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Panthracite paraîtraient faire exception;mais comme on peut rendre le premier as-sez bon conducteur de la chaleur en l’expo-sant à une température convenable, il s’en-suit que l’exception n’est pas aussi absoluequ’on l’avait d’abord pensé.
Il reste à parler des effets électriques pro-duits par la chaleur dans les corps mauvaisconducteurs, et dans diverses substances mi-nérales cristallisées.
L’expérience démontre que lorsqu’uncorps se dilate ou se contracte , il se pro-duit des effets électriques inverses. Quel-ques substances minérales cristallisées, tel-les que la tourmaline, la topaze, la boracite,î’axinite , la mésotype, la péchnite, le sili-cate de zinc et le sphène, mettent en évidencecette propriété. Ainsi, en chauffant un cris-tal de tourmaline brune, elle ne tarde pas àacquérir la polarité électrique, chaque moi-tié possède une électricité contraire ; à l’in-stant où la température est stationnaire , lapolarité disparaît et se montre de nouveau,mais en sens inverse, pendant toute la du-ïée du refroidissement. Or, comme les effetsélectriques sont dus à la contraction ou à ladilatation, il arrive que les deux bouts pos-sèdent la même électricité, lorsque l’und’eux est dans un état d’échauffement etl’autre dans un état de refroidissement. Enayant égard à toutes les combinaisons , l’é-tat électrique de la tourmaline peut varierde six manières différentes.
Puisque les effets électriques sont dus,dans le cas actuel, à la contraction et à ladilatation, on peut les rapprocher, jusqu’àun certain point, de ceux obtenus dans leclivage. La chaleur, effectivement, à mesurequ’elle est transmise, opérant une espèce declivage, doit mettre en liberté sur les deuxfaces, en regard , de deux molécules conti-guës, une portion des deux électricités servantau maintien de l’agrégation. D’un autre côté,comtile dans un prisme de tourmaline de-venue électrique, la tension de l’électricitélibre va en décroissant depuis chaque boutjusqu’au milieu, qui est à l’état zéro, on estconduit par là à assimiler la tourmaline etautres cristaux électriques par la chaleur àune pile électrique formée d’Un certainnombre de lames de verre, armées d’unefeuille d’étain sür chacune des deux faces,bt disposées parallèlement les unes aux au-
tres , de lîlànière que chaque face commu-nique avec celle en regard au moyen d’un filde métal, ainsi de suite jusqu’à la dernière,qui est en communication directe avec lesol. Cet appareil étant isolé , si l’on met enrelation la face opposée avec le conducteurd’une machine électrique, et qu’après l’avoirélectrisée on rompe les communications en-tre le conducteur et le sol, au bout d’uncertain temps , on a dans la pile une distri-bution d’électricité semblable à celle quenous offre la tourmaline.
Ce qui tend encore à assimiler la topazeet les autres cristaux électriques aux pilesélectriques, ce sont les effets produits quandon brise un de ces cristaux ou une pile-Chaque partie séparée manifeste encore uneélectricité de signe contraire , comme si lesdeux électricités devenues libres étaient dis-simulées avant la rupture.
Enfin, nous terminerons ce que nousavons à dire concernant les cristaux élec-triques par la chaleur, en faisant obser-ver que cette propriété se manifeste seule^ment dans les substances dont les cristauxdérogent à la loi de symétrie, c’est-à-diredont les parties opposées correspondantes nesont pas semblables par le nombre, la dispO"sition et la figure de leurs faces, et que I esommet qui est le plus chargé est celui q ulmanifeste l’électricité positive par refroidis"sement.
DES EFFETS ÉLECTRIQUES PRODUITS DANS I *® SACTIONS CHIMIQUES.
Il y a toujours dégagement d’électrici tetoutes les fois que les éléments des corps seséparent ou se réunissent pour former d enouvelles combinaisons; ce dégagement eSsoumis à des lois que nous allons indiq uef 'Quiconque veut employer l’électricité P° üf
mettre en jeu les affinités doit faire
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étude approfondie des effets électriques P r ^duits dans toutes les actions chimiques»examiner ensuite comment on peut utü ,sces effets pour opérer des combinaisons
des décompositions. En chimie, on seà faire concourir avec l’action des affin
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chaleur, et quelquefois la lumière, sans ^nir aucun compte de l’électricité dég a »
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dans de faibles réactions chimiques ; ^
prive par là d’une puissance énorme dontpeut disposer pour donner une grande e»