Band 
Tome cinquième.
Seite
197
JPEG-Download
 

ECO

197

ÉCO

!• De l’écorce dans les végétaux dicotïlê-

DONES LIGNEUX.

Si Ton examine attentivement l’écorce^ un arbre dicotylédoné quelconque, d’un^■hêne on d’un Pommier , par exemple , onv °it qu’elle se compose de feuillets mincessuperposés, unis intimement entre eux, etP°uvanf en général, par des moyens artifi-Clels ou la simple macération dans l’eau,séparer les uns des autres comme lese uillets d’un livre. En procédant de l’exté-r,e Ur vers l’intérieur, les couches diverses^Ui forment l’écorce sont: lo l’Épiderme ;

la Couche celluleuse superficielle ou°0Uehe subéreuse ; 3° l’Enveloppe herba-6 î 4» les Couches corticales ou le I«iber.a uiinons successivement chacune de ces

Parties.

,0 Epiderme . — La tige, les branches, lesuaeaux sont, comme toutes les autres par-j^ 8 végétal, recouvertes par l’épiderme.^ Us n’avons pas à décrire ici cette mem-ra ne celluleuse , nous en traiterons d’une^hière générale dans un article à part.0ÿ * épiderme.

aif° ^ OUc ^ e subéreuse. —Immédiatementtro desso «s de la membrane cuticulaire sele UVC * a P art ' e désignée par M. Mohl sousde couche subéreuse , parce que c’est,«fret, celle qui, par son développement,s htue le liège dans le Quercus suber.d e ^ Ues temples pris dans la nature ten-de p a ® c * a l rer cette partie de l’organisationhoq éC ° rCC que ,e lravai l de M. Hugo Mohl■ a bien fait connaître {Ann. sc. nat. ,j » P- 290).

M SC,U a * ®P 0( I ue °ù a paru le mémoire del° p * °n désignait sous le nom d 'enve-Uxéç eri>acée toute la partie celluleuse si-cai es entre l’épiderme et les couches corti-Plus y distingue deux portions, la

r eu Se ext ^ r΀Ure qu’il nomme couche subè -le nom 61 »* * ntérieure a laquelle il réserve^^ène dem;e ^ 0 PPe ou couche herbacée. Lea rbre s {Quercus suber L.) est un destinctes ^ Vont nous les P r d sen ter bien dis-ais, 0l j . une jeune branche d’un à troisCo hche V ° l1 au 'd es sous de l’épiderme unelr ‘ c ules C - î ^ U * eUSe ^ orm ® e de 3 à 5 plans d’u-^°hrvn 1Dco ^ 0res » à parois minces et dé-^ ranu ^ a t*ons vertes : c’est la zônean s> Sur une branche de plus de troisP 1 erme ne pouvant plus s’étendre se

fend de distance en distance. Alors com-mence à se manifester un changement re-marquable dans la couche subéreuse ou su-perficielle. Elle prend un accroissement ra-pide, par suite de nouvelles utricules qui sedéveloppent à sa face interne dans son pointde contact avec l’enveloppe herbacée ; cesnouvelles couches ne diffèrent en rien dansleur organisation de celles qui existaientsous l’épiderme de la jeune branche, c’est-à-dire qu’elles sont formées d’utricules dis-posées en séries rectilignes et transversalesdépourvues de grains verts, un peu allon-gées de dedans en dehors, et se desséchantpeu de temps après qu’elles ont été formées.Enfin, avec le temps les couches les plus ex-térieures se fendillent, se crevassent, et leLiège est formé.

On voit par ce qui précède que l’enve-loppe herbacée ne prend aucune part à laformation du liège, contrairement à ce qu’ondit en général à cet égard.

Indépendamment des utricules dont l’ac-croissement successif constitue la masse duliège, il s’en forme d’autres qui se grou-pent en couches sur la limite des deux for-mations de liège ; celles-ci sont plus courtes,plus fermes, plus foncées en couleur, et ilrésulte de là que le liège est disposé, maisd’une manière irrégulière , comme les cou-ches annuelles du bois. Il y a donc dans leliège du Chêne-Liège deux formations dis-tinctes et simultanées : celle des cellules in-colores constituant le liège proprement dit,et celle des cellules plus courtes et coloréesséparant la substance subéreuse en cou-ches irrégulières et non définies.

Dans le Bouleau blanc , ces deux partiesde la zône subéreuse offrent un autre ar-rangement. Tout le monde sait que danscet arbre l’écorce du tronc et des grossesbranches offre à l’extérieur une suite defeuillets blanc-nacré, minces et opaques,qui finissent par se séparer les uns des au-tres. Quand on étudie une jeune branched’un an, on Toit sous l’épiderme plusieurscouches de cellules en table. Au bout dedeux à trois ans , l’épiderme se dessèche, lacouche de cellules en table se colore en brun,et de nouvelles utricules se forment à sa faceinterne; c’est là l’origine de ces feuilletsblancs et moirés , qu’on a à tort confondusavec l’épiderme, dont ils sont fort distincts.