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Tome cinquième.
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conducteurs. Cette propriété est moins sen-sible avec l’or. Tardent et le platine qu’avecles métaux oxydables. l a limaille de cuivrecstnégalive avec les lames de zinc, de plomb,d’étain, de fer et de bismuth, c’est-à-direavec les métaux plus oxydables que le cui-vre, tandis qu’elle ne donne aucun signed’électricité avec le platine et l’or. Ces résul-tats et d'autres que nous ne rapportons pas,montrent que diverses causes concourent àleur production, entre autres: io la forced’agrégation ; 2° la différence d’ébranlementqu’éprouvent les molécules des surfaces deslimailles et celles des lames; 3° l’oxydationdes métaux ; 4° l’influence de la chaleur dé-gagée dans le frottement; 5° l’action des mé-taux les uns sur les autres, etc.

Tous les faits observés tendent en outre àprouver que les causes qui président au dé-gagement de l’électricité dans le frottementdes limailles sur les lames de métal se rat-tachent à l’état d’agrégation des molécules,et que s’il était possible d’isoler une parti-cule d’un métal quelconque, et qu’on lalaissât tomber sur une lame de ce métal,cette molécule serait éminemment négative,en même temps qu’elle s’échaufferait consi-dérablement, puisque la force d’agrégationne serait plus là pour s’opposer aux effetsélectriques et caloriques.

1)U DÉGAGEMENT D’ELECTRICITE PAR FROTTE-MENT DANS LES CORPS MAUVAIS CONDUC-TEURS.

Les effets de ce dégagement varient, etdans leur nature et dans leur intensité, sui-vant des causes tellement légères qu’elleséchappent souvent à toutes nos investiga-tions. Ne pouvant rattacher tous ces effets àdes principes généraux, ce qu’il y a de mieuxà faire est de s’en tenir aux propriétés fon-damentales, qui seules peuvent servir deguide dans les recherches.

Quand deux corps semblables ne différantque par l’état de leurs surfaces, tels quedeux tubes de verre, dont l’un est poli etl’autre dépoli, sont frottés l’un contre l’au-tre, le tube dépoli prend l’électricité négativeet l’autre l’électricité positive : c’est une loigénérale. Un ruban de soie noire frotté surun ruban de soie blanche prend l’électri-cité négative.

Quand les corps sont de nature différente,

les effets deviennent extrêmement com-plexes. Tout ce que l’on peut conclure desfaits observés tend à montrer que les tissus,les fibres de matière animale et végétale, ettous les corps dont les parties sont plus oumoins lâches, et qui peuvent éprouver, parcela même, plus de déplacement dans lefrottement, prennent plus habituellementl’électricité négative. La chaleur et l’état, derugosité des surfaces augmentent égalementla tendance négative. Mais il y a encore uneautre cause qui modifie singulièrement leseffets électriques : lorsqu’on frotte l’un con-tre l’autre deux corps qui n’ont pas le mêmedegré de dureté, et que l’un d’eux cède parconséquent à l’autre une partie de sa sub-stance , au bout de quelques instants le frot-tement ne s’exerce plus entre les deux corps»mais bien entre le corps le plus tendre et laportion de ce corps qui a été déposée sur I eplus dur. On a alors des effets complexes,selon que le métal dur est oxydable ou non-De la une fouled’erreursdans lesquelles sonttombés les physiciens qui ont voulu déter-miner l’espèce d’électricité que prend uncorps dans son frottement contre un autre.

On a cherché à déterminer l’influencequ’exercent le temps, la vitesse et la près"sion sur le dégagement d’électricité par froj"ternent ; mais comme on a négligé l’électri-cité qui se recombine à la source rnêu ieoù elle se dégage, et qui varie suivant l aconductibilité du corps, il s’ensuit qu’° nn’a pu être conduit à aucune loi général®'

DES EFFETS DE FROTTEMENT DANS LESET DANS LE VIDE.

Des expériences faites jusqu’ici dans l eSgaz et dans le vide, il résulte que la présentde l’oxygène n’est pas nécessaire pour la P r °duction de l’électricité par frottement, saïl *qu’il soit démontré pour cela que cette p r ^duction ne provient pas d’une action C ^ 1mique.

DES EFFETS ÉLECTRIQUES PRODUITS AUDE LA CHALEUR.

Il existe des rapports tellemententre la chaleur et l’électricité, que ^- ceaccompagne la production de l’autre, et vversâ. On démontre que pendant le m<>ment de la chaleur dans un fil ou unede métal, il s’opère une suite de décomP