EMA
284
ÉMA
M. Boisduval ( Voyage de VAstrolabe, II,pag. 400 ), et adopté par MM. Dejean etSchœnherr. L’auteur Ta formé avec deux es-pèces de l'Océanie, originaires de nie Vani-koro : E. Laperousei , B.-D., et cinctus ,Dupont, l’espèce type de ce g. est d’un vertdoré, a les élytres très renflées, aplaties surle dos, et prolongées en forme de queue parl’extrémité de la suture. (C.)
ELZERINA (nom propre), polyp. —GenredePolypiers flexibles, de la famille des Flus-trées, créé par de Lamarck ( Gen. Polypp. 3), et indiquée par M. de Blainville dansson Man. Tact ., p. 452. Les Elzerines, donton ne connaît pas encore les animaux, ontdes cellules assez grandes, ovales allongées,subhexagonales, rebordées, avec un tympanmembraneux, dans lequel est percée l’ouver-ture , qui est sigmoïde , formant, par leurréunion en quinconce circulaire, les brancheset les rameaux d’un Polypier membraneux,non articulé, dichotome et fixé.
Le type est YElzerina Blainvillii Lam.,Pol . flex ., p. 123, n° 232 , pl. 2, fig. 3 , a,b , Bl., loco cit. id. t pl. 80 , fig. 2 , 2° , quia été prise dans les mers de l’Australasie.
Le nom d 'Elzerina a été appliqué à cegenre en l’honneur d’Elzerine, fille de Neas,roi de l’île de Timor , où se trouve ce Poly-pier, et qui a été cité honorablement dansle voyage aux terres australes de MM. Pé-rou et Lesueur.
M. Risso rapporte deux autres espèces àce genre : ce sont les E. venusta et mutabilis,qu’il a trouvées dans la Méditerranée, et quel’on doit probablement en séparer. (E. D.)
ÉMAIL. ZOOL. — V oy. DENTS.
ÉMANDIBIJLÉS. Emandibulata . ins. —Épithète donnée par M. Kirby aux insectesdépourvus de mâchoires. (D.)
ÉMARGINATIROSTRES. ois. — Syn.de Grénirostres.
ÉMARGINÉ. Emarginatus. zool. et bot.— Cette épithète, plus particulièrement em-ployée en botanique, s’applique aux organesprésentant un sinus arrondi et peu profond.
ÉMARGINULE, Emarginula. moll. —Les coquilles que Lamarck rassembla dansson g. Émarginule n’étaient point inconnuesavant lui ; plusieurs auteurs, depuis Listerjusqu’à Linné , en ont mentionné quelquesespèces. Linné a recueilli celles que l’on ren-contre dans les mers d’Europe , les a placées
parmi les Patelles, dans la section des Pa-telles à sommet percé, sous le nom de P<*~tella fissnrella. C’est cette espèce qui est deve-nue , pour Lamarck , le type de son genreÉmarginule, qu’il proposa, pour la premièrefois, dans son Syst. des anim. sans vert., pU-blié en 1801. Aussitôt que ce g. fut signalé àl’attention des conchyliologues, il fut adopte,parce qu’en effet il repose sur un caractèreaussi important et aussi facile à reconnaîtreque celui des Fissurelles et de plusieurs au-tres genres démembrés des Patelles de Linné.Lamarck sentit, en créant ce genre, que sescaractères le plaçaient naturellement dansle voisinage des Fissurelles, et cette opinionprévalut chez tous les naturalistes. Ainsi,dès le commencement, le g. fut créé, l eSrapports indiqués par Lamarck , et ensuit®adopté dans toutes les méthodes.Cependant,à cette époque, l’animal des Émarginules n’®'taitpointconnu ; M. Savigny le premier, dansles planches de la commission d’Égypte , &représenter avec le plus grand soin l’aniro^d’une espèce provenant probablement de I amer Rouge, et c’est d’après cette excellent®figure que les zoologistes ont pu compl® terles caractères génériques du genre qui noosoccupe. M. de Blainville, dans son Traité d emalacologie , ainsi qu’aux articles ÉMA* Gl "nule et Parmophore du Dictionn. Sc. ainsisté pour établir, d’une manière plustime encore les rapports des Émarginul® 5avec les Fissurelles d’un côté, et les Paru* 0 'phores de l’autre. Depuis cette époque, üïlpetit genre, fondé sous le nom de Rinaul e *par M. Defrance, et dans lequel le Pu- iellanoachina de Chemnitz doit prendre p' ace ’est venu s’interposer entre les Fissurelles ®^les Émarginules pour en faire voir les r a Pports plus intimes. D’un autre côté, leg en
form®nul® s
et les Parmophores, de sorte que les g eI1 ^res dont il est question se trouvent
Fissurellidea , de M. Aie. d’Orbignyun chaînon de plus entre les Émarg»
chaînés par les rapports les plus ml’on voit en effet la perforation des
tirnes ;
FissU"
relies descendre entre le sommet et le bo r ^dans les Rinules, et atteindre le bord, dâflles Émarginules • l’on voit aussi cette f®^des Émarginules diminuer peu à peu ® l rduiteà une simple dépression, comp araà celle de l’une des espèces des Pa fIïl(>phores.