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Tome cinquième.
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sortent sur un grand nombre de barques à lafois ; elles portent des fanaux assez brillants.Un homme monté sur un mât avertit de laprésence de l’Espadon, sur lequel les bar-ques courent pour l’attaquer avec le harpon.C’est une représentation en petit de la pêchede la Baleine. Les pêcheurs siciliens chan-tent pendant cette pêche un air bien connud’eux, mais sans proférer des paroles quifassent un poëme ou une chanson; ces motsne sont d’aucune langue, quoiqu’on ait vouluy retrouver une chanson grecque conservéepar la tradition. On prépare de diverses ma-nières la chair de l’Espadon ; on estime sur-tout la queue. Les anciens connaissaient déjàce morceau recherché sous le nom d ’urœum;et Belon affirme que de son temps les Pro-vençaux préparaient l’Espadon de la mêmemanière que le Thon , et le faisaient serviraux mêmes usages.

On prétend que l'Espadon livre des com-bats opiniâtres à la Baleine, au Poisson-Scie , au Requin . Peut-être ne les poursuit-il, à cause de leur masse, que de la mêmemanière que le mouvement du navire l’exciteà courir sur le vaisseau.

L’Espadon est tourmenté par une sorte deLernée, le Penella Jilosa , dont Aristote adéjà parlé en l’appelant OEstre, et en disantque ces Crustacés parasites causaient desdouleurs si vives au poisson qu’elles le ren-daient comme fou et le faisaient se jetersur le rivage ou s’élancer sur les navires.On ne connaît qu’une seule espèce d’Espa-don , car le prétendu Xiphias imperaior deBloch repose évidemment sur une erreur.Les poissons de genres voisins , mais diffé-rents des Espadons, sont les Tétraptères, lesMakaira et les Voiliers. Ployez ces diffé-rents mots. (Val.;

ESPARCETTE. bot. ph.— Nom vulgairedu Sainfoin.

ESPARGOUTTE. bot. ph. — Syn. vul-gaire de Spergule.

ESPÈCE. Species. zool., bot. — De tousles termes employés en histoire naturelle , lemot Espèce est celui qui a soulevé le plus decontroverses et sur le sens réel duquel on estle moins d’accord. Mais il ne s’agit pas ici d’unesimple dispute de mots reposant sur une vuede l’esprit. L’idée attachée au mot Espèce di-vise les naturalistes en deux écoles antago-nistes depuis bien des siècles, et qui le seront

tant que l’une refusera de voiries faits et seretranchera derrière des à priori , et que 1 aU ~tre persistera à s’appuyer sur l'observationet ne croira qu’à l’à posteriori. Néanmoins»à part le sens qu’ils y attachent, les natu-ralistes des deux camps s’en servent égale -ment ; mais les uns, enchaînés par une P en 'sée étrangère à la science, affirment nonseulement que l’Espèce est une réalité, mai*encore qu’elle est immuable et qu’ell e aexisté de tout temps. Us la regardent commel’unité organique par excellence, et accusend’aveuglement et d'erreur ceux qui refusend’y croire. Les autres, au contraire, sa Ppuyant sur les faits et secouant le joug etoute autorité que n’avoue pas la raison »nient la réalité de l’Espèce et ne voient dan*la nature que des individus. Us ont été P eut ^être un peu trop absolus dans leurs affi rrïialions, erreur qui leur est commune av^leurs antagonistes; car l’absolu n'est P aphilosophique; et, tout en défendant ceff adoctrine, on peut laisser au doute la P arqu'il doit avoir dans les théories huma»n eS *Cette question se divise en quatre P ar |j e ^distinctes : 1° Les Espèces sont-elles ^types existant depuis l’origine des êtr®*et destinées à traverser les siècles sans s ’ arer; en un mot, sont-elles éternelles et *muables ? 2o Les Espèces ainsi définies sonelles limitées par des caractères rigour eU ’le critérium établi pour les déterminer eil infaillible, et est-ce bien de lui fi u ° D e ^sert dans la diagnose? 3° Les caractèrestérieurs et tous ceux reconnus variables P^tous les naturalistes ne sont-ils pas autraire ceux employés pour distinguer lespèces entre elles? 4° Si les partisansdel etence empirique de l’Espèce ont raison,doit-on entendre par Espèce et q ueldoit jouer l’Espèce dans la méthode? gC’est ce queje me propose d’examiner ^cet article, traitant, aussi longnem«m ^le permet l’étendue de cet ouvrage, c *des parties de cette importante ques l ^ eû %Les naturalistes bibliques soutie ^ ^l’immutabilité et l’éternité des Es P ece *’ ad j c'se laissent imposer ni par les faits con ^toires, ni par l’embarras dans leque ^trouvent de donner de l’Espèce une

—ii/»Ar

tion rigoureuse, et surtoutmême par l’hésitation avec laquelle 1

dent de l’existence d’une Espèce nouve

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