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Lies , t. It, p. 206, la première famille de sesMonstres unitaires, comprenant tous ceuxqui se distinguent par l'avortement plus oumoins complet d’un ou de plusieurs mem-bres, mais du reste ne s’écartant point, oufort peu seulement, de l’ordre normal pourla structure de la tête et du tronc.
Les Monstres ectroméliens présentent troisformes bien caractérisées d’anomalies, ce quia conduit le savant professeur à les diviser entrois genres: les Phocomèles, les Hémimèleset les Ectromèles.
1 . Phocomele. Phocomeles (<p«xoç, phoque;pAoç, membre).—Le nomdonné à ces Ectro-méliens vient de la brièveté des membresthoraciques ou abdominaux, qui est telle,que les mains ou les pieds semblent s’insé-rer immédiatement sur le tronc, ce qui leurdonne une ressemblance frappante avec lesPhoques.
La Phocomélie affecte quelquefois lesquatre membres ; mais on ne la voit querarement affecter un seul membre thora-cique ou abdominal.
L’homme et les animaux présentent desexemples de Phocomélie ; mais chez les ani-maux elle est très fréquemment compliquéed’hydrocéphalie, ce qui est rare chezl’homme.
2. Hémimele. Hemimeles ( ^atauç, demi ;pAoç, membre).—Les MonstresHérniméliensdiffèrent des Phocomèles en ce que les mem-bres qui n’existaient chez ces derniers qu’àl’état rudimentaire, ont souvent acquis chezles Hérniméliens leur volume normal, spé-cialement le bras ou la cuisse, tandis quel’avant-bras ou la jambe se présente dansla plupart des cas sous la forme d’un moi-gnon privé de main ou de pied , et terminéle plus souvent par un ou quelques doigtsimparfaits et rudimentaires.
L’Hémimélie est tantôt quadruple, tantôttriple ou double, et quelquefois simple; lesautres membres peuvent alors être nor-maux , mais le plus souvent ils sont atteintsd’autres anomalies.
On trouve divers exemples d’Hémiméliechez l’homme et les animaux.
3. Ectromele. Eciromele%{ cxTp&ma, avor-tement ; f*£Aoç, membre).— De tous les gen-res de cette famille , les Ectromèles sont lesplus défavorisés, car chez eux il y a absencetotale ou presque complète de membres tho-
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raciques ou abdominaux. Ainsi que les deuxétats tératologiques précédents, cette mons-truosité affecte un ou plusieurs membres,et l’on en trouve un grand nombre d’exem-ples chez l’homme et chez les animaux.L’Ectromélie bi-thoracique est la plus com-mune chez l’homme, et l’uni-thoraciquechez les animaux; quanta l'Ectromélieab-dominale, elle est beaucoup plus rare.
Les Monstres Ectroméliens ne sont pas,comme tant d’autres, frappés de mort à leurnaissance ; l’état incomplet de leurs mem-bres ne les empêche pas d’arriver à l’âgeadulte, et de parcourir avec les mêmeschances que les autres hommes toutes 1 ® Sphases de la vie; mais ils sont obligés desuppléer par l’exercice à l’absence ou al’impuissance de leurs membres, et l eSexemplesd’hommes Ectroméliens d’une rareadresse sont encore assez fréquents. Pourne pas multiplier les exemples , je me bor-nerai à mentionner un jeune peintre affectéd’Ectromélie bi-thoracique cité par M. Geof'froy, et dont tout le monde a pu admirer le$ouvrages : c’est M. Ducornet, élève de Gros*Il manie ses pinceaux, fait et lance une bou-lette de mie de pain avec autant d’adresseque les hommes ordinaires. On a égalementvu à Paris une femme jeune encore affecte 0d’Hémimélie bi-thoracique, exécuter avechabileté les travaux d’aiguille les plus dé*beats.
Les monstruosités Ectroméliques de mên> enature se reproduisent souvent dans uu emême famille ou dans diverses parties su c 'cessives. (C. r’O.)
ECTHROPHYSA (ix0p»<rx«, jesautede??epuaa, flatuosité ? ). ijns. — Genre de ColéoPtères tétramères, famille des Cycliques, trib^des Gallérucites , é abli par M. Dejean danson Catalogue , avec une espèce du B reS 'qui a été nommée par l’auteur E. dissi* 11lis. (6*)
ECTROSIE. Ectrosia ( ?xTp»<nc , avort®'ment), bot. ph.— Genre delafamilledes Gr aminées, tribu des Fesiucacées, voisinChloris et des Festuca , établi par R- P f0 ^[Prodr. Fl. Nov-Holl , 1 .1, p. 186 ),etadoP^'par tous les auteurs. Il se compose de 2pèces, originaires de la Nouvelle-Hollan^Leur panicule est rameuse et contracomposée d’épillets pédicellés, muRiu°à fleurs distiques et éloignées les «nés