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Tome cinquième.
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ELA

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un mois après. La première fois elles ne fontqu'un petit, ensuite constamment deux, etrarement trois. Les faons sont d’un brunrougeâtre; lesdagues de la prerniereannéeont1 pouce de haut; celles de la seconde 1 pied ;à la troisième année, elles deviennent four-chues ; à la quatrième, elles prennent six an-douillers et s’aplatissent un peu; enfin à lacinquième ce sont de petites lames, et ellescroissent ensuite toujours. C’est en janvieret février que les vieux Élans déposent leursbois; les plus jeunes en avril et mai; lesplus vieux ont refait à la fin de juin; lesautres au mois d’août. Un Élan, tué enSuède sous Charles XI , pesait 1289 livres ;un autre, des monts Altaï , avait 8 pieds10 pouces du nez à la queue, et 5 pieds6 pouces de hauteur au garrot. Certainsvoyageurs assurent qu’en Amérique ils ontmesuré plusieurs Origtials qui avaient 12pieds ; mais il ne faut pas trop ajouter foi àces relations. Le mâle est plus grand que lafemelle. La longueur moyenne est d’environ6 pieds ; les Élans d’Amérique sont plusgrands que ceux d’Europe et d’Asie .

L’Elan vit environ vingt ans. Son ouïe estexcellente ; il fuit devant l’homme lorsqu’ill’aperçoit. On le chasse à peu près de lamême manière que le Cerf, à force d’hom-mes et de chiens. On assure que lorsqu’ilest lancé ou poursuivi, il lui arrivesouvent de tomber tout à-coup , sans avoirété ni tiré ni blessé ; de là on présumequ’il est sujet à l’épilepsie , et de cette pré-somption on a tiré cette conséquence ab-surde, que la corne de ces animaux devaitguérir l’épilepsie, et même en préserver ceuxqui craindraient d’en être atteints. Les sau-vages de l’Amérique du Nord suivent lesOrignals à la piste, et ils les attaquent avecdes dards formés d’un long bâton au boutduquel est emmanché un os pointu quiperce comme une épée, et ils parvien-nent assez facilement à les tuer. En hivercette chasse est plus facile pour les Améri-cains qu’en été, parce qu’ils placent sousleurs pieds des espèces de grandes raquettesqui les empêchent d’enfoncer dans la neige,tandis que l’Élan s’y enfonce, ne peut plusfuir et est aisément atteint. Plusieurs ani-maux sont des ennemis redoutables pourl’Élan. Quelquefois, surtout en hiver, lesLoups réunis en troupes viennent l’attaquer;

mais il est rare qu’un Loup vienne as-saillir un Élan, à moins que ce ne soit unjeune individu; l’Ours les poursuit, mais iltrouve de la résistance, et reçoit souvent deson adversaire des coups de pieds de devantqui le mettent hors de combat. Enfin l’en-nemi le plus terrible pour l’Élan, quoiquepar sa taille il ne semble pas trop à craindre,c’est le Glouton. Cet anjmal se place sur unarbre et guette sa victime ; dès qu’elle passeà sa portée il s’élance sur elle, s’attache âson dos en y enfonçant ses ongles; il lui at-taque la tête et le cou avec ses dents, et nel’abandonne qu’après l’avoir tuée et man-gée en partie.

La chair de l’Élan passe pour légère etnourrissante. Les Américains du Nord di-sent qu’elle les soutient plus longtemps quecelle de tout autre animal ; au Canada sonnez passe pour un des meilleurs morceau*»et en Russie on fait des langues fourrées d’L'lan. Sa peau est excellente pour la buffle-terie, et son bois s’emploie comme celui duCerf. Les Élans peuvent s’apprivoiser, ma* sil n’arrivent pas au même degré de domes-ticité que les Rennes : on s’en servait cepen"dant autrefois en Suède pour tirer les traî-neaux, maison a défendu cet usage, P arceque, dit Pennant, ils aidaient quelquel 0 ' 5è faire échapper des criminels. On ne voy a ‘ lautrefois que rarement des Élans vivantdans notre pays. Ruffon cite un indivi^ 11mâle qu’il a étudié à la foire Saint-Germa ,n

en 1784, et qui lui a servi de modèle pour

la

planche de son Histoire naturelle. Dep ü, fcette époque nos ménageries en ont posséd eun assez grand nombre d’individus, et oflpu plusieurs fois en voir de vivants auséum d’Histoire naturelle de Paris .

Trois espèces fossiles de ce g. ont été ^crites ( voy. cerfs fossiles); nous ubornerons à les indiquer ici pour comp* e ^notre article. Ce sont: i° Cervus eury ceTHibb. (Islande) ; 2° Cervus de Pézenas sin de Pézenas ); et 3° Cervus coronaiE. Geoffr. (E. DesmaresT* ^

’ELANIA, ois.—Syn. de MuscicaV a fgana. Voy. gobe-mouche. ^ e %

ELANOIDES, Vieill. ois. — ' oy

EI.ANUS. rpBl^

EL ANUS. ois. — Syn. de Milan . Le ^Elanus cœsiuSf est le type de cettenérique.