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Tome cinquième.
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Paces immenses, est devenue le type d'ungenre distinct sous le nom de Calluna, Salisb .

Les feuilles de Bruyères sont verticillées,uu plus rarement alternes ou éparses, lePlus ordinairement linéaires, acéreuses , àk°rds entièrement roulés en dessous, cohé-re nts, masquant complètement la face infé-* ,e Ure, ou en laissant quelquefois le milieua Pparent, ou très peu souvent tout-à-faitP^ns. Leurs fleurs, terminales ou axillaires,s °litaires , verticillées, capitées ou ombel-, sont portées sur des pédicelles uni-^°res et ordinairement nutants. Les brac-tée s sont placées sur chaque pédicelle auNombre de trois, dont deux opposées, la* r °isième placée au-dessous d'elles et man-quant assez rarement. On connaît aujour-^ ^ui, tant dans les jardins que dans lesuerbiers , près de 600 espèces d ’Erica ,^ Us ou moins bien déterminées, et untrès grand nombre de variétés. Nulles autresPlantes, peut-être, ne présentent à un aussi^ a ut degré de différences dans les formesfl °rales : aussi quelques botanistes se sont-A s exercés à répartir toutes ces espèces ennombreux genres distincts , bien qu’au-CUns caractères vraiment déterminatifs neVl ussent autoriser pour la plupart ces sépa-rations. Quoi qu’il en soit, si nous suivonse travail de Bentham (qui a révisé ce genre*a tribu entière des Ericées pouf le 7 e vol.U Prodrome de De Candolle), qui lui-mêmees t servi en grande partie des travaux de^alisbury, de G. Don et surtout deKlotsch,f 0lls trouvons encore, outre les assez noin-Ux genres distincts qu’il adopte dans lee ^ ^ rica » 429 espèces, qu’il répartit49 sections, dont l’énumération serait_ P ,0n 8 u e. Nous ne donnerons pas ici lesacteres du genre, qui ne sont au reste quex de la famille ( voy. éricacées ) ; maiss ür ! Cro ^ ons devoir dire ici quelques motscni a cu,turede plantes aussi intéressantes ;Ure peu connue, et réputée erronémenttr ^ s difficile, sinon impossible en

^Les Bruyères en général se plaisent peupii^° m P a § n ie des autres végétaux. On a ex-ku r Ué CCtte sorle d'antipathie, presque tou-ffe i * >0Ur e ^ es su ‘ v l e de mort ou au moinsffes n ^ Ueur » P a r la grande consommationd e C ^ Z a ^ r * ens qu’opèrent les larges feuillesx ‘ ci > tandis qu'elle est nécessairemen

presque nulle pour elles , dont le feuillageest réduit à de simples ligules. Cette ex-plication paraît assez probable. Chez nous ,en effet,comme au Cap, où elles sont si multi-pliées, elles vivent en consociabilité, en nom-bre immense , mais seules, et en excluantde leur voisinage tout autre végétal. U fau-drait donc avoir soin de les grouper ou deles isoler au moins des autres plantes, si l'onne pouvait leur consacrer une serre spéciale.L'humidité et la sécheresse les tuent presqueimmédiatement ; vingt-quatre heures d’ou-bli suffisent à cet égard pour perdre une col-lection entière ; on devra donc en tenir laterre dans un juste milieu entre l’un et l’au-tre de ces deux états. Elles ne craignent pointle soleil ; elles ne le supporteraient cependantpas volontiers immédiatement en sortantd'une serre ombragée ; il faudra donc les yaccoutumer peu à peu. Pendant la mauvaisesaison, s’il ne survient pas de grands froids,on peut se dispenser de chauffer la serre oùon les abrite; il suffira de charger les vitresde paillassons et de litière, et on n’allume-rait le fourneau de l’hydrotherme (thermo-siphon ) que si la gelée , malgré toutes lesprécautions prises pour l’écarter, menaçaitd'y pénétrer.

Pour le chauffage des Bruyères, tout au-tre appareil calorifique que Phydrothermedoit être proscrit. La fumée, ainsi qu’unechaleur sèche , leur est également funeste;tandis que la chaleur douce et suffisammenthumide qui rayonne de l’eau contenue dansles tuyaux de celui-ci, leur convient émi-nemment.

La multiplication de ces arbustes se faitprincipalement de boutures qu’on coupe surles plus jeunes pousses et qu’on plante en touttemps, même l’hiver, sous cloche et sur cou-che froide ou à peine tiède, selon la saison,dans du sable bien fin et tenu légèrementhumide. On a soin de les préserver par desombrages du contact des rayons solaires quiles brûleraient, jusqu’à reprise parfaite. Onpeut encore les propager de graines ou demarcottes.Toutefois ce dernier mode est peuemployé en raison de l’espace de temps quedemande sa radification, et du peu de res-sources qu’il offre aux amateurs. (C. L.)

*ÉRICACÉES, ÉRIGÉES, ÉRICINÉES.Ericaceœ , Ericeœ , Ericineœ. bot. pu. —Famille de plantes dicotylédonées, monopé-