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^1 Mérat, Germain et Cosson sur la nou-'Velle Flore parisienne.
Que résulte-t-il de ceci ? c’est que lesCa ractères spécifiques sont essentiellementfiables et difficiles à déterminer, et que si^ ° n soumettait à une révision sérieuse etCor nplételes animaux et les végétaux de nosélections, on réduirait de beaucoup leNombre des espèces.
Qu’on ne vienne pas objecter que pourtels ou tels ces incertitudes n’existentje n’y verrais qu’une opinion indivi-se ; car, pour que l’évidence fût com-pte , il faudrait d’abord qu’il y eût accordtous les points entre les naturalistes, eta certitude ne pourrait être fondée que surconsensus omnium.
. ^résulte de ce qui précède que \e critériumfaillible
est inapplicable, et que la déter-mination de l’Espèce est livrée à l’arbitraire.
je demanderai aux hommes impartiaux
Or,
Sl 1 on peut faire de l’absolu avec de tels élé-ments d’incertitude : ne faut-il pas, au con-tre, apporter la plus grande circonspec-°u dans la dénomination des Espèces, et ne0, t-on même pas les considérer rationnelle-etlt comme simplement arbitraires? Au0, nt de vue indépendant de la philosophie,
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e incertitude n’est une cause ni de découra-
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le ntni de désillusion; car l’on n’attache às Pèce que la valeur qu’elle doit avoir, celleMo ne Co,lection d’individus dans un état sta-
°0naire et chez lesquels les modifications
Pis lmpriment fi 116 faiblement dans l’orga-ce qui ne porte aucun préjudice à lae , mais au point de vue des finalistes,Vq 1 Une question bien plus grave, et l’on a1 ^ Précédemment qu’ils menacent de ruine^ s °ciété humaine , si elle refuse de croirede l’Espèce éternelle, immuableI °nctionnelle ; ils en font la pierre angu-e ^es études naturelles et des principeso^^nle, et anafchématisent les incrédules ;è^me si une vérité scientifique pouvait£ Une affaire de sentiment.
1>£ °^ rt ant il y a possibilité de conciliation ;ti e j Spèc ® est un fait méthodologique essen-^ et il est yrai qu »jj n’y a pas de scienceSlble sans l’Espèce ; mais ce type d’unité
Hr n>en est P as m0 ‘ ns un ^P e ar “
q Mç a,re \ car, au point de vue philosophi-né ra |. et ^entends par là la plus haute gé-lSa tion , il n’y a réellement que des
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individus dont la réunion avec identité deforme, d’organisation, de moeurs, de facultés'reproductrices actuelles, constituent l’Espèce,mais l’Espèce variable, relative, arbitraireet non absolue. C’est pourquoi il ne faut ja-mais regarder l’Espèce comme l’objet le plusimportant de l’étude de la science : ce sontles dernières formes organiques qui condui-sent à l’individu, véritable anneau de lachaîne des êtres.
Les Espèces, désignées comme elles le sontmaintenant par des caractères empiriques,doivent donc être enregistrées dans les spe -des sous un nom particulier, provisoire,pour celles erronément établies sur des dif-férences de sexe, d’âge, etc., et fixe pour lesvariations constantes dans les caractères dugroupe. Mais à cela doit se borner l’étude desEspèces; y attacher plus d’importance, c’estperdre son temps.
Quant aux Espèces ballottées entre plu-sieurs coupes génériques, elles demandentune étude plus approfondie ; mais souventl’incertitude est si grande que le problèmeest insoluble, à moins qu’on ne puisse avoirrecours au croisement, encore peut-il jeterdans l’erreur; mais quand il s’agit de classerces êtres ambigus, il importe réellement peuqu’ils soient un peu plus haut ou un peuplus bas dans l’échelle organique.
Il est dans la science un point trop né-gligé, c’est le cui bono , à quoi bon ? et le dou-ble but de la science est de s’élever des vé^-rités particulières aux vérités générales, pourétablir une philosophie qui est bien loinencore d’exister ; et comme but plus pro-chain , d’appliquer aux besoins sociaux lesconnaissances que nous procure l’étude descorps vivants.
Je demanderai auquel de ces deux butsrépond la longue kyrielle d’Espèces dontl’étude absorbe inutilement la vie, et prouvele contraire de ce qu’on cherche à établir,si ce n’est à autoriser celui qui dénommeun être, à mettre son nom après commecinquième ou sixième synonyme; et cela,pour passer à la postérité, ce qui équivautà une négation absolue de la science, qui n’aplus qu’un but de vanité individuelle ; c’estpourtant bien peu de chose que de dire, parexemple, Totanus bartramius , Fesluca sege-tum , nobis ou mïâLEtqui saitsi, dans 20 ans,on trouvera même le nom de celui qui a