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mince, à leur bouche imparfaite et dé-pourvue de véritables organes de manduca-tion, à leurs ailes délicates, dont les pos-térieures sont toujours très petites, à leurabdomen terminé par deux ou trois longuessoies articulées : un autre caractère consistedans la durée si courte de la vie de ces in-sectes , lorsqu’ils sont parvenus à leur étatparfait.
Les Éphémérines ont le corps allongé,d’une consistance très molle ; la tête est sou-vent plus large que longue, portant sur sescôtés des yeux réticulés, assez gros; lesocelles au nombre de 3 ; les antennes sontpetites, insérées sur la face antérieure de latête auprès des yeux ; les organes qui consti-tuent la bouche sont atrophiés, dépourvusde parties écailleuses ou dures ; celles-cirestent après les dépouilles de la nymphe.Le prothorax est court et trans verse; le mé-sothorax, grand et développé, est d’uneforme ovoïde allongée ; le métathorax estpetit. Les ailes sont plates, non plissées,plus ou moins triangulaires, les antérieuresgrandes, très minces, à nervures longitudi-nales nombreuses, les postérieures, de mêmenature que les antérieures, mais beaucoupplus petites et quelquefois même nulles. Lespattes sont grêles, les cuisses longues, lesjambes très courtes, les tarses allongés, dequatre articles, auxquels s’en ajoute par-fois un petit, basilaire; ces tarses sont ter-minés par deux crochets membraneux etinégaux. L’abdomen est conique, allongé,terminé par deux ou trois longues soies multi-articulées : dans les mâles il se termine pardes appendices formés d’anneaux distincts.Les métamorphoses sont incomplètes. Leslarves ont la forme de l’insecte parfait, saufqu’elles manquent d’ailes, qu’elles sont beau-coup plus fortes, que leur bouche est mieuxarmée, qu’elles ont trois soies caudales, etque leur abdomen est muni sur les côtésd’organes respiratoires externes : ces larves,en outre , vivent constamment dans l’eau.Les nymphes ne diffèrent des larves qu’ence qu’elles portent des ailes.
Les Éphémères ont occupé un grand nom-bre de naturalistes ; l’histoire de la sciencesur ce point a été traitée d’une manièrecomplète par M. Pictet , et peut se diviser(Hist. nat. desNévropt. monogr. des Ephémé - |rines, 1843) en trois chapitres particuliers. !
j lo Premières notions sur les éphémères*j (Depuis Arislole jusqu’en 1634).
Aristote dit quelques mots des Éphémères,j et tous les commentateurs ont rapporté à ces, insectes le passage suivant de son Traité desi anim . (Liv. Y, ch. XVIII ) : « Près du fleuve| » Hypanis, qui se jette dans le Bosphore, onj » voit pendant le solstice des follicules pl uS
! » grandsqu’un grain de raisin qui, en se rom-
» pant, donnentnaissance à un animal muni» de quatreaileset de quatre pattes.Ces êtres» vivent et volent jusqu’au soir, s’affaiblis -» sent lorsque le soleil s’incline vers l'occi—» dent et meurent quand il se couche, leu*» vie n’ayant duré qu’un jour ; de là on les» nomme ifnptpoy. » Pline et Æiien ne fontque rapporter ce qu’avait dit Aristote , en yajoutant quelques inexactitudes : Æiien lesdésigne sous le nom de powîpspov. Parmi lescommentateurs du moyen-âge, Scaliger seulavance un fait nouveau : il dit que les Éphe -mères sont communes le soir au bord de l aGaronne , et qu’elles sont vulgairementnommées Manne, parce qu’elles fournissentune abondante pâture aux poissons ; le rriêm efait est rapporté par Delechamps, qui dit q ueces insectes se trouvent fréquemment al1bord de la Saône , et que les pêcheurs deLyon les nomment également Manne. M° ufet figure deux Éphémères auxquelles 1donne deux soies caudales, et qu’il nomm e
S CTTOTplJ^CÇ.
2° Études des métamorphoses, des 1NloEl *
ET DE L’ORGANISATION DES ÉPHÉMÈRES- l
1634 à 1843. )
Auger Clutius traite de l’insecte nom** 1 ®Hémérobe ou Éphémère ; il figure et décnen outre la larve d’une espèce deHoH an *et fait connaître les trous qu’elle se creudans la terre argileuse. Swamrnerdam ablié un Traité de VÉphémère, ouvrage q ul ^la base de nos connaissances actuelles surnaissance et le développement de 1 EPmera longicaudala , et dans lequel il dles formes, les mœurs et l’organisation de^larve de ce Névroptère.Réaumur a d° nne j eg1742 un mémoire très important suEÉphémères ; il décrit avec soin les or»respiratoires et l’habitation des larvesseuses, et surtout de YEphemera ^ r ^° eallXgeer,en 1755, ajoute quelques faits nouve^ àà l’histoire des mœurs, et principai efïie ^l’observation de l’accouplement, et décri