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qu’à ce qu’ils se trouvassentun peu plus loinet dans un lieu qui leur parût plus sûr.
Les jeunes Engoulevents sont, au sortir del’œuf, de petites pelotes informes couvertesd’un duvet jaunâtre, ce qui rapproche encoreces oiseaux des Chouettes, et ils prennentassez promptement leur plumage d’adulte.Quand ils quittent le nid, ils ont déjà le plu-mage coloré des adultes, et ne s’en distin-guent qu’à leur taille plus petite et à leurqueue plus courte.
Les Engoulevents sont sujets à une doublemue, celle de printemps et celle d’automne ;mais on remarque néanmoins peu de diffé-rence dans leur plumage, celui de printempsest seulement plus clair.
Ces oiseaux vivent par couples, et commetous les animaux nocturnes ils sont d’un na-turel triste et solitaire. Dans leurs migra-tions ils partent seuls en quittant nos cli-mats , et rarement on les voit émigrer enfamille ou en petites bandes de 3 à 4; maisau printemps ils arrivent par paires.
De tous les oiseaux migrateurs, ce sontceux qui arrivent le plus tard et partent leplus tôt. On ne les voit pas avant la mi-mai,et vers la fin d’octobre ils nous quittent pourchercher un climat plus doux. En Allemagne ils partent vers le 16 septembre, dit Nau-mann ; en Angleterre, au milieu d’août ils sedirigent vers le sud. Néanmoins onen trouvechez nous jusqu’en décembre. Leur voyagea lieu avec lenteur, mais rarement ils s’ar-rêtent plus d’une journée. C’est pendantla nuit seulement qu’ils voyagent, et lematin et le soir ils cherchent leur nour-riture. On croit que la durée moyenne deleur voyage est d’un mois. On a remarquéque pendant leur migration ils n’ont plusde station favorite, et se contentent de toutesles localités. Dans les contrées chaudes del’Amérique , lesEngouleventssont égalementde passage : ainsi l’Urutau ne reste dans leParaguay que pendant la belle saison; et leC. leucurus ne s’y voit que de septembre ennovembre.
Les Engoulevents, quoique répandus par-tout, ne sont néanmoins communs nullepart. On les trouve dans toute l’Europe mé-ridionale et centrale, et jusque sur les mon-tagnes les plus élevées des Alpes . Ils ne s’é-lèvent pas dans le Nord plus haut que lemilieu de la Norwége, de la Suède et de la
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Finlande, c’est-à-dire jusqu’au 63° de l a "titude N. ; mais dans le Sud , on ne connaît-pas de lieu où ils ne se trouvent. On les voiten Afrique, en Asie, en Amérique et en Ocea~nie. Nous n’avons en Europe que le Cup rl 'mulgus europeus ; pourtanton a trouvé le rufi'collis à Aigésiras. Certaines sections ont u nedistribution géographique propre : ainsi l eSIbijaux sont de l’Amérique du Sud ; l eSdarges sont originaires de Java, de Van D ,emen , de la Nouvelle-Guinée et de la No uvelle-Hollande ; les Ægothèles habitent I*Nouvelle-Galles du Sud et la Nouvelle-H 0lande.
Partout où se trouvent ces oiseaux,rendent des services plus grands que la P^ upart des autres Insectivores, et ils mérit eraient une protection égale à celle dont j° ü,ssent les Hirondelles. Plus utiles que les Cou-cous, qui ne détruisent que les Chenille*' eïlfaisant la chasse aux Papillons, ils anéantis-sent une génération tout entière. Dans V° spays, ils vivent exclusivement de Hanneton*pendant tout le temps où ces insectes 1°°leurs ravages ; mais la délicatesse de JeUrchair, qui est très grasse en automne, I®*fait tomber sous les coups des chasseurs ,leur rareté seule les sauve de la ruine.
On les tue facilement au fusil et à la * a ^bacane. Pendant le jour, leur sommeil ®^quelquefois si profond qu’on peut, aveedernier instrument, les tirer plusieursavant qu’ils s’éveillent. On les prend e» cau filet, et Azara dit qu on prend les Ih'J aavec un lacet attaché au bout d’une P efC yreQuand on prend un Engoulevent, ü oUson énorme bec, pousse un sifflementstural, frappe de l’aile, et présente les g rlà la manière des oiseaux de proie, mais sfaire aucun mal. . et
Leurs ennemis sont les oiseaux de P r01 ^les petits Carnivores. Ces derniers foui svent curée de leurs petits. .
On trouve dans les intestins du C a P rl agus europeus une espèce d’Ascaride , d uappelée Ascaris caprimulgi. eïï
On peut conserver les Engouleven & *
cage, et les y nourrir avec de la pâtée ^signol. Ils n’y perchent pas, mais se ^nent constamment sur le sol, ou ü schent avec agilité. Eng° u '
Partout on a été injuste envers les ^. felevents ; en Europe , on les a accusés e