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Tome cinquième.
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La pression d'un corps sur un autre, quelleQue soit sa nature, est une cause de dégage-ment d’électricité ; quand on vient à séparerc es deux corps, ce cas rentre jusqu'à un cer-tain point dans le précédent, puisque lapression provoque la force d’agrégation. Leseffets électriques de pression sont modifiésPar U conductibilité du corps , par la cha-îe ur et l’état des surfaces. Dans le pre-mier cas , plus les corps sont bons con-ducteurs, moins on recueille d’électricité;dans le second, la chaleur, en modifiant l'étatde la surface, tend à rendre négatif le corpsa Uquel elle est appliquée; dans le troisième,tes surfaces rugueuses ou couvertes d’aspé-r *!és ont une tendance à prendre l’électri-cité négative. On est parvenu à mesurer leseffets électriques de pression au moyen d’unappareil qui permet de varier à volonté leseauses exerçant une influence sur leur pro-duction. L’expérience prouve que les inten-tés électriques croissent proportionnelle-ment aux pressions, pour des pressions qui116 dépassent pas lOkilogrammes. Au-delà,laGestion devient très complexe, vu la diffi-culté qn’on éprouve à séparer instantané-ment deux corps soumis à la pression , sansPasser par des pressions intermédiaires suc-cessives, pendant lesquelles il y a recompo-s Uion des deux électricités dégagées dans lesPassions supérieures.

f-c dégagement d’électricité par frottement*J°us ayant déjà occupé au commencemente cet article, nous n’avons qu’à compléterCe Que nous en avons déjà dit. Pour étudierCe mode d’électrisation , il faut commencerP ar les métaux, qui produisent des effetsmoins variables que les corps mauvais oumc(üoc rcs conducteurs, qu’on observe avecmultïpii cateur , En soumettant à l’expé-

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certain nombre de plaques mé

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lall «ques, on forme le tableau suivant, danle quel chaque métal est négatiT par rappora ceux qui ] e suivent, et positif par rap-imrt aux métaux qui le précèdent :

. Êls muth, palladium, platine, plombetai n, nickel, cobalt, cuivre, or, argentmidvum, zinc, fer, cadmium, arsenic, an-tl moine, anthracite, peroxyde de man-ganèse.

tableau montre que la plupart des mé'^ a Ux qui jouissent à peu près des mêmes proPiétés physiques et chimiques, ou qui s<

| trouvent associés ensemble dans la nature,sont placés à côté les uns des autres.Ce rap-prochement n’est pas sans intérêt, puisqu’iltend à montrer déjà que les propriétés élec-triques des corps ont des rapports plus oumoins directs avec leurs propriétés physi-ques ou chimiques.

Les effets électriques de friction se retrou-vent encore dans le frottement des moléculesréunies par la force d'agrégation , comme onle prouve en tordant, en étirant à la filièreun fil de métal en relation par ses deux ex-trémités avec un multiplicateur,en lui impri-mant une simple flexion , ou bien en le frot-tant avec un morceau de drap. Pour se rendrecompte de ce qui se passe dans cette cir-constance, il faut recourir aux effets électri-ques de clivage, qui en donnent l’explication.Dans ces expériences, et toutes les fois qu'ils’agit de courants électriques, il faut semettre en garde contre l’induction magné-tique terrestre, dont l’action est telle quel’on ne peut déplacer un corps conducteurà la surface de la terre sans y faire naîtredes courants instantanés, qui compliquentnécessairement les courants électriques dusà des actions mécaniques. Il n’en est plus demême à l’égard des effets de tension obtenusavec les corps conducteurs ; pour les obser-verai faut adopter un mode particulierd’ex-périmentation : l’un des métaux est réduiten limaille plus ou moins fine; on fixe unecapsule de métal sur la tige de l’un des pla-teaux de l’électroscope conducteur, et l'onplace à peu de distance et au-dessus, enla tenant inclinée avec la main, une lamedu métal sur laquelle on veut exercer lefrottement, puis on projette dessus les li-mailles qui, en tombant dans la capsule, luicommuniquent l’électricité qu’elles ont ac-quise dans le frottement, et dont la présenceest accusée par l’écartement des feuilles d’or.Voici quelques uns des résultats obtenus jus-qu’ici : la limaille d’un métal, en tombantsur une lame de ce métal, prend un excèsd’électricité négative, et la lame un excèsd’électricité contraire. L’effet est d'autantplus marqué que la limaille est plus fineet le choc plus rapide. Les métaux en li-mailles se comportent donc par rapport auxmétaux en masse comme les corps dépolisrelativement aux corps polis dans les phé-nomènes de frottement des corps mauvais