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Tome cinquième.
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ÊLE

ÉLE

si Ton substitue à Tune des lames un fil deplatine très fin, préparé à la manière deWollaston , il y a dégagement de gaz.

DE LA LOI DES MASSES.

La loi qui régit les décompositions électro-chimiques, quand le courant traverse unesolution simple, se vérifie-t-elle à l'égard dumélange de plusieurs solutions, et dans cecas quelle est la proportion suivant laquellechaque solution est décomposéePNousallonsvoir paraître ici l’influence des masses qu’onne saurait se dispenser de prendre en con-sidération dans les décompositions électro-chimiques. Pour fixer les idées, citons quel-ques expériences : on a pris plusieurs cap-sules de porcelaine dans lesquelles on a misdes mélanges de solution de nitrates métal-liques ; dans la première, un mélange enmêmes proportions atomiques de nitratede cuivre et de nitrate de plomb ; dans la se-conde, une solution de nitrate de cuivre etde nitrate d’argent; dans la troisième, unesolution de nitrate de plomb et de nitrated’argent, dans les mêmes proportions ato-miques que dans les autres capsules, c’est-à-dire une proportion atomique de chacundes deux sels dans la même quantité d’eau.La décomposition s’est encore faite en pro-portion définie : seulement, dans le mélangede la solution de nitrate d’argent et de nitratede plomb , ainsi que dans celui de nitrate decuivre et de nitrate d’argent, le nitrate d’ar-gent a été seul décomposé ; tandis que, dansle mélange des solutions de nitrate de plombet de nitrate de cuivre, ce dernier a été seuldécomposé. En augmentant successivementles proportions atomiques du nitrate nondécomposé, on arrive à des proportions tellesqu’il y a d’abord des traces de décompositiondu composé qui ne l’était pas primitivement,puis une égale quantité de chaque sel de dé-composée. Citons quelques exemples :

Quand on soumet à l’action d’un courantconstant de force ordinaire une partie ato-mique de nitrate d’argent, et deux, quatre,huit, seize , trente-deux , soixante-quatreparties de nitrate de cuivre en dissolutiondans cent parties d’eau , le nitrate de cuivrene commence à être décomposé que lorsqu’ilse trouve dans la solution un peu plus desoixante parties atomiques de ce sel pourune de nitrate d’argent. En continuant à

augmenter les proportions atomiques de ni-trate de cuivre, on finit par arriver à unterme où le dépôt renferme des quantitésatomiques égales de cuivre et d’argent.

Danscecas-là, et d’après une des lois pré-cédemment énoncées, le courant a dû separtager en deux parties parfaitement égales,puisque les équivalents du corps étant asso-ciés à des quantités égales d’électricité, n’ontpu être séparés que par des courants égauxen intensité; d’ou l’on tire la conséquence quela force qui unit l’oxygène et l’acide nitriqueà un équivalent d’argent dans le nitrate dece métal est la même que celle qui unitl’oxygène et l’acide nitrique à un équivalentde cuivre, quand il y a dans la solutionsoixante-sept parties atomiques de nitrate decuivre pour uned’argent. Ce résultat et d’au-tres analogues démontrent l’influence desmasses dans les décompositions électro-chi-miques.Cette influence néanmoins ne se faitsentir qu’autant que la quantité de liquideemployé reste la même pour le même cou-rant initial. D’un autre côté, si l’on dépasseune certaine limite d’intensité de courant»on finit par décomposer simultanément l eS

deux sels, alors qu’il n’y en avait qu’un seulquand on n’employait qu’un courant deforce moyenne.

II existe une certaine relation entre la con-ductibilité électrique des corps non métalloques à l’état solide et celle de ces mêmescorps à l’état liquide. Dans les métaux» | epouvoir conducteur pour l’électricité di-minue à mesure que l’on élève leur tem-pérature, à l’exception cependant du sul-fure d’argent, dont le pouvoir augmenta*Dans les liquides, c’est l’inverse. Les selssolides ne sont pas ou du moins sont detrès mauvais conducteurs, tandis que, 1 ° îS 'qu’ils sont en solution dans l’eau, ilscondu*sent bien par cela même que leurs P artl .cules élémentaires , n’étant plus soumisesla force de cohésion, éprouvent plus de ^cilité à être transportées par le courant à tra-vers l’eau. On pourrait citer d’autres exe^jpies du même genre dans lesquels l’eau n e ^plus un dissolvant : le chlorure de V^° msolide ne conduit pas ; mais si on le tienfusion, non seulement il acquiert lapriété de transmettre le courant, mais en ^d’être décomposé. Il en est encore dedes chlorures d’argent, de potasse,