Band 
Tome cinquième.
Seite
250
JPEG-Download
 

250 ÉLE

ÉLE

L’étincelleélectriqueestemployée égalementavec avantage pour décomposer les gaz, telsque les gaz sulfhydrique, ammoniac, hy-drogène phosphoré, acide carbonique, etc.Elle sert aussi à combiner les gaz dans desappareils appelés eudiomètres. Si Ton in-troduit dans un tube de verre fermé par unbout et rempli de mercure, et dont le boutsupérieur qui est fermé est traversé par unetige de métal, terminée de chaque côté parune petite boule métallique , deux volumesd’hydrogène et un volume d’oxygène, demanière à occuper un espace d’environ 3centimètres, et qu’on fasse passer ensuite uneétincelle contre la boule intérieure et la sur-face du mercure, le mélange gazeux s’enflam-mera avec détonation, et le mercure remon-tera à la partie supérieure du tube, dont lesparois sont recouvertes d’une très légère cou-che d’eau provenant de la combustion dumélange. Cet appareil a reçu divers perfec-tionnements qui le rendent précieux pouropérer sans danger la combustion d’un grandnombre de gaz et analyser les corps gazeuxqui renferment de l’hydrogène.

On estaussiparvenu, en faisantpasser pen-dant longtemps des étincelles électriques àtravers une certaine quantité d’air donnée,à obtenir du gaz nitrique, composé d’oxy-gène et d’azote ; c’est par ce moyen qu’on ad’abord déterminé avec une assez grande ap-proximation la composition de cet acide.

ACTION DE L’ÉLECTRICITÉ EN MOUVEMENT,OU DYNAMIQUE.

Effets calorifiques. —L’électricité dynami-•que, qui constitue le courant électrique a unmode d’action beaucoup plus important enphysique, en chimie et en physiologie, quel’électricité libre, dont les effets sont instan-tanés. C’est par son intermédiaire que nousparvenons à démontrer l’influence de cetagent puissant dans la nature. Les effets pro-duits sont, comme pour l’électricité libre,j calorifiques, chimiques et physiologiques ;mais nous ne nous occuperons seulementque des premiers, tout ce qui concerne lesderniers devant être traité à l’article Phéno-mènes physiologiques de Vélectricité. Foy. GAL-VANISME.

Toutes les fois qu’un courant électrique,en traversant un fil métallique, éprouve dela résistance, il en résulte immédiatement,

comme avec l’électricité libre, une élévationde température. C’est un effet inverse de ce-lui qui a lieu quand la chaleur se propagedans un fil ou une barre de métal ; dans cecas-ci, il y a séparation des deux électrici-tés partout où la chaleur rencontre un ob-stacle , tandis que dans le premier les deuxélectricités semblent se changer en chaleur*Voici, pour une certaine intensité de courant,les lois qui régissent la production de cha-

leur :

1° La quantité de chaleur dégagée par lepassage d’un courant dans un fil métalliqueest en raison directe du carré de la quantitéd’électricité qui passe dans un temps donné,c’est-à-dire du carré de la vitesse du cou-rant;

2° Cette quantité de chaleur est en raisondirecte de la résistance du fil au passage del’électricité;

3° Quelle que soit la longueur d’un fil demétal, pourvu que son diamètre reste con-stant , s’il passe la même quantité d’électri-cité, l’élévation de température de chaquepoint du fil est toujours la même;

4° L’élévation de température des diffé-rents points d’un fil métallique est en rai-son inverse de la quatrième puissance dudiamètre.

Relativement à la chaleur dégagée lors dupassage de l’électricité dans les liquides, cUvoici les lois :

Lorsque la lame positive qui transmet I ecourant est de même métal que celui don fcl’oxyde forme la base du sel dissous, et qu'dne se dégage aucun gaz, la quantité dechaleur dégagée suit la même loi que p° ütles métaux. Ce résultat démontre que s’il 7a dégagement de chaleur au pôle positif, P a ^suite des réactions chimiques qui s’y P r °duisent, ce dégagement compense exactement l'absorption de chaleur nécessaire p 01 ^opérer la décomposition d’une même q ua °tité de sel au pôle négatif.

Les effets de chaleur que l’on peut ob t6 ^nir avec les courants provenant des pd e f ^larges surfaces acquièrent souvent upe 1tensité qui dépasse tous les effets calorififlque peuvent produire les moyens ordinade la chimie. Un conducteur parcouru P ar ^ ptcourant suffisamment énergique P^ 0 , 0 ^^dans l’eau, fait acquérir une tempérasuffisante pour entrer en ébullition. Si