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Genre de Coléoptères subpentamères (tétra-mères de Latredle), famille des Longicornes,trtfrn des Prioniens, créé par Serville ( An-nales de la Soc. ent. de France , t. I, p. 125et 143), et ayant pour type le Prionus ferra -rius de Panz. ( obscurus d’Ol.), mâle, P. faberFabr., femelle. Chaque sexe est tellementdifférent de l’autre, qu’on a pu appliquer àcette espèce, bien qu’elle soit l’une des plusgrandes du pays, les différents noms qu’elleporte ; sa taille est de 55 à 60 mill. de lon-gueur sur 12 à 18 de largeur. Le mâle estd’un brun noirâtre foncé, a le corselet ar-rondi, très scabreusement ponctué, denti-culé sur le côté et muni, près de sa base,d’une petite dent aiguë. La femelle est d’unbrun châtain clair et terne; son corselet esttransversal, plus large que les élytres, mar-qué, sur son disque, de deux plaques éle-vées, carrées, rugueuses, et d’une nervuretransverse et latérale. Cette espèce se trouvesur le pin, dans les parties montagneusesdes Alpes françaises, de l’Allemagne , del’Autriche, de la Suède et de la Bavière .M. Dejean, dans son Catalogue, rapporte àce genre une seconde espèce nommée E. im-pressus par M. Dupont.
Les caractères généraux des Ergates serésument ainsi : Mandibules courtes dansles deux sexes ; corselet sans fortes épines la-térales, dilaté sur les côtés. (C.)
ERGOT, bot. cr. — Nom vulgaire d’uneespèce du g. Sclerotium , S . clavus. Voy. cemot.
ERGOTS, ois. — Voy. éperons.
*ERIACHi\E (Ipiov, laine; a^vyj, paillette).bot. Pfl. — Genre de la famille des Grami-nées, tribu des Avénacées, établi dans leprincipe par Palisot de Beauvois (Agrost.,72), mais révisé et mieux déterminé par R.Brown ( Prodr ., 183). Il renferme une ving-taine d’espèces , croissant principalementdans la Nouvelle-Hollande , plus rarementdans les Moluques et au Cap (?). Elles sontpresque toujours pubescentes, à feuillesétroites, planes, à épillets paniculés, biflo-res, hermaphrodites. On les répartit en deuxsous-genres, fondés sur la nature de la pail-lette inférieure : a. Achneria , Palis., pail-lette inférieure mutique ; b. Eriachne (pro-prement dit ), Palis., paillette inférieureprolongée en arête au sommet. (C-, L.)
*ERIANTHERA (epiov, laine ; àvevjpa [«v-
Gv>po$ J, en bot. anthère), bot. ph. — Genrede la famille des Acanthacées, tribu des An-drographidées, formé par Nees (in f^all. Fi-as. rar. , III, 115), et ne renfermant qu’uneou deux espèces, croissant dans l’Inde . Cesont de petits sous-arbrisseaux à feuilles op-posées, à pédoncules axillaires, uni-biflores;à fleurs ébractéolées. (C. L.)
ERIANTHUS (epiov , laine ; avôoç , fleur).
bot. ph. — Genre de la famille des Grami-nées (Agrostacées,Nob., Foc. ined.),tribudesAndropogonées, formé par Richard (in Mich-Fl. am. bor ., I, 55), et renfermant une ving*taine d’espèces répandues dans le bassinméditerranéen, l’Amérique boréale, l’Inde ,le Cap, la Nouvelle-Hollande, l’Océanie tro-picale , etc. Ce sont des Gramens paniculés-rameux, à épillets géminés, dont l’un sessiloet l’autre pédicellé; tous deux fertiles, et ar-ticulés à la base. Le nom générique rapp e ^ eles poils soyeux qui enveloppent les épilletscomme d’un involucre. (C. L.)
ERICA (ipsixY ), nom grec de la bruyère)*bot. ph. — « Parler de Bruyères, c’est parlerde ce que le règne végétal nous offre de pl uS mignard, de plus délicat, de plus élégant*A l’exception de l’odeur qu’elle semble l eUfavoir entièrement refusée, la nature s’est
montrée pourtant bien prodigue a
leur
égard. Feuillage persistant tellement ténuqu’il ressemble souvent à certaines plumes;fleurs extrêmement nombreuses, de toutesdimensions, de toutes formes, de tout coloré(sauf le bleu) ; formes des arbres et en mêm etemps taille naine, quoique élancée et touf'fue : tels sont, à la première vue, les avautages dont les bruyères sont douées. ( Nob- »Traité de la culture des Erica , Epacris,Q te.) BPour compléter l’éloge de ces plantes , nousdirons qu’elles sont universellement recherchées pour l’ornement des serres tempérées»et qu’un grand nombre d'amateurs, surtouen Angleterre, en font même des collecti° nSspéciales*. En général, ce sont de petits ar-brisseaux très ramifiés-, rigidules, assez r arement flasques, habitant l’Afrique austra e,à l’exception d’un très petit nombre qn 0trouve en Europe et dans tout le bassin mditerranéen. Nous devons rappeler içMY Erica vulgaris L., la Bruyère des l’ sier ^de nos bois , et qui, dans certains canto *couvre seule, ou assez rarement en coW ^gnie d’une ou deux autres espèces, des