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Tome cinquième.
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côté, on sait que lorsque deux lames de platineplongent dans l'eau ou une solution alcaline,si l'une a une température plus élevée quel’autre, la première est négative par rapport àcelle-ci ; le contraire a lieu dans un acide. Leseffets étant les mêmes au contact d’un liquidefroid etd'un liquidechaud, on en conclut quel’immersion d’une lame chaude dans unliquide chauffe la couche liquide qui l’en-toure, d’où résulte un courant électriquedû à la réunion de la couche chaude sur leliquide environnant. Passons à l’action de lalumière sur les lames. Un appareil a étédisposé pour savoir comment les diversesparties du spectre agissaient sur les lames deplatine plongées dans un liquide : on atrouvé que les rayons actifs appartenaientaux plus réfrangibles ; or, comme ces rayonsneproduisent pasde phénomènesdechaleur,les effets électriques obtenus doivent doncêtre rapportés à l’action des rayons chimi-ques sur les corpuscules adhérant aux sur-faces. Autre preuve à l’appui.

En opérant avec des lames de métal oxy-dable, de laiton par exemple, et de l’eau aci-dulée par quelques gouttes d’acide nitrique,on a reconnu que les lames exposées aurayonnement prenaient au liquide l’électri-cité positive, effet inverse de celui qui auraiteu lieu si la lame eût été attaquée par l’eauacidulée. En employant comme écrans desverres colorés, on a eu des effets assez com-plexes, dont il est difficile de donner ici l’a-nalyse. Nous dirons seulement que l’actiondes rayons solaires sur des lames de laitonest différente, suivant que ces lames sontbrillantes ou oxydées , et que les écransse comportent différemment à l'égard desrayons actifs.

En déposant des vapeurs d’iode et debrome sur des lames d’argent plongeantdans de l’eau acidulée par de l’acide sulfu-rique, on a reconnu qu’avec une couchemince d’iode sous l’influence de la lumière,la lame prend au liquide l’électricité po-sitive , tandis que l’effet est inverse avec unecouche épaisse. Dans le premier cas, l’io-dure d’argent passe à un état d’iodurationmoindre; dans le second, l’iode réagit surl’argent. On a constaté aussi, dans cette cir-constance, l’action des écrans de verre co-loré.

Comme on devait s’y attendre, les effets

électriques produits quand on expose leschlorure, bromure et iodure d’argent à lalumière, sont inverses de ceux obtenus dansla combinaison du chlore, du brome ou del’iode avec l’argent, puisque la lumièreopère la décomposition de ces sels.

On possède maintenant un instrumentdélicat, l’actinomètre électro - chimique, àl’aide duquel on reconnaît les effets électri-ques produits dans la réaction des diversesparties du spectre sur les corps déposés encouches minces sur des lames de métal(Éléments d’électro-chimie, p. 90). Cet instru-ment peut servir à reconnaître quand unedes radiations solaires agit chimiquementsur un corps. Les effets électriques produitsdans l’action chimique de la lumière sontd’autant plus importants à étudier, qu'ilsdémontrent de la manière la plus évidentequ’un contact qui n’est pas suivi d’une ac-tion chimique est incapable de dégager del’électricité.

DES EFFETS ÉLECTRIQUES PRODUITS DANS L ® 5ACTIONS CAPILLAIRE^.

Les actions capillaires s’exerçant au c-on-tactdes solides et des liquides, et des liquidesentre eux quand il n’y a pas combinaison »ne peuvent produire que des effets électr 1 "ques instantanés; mais comme il y a enmême temps production de chaleur, laqueH eest elle-même une cause de dégagementd’électricité, et que, d'un autre côté, I ecorps , avant d'être plongé dans le liquide «est recouvert d’une couche d’air, il en résul teque les effets électriques sont tellement complexes, qu’il est bien difficile souvent de fa* rela part de chacune des causes qui ont concouru à l’effet observé. Néanmoins, il P*raît certain qu’à l'instant où l’action câp ]

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laire se manifeste, il y a un mouvem fmoléculaire qui doit être accompagné d nntrouble dans l’équilibre des forces éle ctriques.

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DU DEGAGEMENT d’eL]ECTRICITE PAR uFLUENCE DES COURANTS ÉLECTRIQP eSDES AIMANTS.

Toutes les fois qu’un cqurantélectriqnn clfcule à très peu de distance d’un fil conducte^formant circuit, ou bien qu’un aimant strouve placé très près de ce fil, il en résn ^un effet d’induction, c'est-à-dire un coUf afl