EPI
EPI
363
C’est dans les mois de juillet et d'août quefraient les Épinoches de nos environs , dontla multiplication est étonnante. Elles sontabondantes dans plusieurs localités, et à cer-taines époques on en nourrit les Porcs ou l'onen fume les terres ; dans les JVehrun de laPrusse orientale , on en extrait une huileépaisse par la cuisson. Les Kamtschadalesfont sécher le Gasierosteus obolarius pourservir de nourriture d’hiver à leurs Chiens;ces poissons sont si nombreux à quelquesépoques qu’on les pêche à pleins bateaux.Leur chair est d’un goût agréable et fait uncxceilent bouillon.
Les Épinoches doivent à leur armure dene redouter aucun ennemi ; car elles peu-vent présenter de toutes parts des épinesacérées qui rebutent les poissons les plusVoraces ; mais elles sont, à l’extérieur, tour-mentées par un petit Crustacé parasite , leLinoele du Gastéroste , qui s’attache à leurPeau et leur suce le sang ; et à l’intérieurPar le Boiriocephalus solidus , espèce d’En-tozoaire de la famille des Tœnia , qui leurEmplit quelquefois presque tout l’abdomen.
La durée de la vie de l’Épinoche est delr <ds ans, d’après Bloch.
On estime peu l’Êpinoche comme aliment,seulement à cause de ses épines et de sa pe-til esse, car la chair en est assez agréable.
ftos eaux nourrissent deux espèces d’Épi-**°ches, confondues sous le nom de Grande-^Pinoche (G. aculeatus ) : elles ont toutes deuxlr °is épines libres sur le dos ; mais les unes? nt le corps entièrement revêtu de bandesRailleuses (G . trachurus C.), et les autresJ 1 e ° ont que dans la région pectorale ( G.
lUr us). On trouve également dans un ruis-Seau deux Épinochettes (G. pungitius) : l’unen euf épines, et les côtes de la queue mu-! e& d’écailles carénées ; l’autre ( G. lœvis)a Pas cette armure.
tant
en
ou
Me
: nombre total des espèces d’Épinoches,européennes qu’étrangères, est de 17,^ comprenant leGastré (G. spinachia L.),
%inoche de mer à museau allongé, qui
corps grêle et allongé, porte sur le dos^nze épines courtes , et dont la ligne laté-cl . e est garnie d’écailles carénées. Son bou-tr Ver ^ ra ^ es l divisé en deux, et ses ven-a es ont, outre p épine ^ deux rayons trèsl a * ts * 11 est répandu dans nos mers depuis^nche jusqu’en Norwége. On s’en sert
également pour fumer les terres et faire del’huile. Sur les côtes du Finistère on luidonne le nom de Lançon. Cuvier place lesÉpinoches entre les Lépisacanthes et lesOréosomes. (G.)
ÉPIiYOCHETTE. poiss . — Nom vulgairede deux petites espèces du g. Épinoche,Gasierosteus pungitius et occidentalis.
* ÉPINYCTIDE. Epinyctis ( €7riwxTtç ,
éruption pustuleuse survenant la nuit ).bot. cr. — Wallroth (Fl. Germ .), syno-nyme de Depraria, Achar. (C. M.)
EPIODOIY.mam.—N om d’un genre de Dau-phins mal indiqué dans Rafinesque. (P. G.)
* ÉPIONE (nom mythologique), uns. —Genre de Lépidoptères, famille des Noc-turnes, tribu des Phalénites, établi par nousaux dépens des Ennomos de M. Treitschke (Hist. nat. des Lépidopt. de France , t. VII,2 e part., pag. 211). Il en diffère par un cor-selet étroit et peu velu; par une trompe lon-gue et par le bord terminal des ailes infé-rieures plus ou moins échancré ou sinué. Ilrenferme 4 espèces , dont 2, Yapiciaria et laparallelaria Hubn., se font remarquer par lavivacité de leurs couleurs.
LesÉpiones volent en juillet dans les bois,et ne sont communes nulle part. Leurs Che-nilles, couvertes de poils fins et isolés, s’a-mincissent vers la partie antérieure à partirdu sixième anneau, et ont la tête petite etcarrée. Elles vivent les unes sur des arbres,les autres sur des plantes basses, et leur mé-tamorphose a lieu entre des feuilles retenuesensemble par quelques fils. (D.)
EPIPACTIS. Epipaclis ( liTC'7taxTti;, ellé-borine ). bot. ph. — Genre de la famille desOrchidées, tribu des Néottiées, dont les ca-ractères ont été bien précisés par le profes-seur L.-C. Richard , dans son Mémoire surles Orchidées d'Europe , p. 29. Ce g. a pourtypes trois espèces communes aux environsde Paris , et dans beaucoup d’autres partiesde la France : les Epipaclis palustris f laiifoliaet microphylla. On distingue ce g. aux signessuivants : Son calice est formé de sépalesétalés, presque égaux et semblables. Le la-belle est libre, allongé, composé de deux par-ties superposées, l’une inférieure concave,l’autre supérieure allongée, pétaloïde et en-tière. Le gynostème est semi-cylindrique,portant l’anthère au sommet de sa face pos-térieure. Cette anthère estcordiforme, a deux