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Perdre leur lait aux troupeaux ; en Amérique ,sont regardés comme des oiseaux deMauvais augure. A Démérari ils sont craintse t respectés , et jamais l’Indien ne les frap-pera de ses flèches meurtrières. Yabahou, leNiable des Indiens, les envoie pour visiterdemeure de l’homme blanc qui s’est mon-* r é dur et cruel envers ses esclaves, etPour le faire mourir de langueur. Les nè-ÉPes croient que ces oiseaux sont les envoyésJumba, le démon d’Afrique , et ils sontdans les angoisses les plus vives lorsqu’un*bijau s’est fait entendre près de leur cabane;dès celte nuit même , le malheur les a tou-c hés de sa main de fer. Ne reprochons pasIndiens leurs préjugés ; car notre société°bropêenne , si fière de sa civilisation , est^ocore livrée aux plus grossières croyances ;
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superstition la plus brutale règne dans
campagnes, et s’y perpétue malgré lesle nfaîts de l’instruction : car on instruit les0r umes sans les éclairer, on leur apprend
des
mots sans leur apprendre des choses ;
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es t pourquoi l’ignorance se rencontre sire quemment au milieu même du foyer desUr nières.
N me reste maintenant à examiner uneGestion d’une hauteimportance à une épo-jjdc où l’habitude de l’étude des détails a^ Perdre en partie le sentiment des géné-^ utés: je veux parler de la nécessité d’éta-,r des coupes génériques dans le groupeEngoulevents. Cuvier n’admettait dans^ § e &re qu’une seule division , celle des^darges, tandis queM. G.-R. Gray en fait^ genres répartis dans 3 sous-familles.
Lafresnaye a développé avec le talent^ Un homme habitué à l’analyse minutieusej^° r mes , dans le Magasin zoologique pour» » tes caractères propres aux différents
Cat> res établis dans ce groupe. Il a tiré ses<j e ac te r es des pieds, qui présentent en effetP s dissemblances assez tranchées : mais suf-n 0 ^tles pour justifier l’établissement dedUa' eaUX & er,res? convient-il pas mieux,H£ r n<1 des êtres offrent des rapports gé-l 6s a ussi frappants que cela se voit dansli 0 JÏ| »°ulevents, d’établir de simples sec-^ dans un groupe portant le nom de genre?surnage de la section sur le genre me‘dtact Inconte stable, en ce qu’elle conserver °thpt dCS ra PP° rts naturels que le secondP Nécessairement ; et dans les groupesT - y.
dont les individus qui le composent sont liésentre eux par d’étroites affinités, elle permetde multiplier les coupes de manière à faireressortir les dissemblances même les pluslégères sans pour cela détruire l’unité.
Il est à remarquer que tous les groupesvraiment naturels différent des autres par lescaractères les plus tranchés, tandis qu’ils neprésentent entre eux que des modificationslégères, et qui ne suffisent pas pour déter-miner la création de coupes génériques nou-velles. Je citerai pour exemple les Perro-quets, les Chouettes, les Pics, les Colibris,qui constituent des groupes très naturelssusceptibles d’être divisés en sections, etdont on a fait à tort au moins deux centsgenres.
La cause de cette propension fâcheuse àmultiplier les genres vient de ce qu’on n’ajamais déterminé d’une manière précise cequ’on entend par un caractère générique ,ce qui a livré la science à l’arbitraire ; d’unautre côté, les naturalistes spécialistesn’ayant jamais jeté un coup d’œil d’ensemblesur la nature organique, ets’étant renfermésdans des études plus ou moins circonscrites,ont vu grandir à leurs yeux les détails lesplus infimes ; de là les genres devenus suc-cessivement des familles, des ordres, desclasses, puis les espèces devenues des genres.
Aussi avons-nous des carcinologistes. deslépidoptéristes, des diptérologistes qui n’ontrien étudié au-delà d’un Crustacé , d’un Pa-pillon et d’une Mouche; et nous voyons déjàen entomologie , la branche des sciences na-turelles qui est traitée le moins philosophi-quement, des curculionistes et des staphy-linistes, groupant, classant, enregistrantleurs Charançons et leurs Staphylins commes’il n’y avait que ces insectes dans le mondeet qu’ils ne fussent pas une partie impercep-tible d’un grand tout.
La tendance à la division infinie ne doitpas étonner ; car elle a pénétré dans toutesles branches des sciences et de l’industrie;mais qu’est-ce que la science tirera de cestravaux stériles, sans lien commun, sansidée d’ensemble? Quand toutes les espècesseront devenues des genres , et qu’on auraépuisé toutes les combinaisons de mots pourles dénommer, ce qui aura multiplié la sy-nonymie déjà si confuse, il ne restera qu’àdétruire cet échafaudage élevé avec tant de
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