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Mettez é côté l’un de l’autre le Géorgien° u le Circassien , regardés comme les ty-bes de la race caucasique , et dont les for-nous semblent si belles ; le Chinois, aute lnt jaune, à l’œlil oblique, aux dents pro-bes, qui l’empêchent même d’articulerCer taines lettres; le Tartare , aux pommettesSai, lantes , au nez épaté et aux mœurs station-nées; l’Indien de l’Amérique boréale, donta Peau est rougeâtre et les formes grêles ;e nègre Yoloff, aux cheveux longs et®°ttànts. dont la peau d’ébène est pour-(f U n pigment qui manque chez le* a nc, mais qui pourtant -encore présenteJ an s les proportions harmoniques de ses traitsa f égularité des visages européens; et lejniheureux habitant du Congo, si dégradé,e hieuré si près du singe: dernier degrée l’échelle humaine, il a les lèvres épais-Ses > le nez écrasé, les membres grêles, les cal-Ca béums saillants, les muscles fessiers peuVe loppés , et son sang, suivant M. Blain-
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a hche, dont il diffère même encore par
Ca ractére du fluide spermatique ; son in-
Agence est bornée , sa langue pauvre, ses^ st >ncts bruts : que de différences qui por-fofontcertesàétablirdans l’Espèce humaine°rdre ou, tout au moins, une famille di-^ s n en genres, comptant chacune de nom-re hses Espéees et plus encore de variétés,
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' Cr «térium de la fécondité du croisement
^ Ve nait confirmer que ces êtres si diversArment qu’une seule et même Espèce !p ans même aller chercher si loin les com-ai sons/, mettons en parallèle le Flamandst n ^ asc l ue ’ et > pl us P r ès encore, le faiblei. as que habitant de la Bresse , né au mi-^ Q e plaines basses et submergées, et len tagnard sec et nerveux delà Haute-Bour-et du Bugey : que de dissemblancesiU 11 tant uniquement du milieu dans lequelS v *vent !
Po > fos différences déclarées spécifiquespç, s r fos autres êtres ne manquent pas dans^ ece humaine; mais on l'a déclaréeet l’on a passé condamnation surob j ections ’ Q ue fo ue fondées^h’il ^ ^ ussent être , parce qu’il fallaitjo Ur .f n f , ût ainsi, et l’on ne peut même au-lç v ^ u i en demander le pourquoi sans sou-‘ indignation.
Ees différences que l’on trouve chezl’homme se voient aussi chez les autresêtres organisés : aussi l’incertitude la plusgrande règne-t-elle, même pour les êtresdont nous pouvons suivre la vie presque àl’état sauvage, dans la détermination des Es-pèces. Ouvrez les ouvrages didactiques, etvous verrez que presque toutes les diffé-rences ont pour base la taille et la couleurdu poil, caractères essentiellement mobileset incertains. Il en est ainsi pour les Singes,qui présentent, dans les grandes Espèces sur-tout, de prodigieuses dissemblances de forme,suivant les âges ; et qui sait même si lesgroupes homomorphes ne sont pas féconds?Mais la couleur est le caractère dominant ;ainsi l’on a le Saki gris et le Saki noir, leCoati roux et le brun, la Marte et la Fouine ,brunes toutes deux et si voisines l’une del’autre, les Renards tricolore, argenté, jaune,bleu , les Espèces du g. Chat (et en généraltous ceux composés d’individus très nom-breux sont dans le mêmecas), qui ne se dis-tinguent que par la taille, par des taches,des bandes , des hauteurs de jambes, deslongueurs de queue différentes; tels sontaussi les Écureuils , les Rats , etc. C'est unebonne fortune quand on trouve, pour carac-tériser les Espèces, des feuilles nasales ou desformes bizarres de l’oreille, comme dans lesChéiroptères ; un nombre variable dans lesdents, comme dans les Tanrecs ; des différen-ces dans la taille, comme dans les Carnassiersdigitigrades et les Rongeurs ; des bandes ennombre variable , comme dans les Tatous;des cornes capricieusement contournées,comme dans les Antilopes, les Chèvres , etc.;mais , si nous jetons les yeux sur nos racesdomestiques, de Bœufs, de Chiens, de Chats ,de Moutons , de Chevaux, que deviennentces idées sur la fixité des formes et des cou-leurs comme caractères spécifiques? Nousvoyons des différences de taille, de couleur etde formes tout aussi fréquentes , plus tran-chées même encore. Il y a plus de différen-ces entre le Dogue, le Lévrier , l’Épagneul,le Barbet et le Chien turc qu’entre les diver-ses Espèces de Loups et de Renards . Les Chatsprésentent une prodigieuse variété de cou-leurs qui ne se trouvent pas dans la nature,ce qui du reste est habituel chez les races do-mestiques, et le premier changement qu’ellessubissent est dans la couleur, qui n’a plus