontd’une forme assez irrégulière, inégaux entreeux, allongés transversalement, et séparésles uns des autres par des espaces cellulairesqui sont évidemment une prolongation desrayons médullaires qui traversent le corpsligneux. D’autres fois, au contraire, les tubesfibreux forment une couche parfaitementcontinue. Mais dans aucun cas cette couchede tubes fibreux n’est immédiatement ap"pliquée sur le corps ligneux. Elle en esttoujours séparée par une couche de tissuutriculaire , ordinairement transparente »que nous avons désignée sous le nom decouche génératrice , parce que c’est, en effet»en elle que se forment les nouveaux tissus,qui d’un côté s’ajouteront à l’écorce, et d’u 11autre côté s’ajouteront au corps ligneux-Cette formation de nouvelles couches detubes fibreux à la face interne de l’écorc®a pour effet de rejeter vers l’extérieur cell eSqui existaient déjà. Comme le corps ligne 0 *augmente aussi en diamètre, les nouvellezones de faisceaux corticaux plus étendu®Jse composent graduellement d’un plusgra* 1 ,nombre de ces faisceaux. Il résulte deque, généralement dans une écorce de 45 ans , ils forment sur la coupe transversalcomme des espèces de pyramides triang 0 ^laires, dont la base est appliquée sur la c ° uche la plus extérieure de l’écorce, et le SO&met correspondant à la zône la plus ex

Les tubes fibreux qui constituent les f eUllets corticaux forment des faisceaux grel eS ’très résistants, qui s’écartent, se rapproeh e ^les uns des autres , s'anastomosent denière à former un réseau dont les maid e * ’quelquefois fort petites, sont rempl> eS ^du tissu utriculaire. Ce réseau est <l uei< ^ n( îfois assez régulier pour former commesorte de tissu ou de dentelle grossière. ^cette disposition , très remarquable da° s ^ tLaghetto des Antilles , qui a fait donner aarbrisseau le nom vulgaire d e bois~de nteLes mailles de ce réseau sont d’autant P ^grandes et plus larges qu’on les observe