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Tome cinquième.
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spores dans les alignes , Ann. des sc. nat .,t. IX, p. 275) propose de réunir en une seuleespèce les Faucheria clavata , ovata , sessilis ,terresiris , geminata , cœspitosa et crucialasous le nom de f'. Ungeri. Ce botaniste, enproposant cette fusion, ne s'appuie que surde sérieuses études. Où sont donc alors lescaractères spécifiques qui ont guidé lescréateurs de ces Espèces ? Link rapporte àYErysibe guttala les E. coryli t fraxini et ul-marurn , et il regarde comme une simple va-riété de VE. penicillata VE. berberidis. UneEspèce du g. Usnea de Dillenius, regardéepar Piebentish comme le Rhizomorpha seii -formis , est considérée par De Candolle comme une variété de cette plante, qui étaitpour Bulliard un Hypoxylum , un Lichenpour Leysser et Willdenow ; et Piebentish ,après mûr examen , en a fait un g. sous lenom de Chœnocarpus. M. Mérat regardecomme identiques au Chara fetida les C.ba-irachosperma , funicularis , ramulosa et de -cipiens. Il rapporte également au C. vulgarisles C.fragilis , g(obidaris,capillacea, scoparia,radians et setacea. Le Digitaria ciliare deRetzius est un D. sanguinalis dont les fleursneutres sont ciliées, mais qui porte aussi desfleurs non ciliées. Les Pienonculacées présen-tent aussi les plus grandes incertitudes sousle rapport de la détermination des espèces. Jeprendrai encore pour exemple le g. Adonis.Linné n'en reconnaissaitou, pour mieux dire,n’en légitimait qu'une seuleespèce, Yœstiva-lis. Jacquin en a séparé Y A. miniata; Wall-roth, Y A. maculaia; et Pieichenbach regardecomme identiques à Yœstivalis les A. jlava ,citrina elmicrocarpa de De Candolle. Les A.anomala et parvijîora de De Candolle sont en-core rapportées par le même auteur à VA.fïammea , regardée comme une espèce bienconstatée,et YA.micrantha du savant auteurdu Prodrome ne semble à Pieichenbach autrechose que VA. aummnalis. Un autre bota-niste, M. de Saint-Amans (Flore agénaise,pag. 284 ), réunit VA. flammea de Jacquin àYœstivalis et supprime l’ autumnalis ; il finitpar ne rester que Yœsiivalis. M. SoyerWille-met ( Observ. sur quelques plantes de France ,p. 10) réunit en une seule espèce les Ranun -culus montanus , Villarsii et Gouani, qu’il re-garde comme deux variétés et une variation.

« C'estdans les terrains gras et herbeux, dit-ilpag. 12), que j’ai vu le R. Gouani dans toute

sa force ; il est probable qu'en le transporta* 1 *dans un terrain plus maigre,on le ferait p aS "ser au montanus ou au Fillarsii. » Lescassubius et auricomus sont aujourd'hui re®nis par la plupart des botanistes.

M. Loiseleur-Deslonchamps avaitmisd a ° ÿla première édition de sa Flora gallica, e *a rétabli depuis après l’avoir abandonné, ll °Berberis articulata qui n’était autre cbos®qu’un cas tératologique ou un retour du &cretica au B. vulgaris.

M. Bentham ( Cat. des Plantes des Py^ n ‘ %pag. 75 ) réunit les Draba tomentosa , ste ^lata et lœvipes de De Candolle au Draba stePlata (1) de Jacquin, comme en étant de si*®pies Variétés, et cette opinion paraît fonde®sur des preuves solides. Bernhardi (den Begriff der Pflanzenart , etc. ) dit q ue **Bosa bicolor de Jacquin devient à la tran*plantation la R. lutea. Les Anagallissis , phœnicea , cœrulea et carnea , sont p 0 ®lui trois variétés considérées comme troispèces ; les Sesleriacylmdrica et nitida lu* P a

i est d®

raissentidentiques à Yelongata; il en*

don*

même des Bromus sterilis et longiflorus til regarde la pubescence comme un caractér®très variable,et des B. arvensïs , brachystacktP'la turgescence bulbiforme des racinesPhleum nodosum ne paraît pas à Bernhaun caractère suffisant pour le distinguerPhi. pratense, cette particularité ne lui ayarien présenté de bien constant. Il réunit ausla Maiihiola incana à Yannua connue ^variété, leur croisement ayant donnésance à des hybrides féconds, et il rcg a .les M. glabra DC. et grœca decomme des variétés glabres, tandis fi ue , téM. fenestralis lui paraît une simple va *crépue. Il résulte d’une longue suite

d’e*'

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périences faites par lui-même que les &simum hirsutum et virgatum sont une seul®et même espèce. A ces exemples déjà asse*nombreux je pourrais ajouter toutes les co* 1tradictions, les incertitudes, les doubles en*P lois qui sont dans les species autant de su^perfétations. Je me bornerai à citer les troisvolumes de controverse assez âcre entr®

(r) Je rappellerai en cette occasion que M- Soyer 1met a, dans son Herbier, cinq variations du Draba std (a

1. Pédicelles et carpelles velus;

2 . Pédicelles velus et carpelles glabres;

3. Pédicelles velus et carpelles ciliés;

4. Pédicelles glabres et carpelles ailés 1

5 Pédicelles et carpelles glabres.