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dation. Latreille, après en avoir retranchéplusieurs genres, qui forment aujourd’huideux nouvelles tribus sous les noms d’EucwÉ-MIDES et. Cérophytides, l'a augmentée d’ungrand nombre d'autres, créés par différentsauteurs, et principalement par Eschschollz ;en sorte que d’apres son dernier travail. in-séré dans les Ann. de la Soc. ent. de Fr. tt. III, p. 138, elle se compose de 39 genresdont voici les noms : Hemirhipus, Perical-luSy Chcdcolepidius , Campsosternus , Alaus ,Ditobiiarsus , Ayrypnus , Adelocera , Pyro-phorus,Hijpsioplilhülmus , Cardiorhmus , Tomi-cep Indus, Teiralobus , Beliophorus , Lobœde-rus, Puchyderes , Corymbiles , Prislilophus ,Diacanthus , Proste>non, Curdiopkorus,Cryp-tohypnus, Elaler, Ludius, Dima, Heleroderes ,Monocrepidius , Hypodesis , Dicvepidius .Aphanobius, Æmidius , Melanolus , Adras-tus , Synaptus, Fclinus, Agrioies , Conoderus ,Alhous et Campylus.
Les Elatérides ont le corps elliptique ouovalaire, et quelquefois presque linéaire,généralement déprimé. La tète est avancée,horizontale ou simplement penchée, trian-gulaire ou en carré transversal, avec lesyeux ronds, les antennes ordinairement enscie ou pectinées, au moins dans les mâles,et insérées au-devant des yeux. Le labre estsaillant, presque semi-circulaire ou en carrétransversal. Les mandibules sont bidenteesou échancrées à leur pointe, et les palpesterminés par un article plus grand, obtri-gone ou sécuriforme. Le corselet ou protho-rax est le plus souvent en trapèze allongé,rebordé latéralement et plus ou moins pro-longé en pointe aux angles postérieurs. Lemilieu de son bord postérieur est un peu di-laté en manière de lobe , souvent échancré ,et à la jonction de ce bord avec la base desélytres est une dépression transverse. Leprosternum se termine postérieurement enune pointe comprimée latéralement et sou-vent unidentée. L’écusson est généralementpetit. Les élytres sont allongées , étroites etpresque toujours striées. Les pattes sontcourtes, comprimées, en partie contractiles,unies, sans épines, avec les tarses filiformes,et à articles ordinairement entiers.
Les Elatérides volent bien , mais il s’enfaut de beaucoup, dit Latreille, qu’ils aientla facilité des Buprestides pour prendre leuressor à l’instant oùon va les saisir. L’extrême
brièveté de leurs pattes ne leur permet pasnon plus d’échapper par la course aux re-cherches de leurs ennemis, et lorsque parquelque accident ils sont renversés sur ledos, ils ne peuvent se remettre dans leur posi-tion naturelle, avec l’aide seule de leurs pat-tes; en sorte que de tous les Insectes, ils se-raient peut-être les plus mal partagés dans lesmoyens de fuir ou de repousser les attaquesdirigées contre eux, si la nature, dans sa pré-voyante sagesse, n’y avait remédié par uneorganisation particulière qui leur donne lafaculté de disparaître dans l’instant mêmeoù le danger est le plus imminent, ainsi quenous allons l’expliquer. Le corselet ou pro-thorax des Elatérides ne peut se mouvoir surl’abdomen que dans un seul sens, c’est-à-dire de haut en bas, car ses angles posté-rieurs , terminés en pointe et appuyés enquelque sorte sur la base des élytres, em-pêchent tout mouvement latéral. En des-sous du corselet, et dans son milieu, vers I ebord postérieur, est une partie cornée, éle-vée, pointue , en forme de stylet, et dirigéevers la poitrine. Celle-ci présente, à l'endroitvers lequel arrive la pointe du corselet, un ecavité assez profonde , dont les bords sonttrès lisses, et dans laquelle s’enfonce l' e *"trémité de la pointe en question, quand l’* n 'secte est dans sa position naturelle, c’est' 3 'dire lorsqu’il est placé sur le ventre, et q ueson corselet et son abdomen ne font p°* nfcd’angle entre eux.
L’instrument étant décrit, il nous reste 3faire connaître la manière dont l’insecte s 3 ’s’en servir. Celui-ci, placé sur le dos, bai s§ela tête et le corselet vers le plan de position >par ce mouvement, la pointe du corse ^
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est retirée de la cavité de la poitrineelle est engagée dans l’état ordinaire. ^suite, après avoir ramené ses pattes le 1°*^du corps, l’insecte, rapprochant vivem ele corselet de l’abdomen, en dessous »pousse avec force et rapidité contre le bde la cavité dont nous venons de P ar * er ’ reS ^longue pointe qui retombe comme unsort en y rentrant ; le corselet et la tête ^tantfortementcontrele plan de position» c ^courent par leur élasticité à fairecorps en l’air. Par ce moyen, l’insecte s ^perpendiculairement, et souvent à une ^teur égale à 10 ou 12 fois la longueur ^ ^corps. Au reste, la vigueur de ce saut van