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Tome cinquième.
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toïde qu'on nomme hyalomicte , et qui, àcause de cela, a été aussi appelée granitéstannifere. Les mines d’Europe où il est leplus abondant sont celles du Cornouailles et du Devonshire en Angleterre, placées dansle granité et le schiste primitif, et celles deZinnwald en Bohême, et d’Altenberg enSaxe . L’Agleterre est le pays qui en fournitle plus; mais une grande partie de l’Étaindu commerce provient des mines de Bancaet de Malacca , dans les Indes orientales. L’E-tain de Malacca est très estimé à cause desa pureté. En France , on n’a trouvé que desindices de ce minerai; d’abord sur la côtede Bretagne , au lieu cité plus haut, puis àSaint-Léonard et à Vaulry, près de Limoges .Les métaux qui l’accompagnent le plus or-dinairement sont le Wolfram, IeMispickel,le Cuivre pyriteux, etc. C’est la nature dusol, jointe à la présence de ces matières ac-cidentelles, signes avant-coureurs de l’Etain ,qui a conduit à la découverte de ce métalen France , et dans quelques autres pointsde l’Europe . Mais les fouilles qui ont été en-treprises aux environs de Limoges , pourl'exploitation du minerai, n’ont point produitde résultats avantageux. (Del.)

ÉTAIRION. bot.— Ce mot est synonymedu Syncarpe de Richard. M. de Mirbel ap-pelle fruits élairionnaires les fruits multi-ples ou composésde plusieurs fruitssimples.

fsoy . FRUIT.

ÉTALÉ. Patulus. bot. — Cette épithète,qui s’applique aux tiges, aux rameaux, auxfeuilles, etc., désigne une disposition par-ticulière deces différents organes, par suitede laquelle ils forment un angle droit avecles parties dont ils tirent leur origine.

ÉTALON, mam. — Voy . cheval.

ÉTAMINES. Stamina . bot. — Organessexuels mâles des végétaux, les Étaminesforment le troisième verticiile floral en pro-cédant de l’extérieur vers le centre de lafleur, c’est-à-dire qu’elles sont placées entrela corolle et le pistil. On appelle androcéel’ensemble du verticiile staminal.

Une Etamine se compose, en général :1 ° d’une cavité ou poche ordinairement dou-ble nommée 1 ’anthère, destinée à contenir lamatière fécondante ou le pollen; 2° du.pollenlui-même ; 3° enfin d’un support qui sou-tient et élève l’anthère, et qu’à cause de laforme sous laquelle il se présente dans le

plus grand nombre des cas, on appellefilet. Nous étudierons chacune de ces partiesspécialement, et surtout le filet et l’anthère;mais auparavant, nous entrerons dans quel'ques considérations générales sur les Etam*'nés considérées dans leur ensemble. Ain * 1nous parlerons successivement : 1° du non*'bre des Étamines ; 2° de leur direction ; 3° ^ eleur proprotion relative; 4° de leur positif 11relativement aux pétales ; 5° et enfin de lc° rsoudure entre elles, soit par les filets, s 0 ' 1par les anthères, soit par ces deux parties e*>même temps.

lo Nombre des Étamines. Il est extrême*ment variable dans la série des végétaux*trouve des fleurs qui n’offrent jamais qu’un eseule Étamine; d’autres deux, trois, quatre*cinq , dix, vingt, cent ou même davantageEn général, le nombre des Étamines est fi* e ’et à peu près invariable dans les plantes q 01en présentent d’une à dix. Ainsi l’HipP uri5 ’la Valériane rouge, n’offrent qu’une seuÉtamine ; le Lilas, le Jasmin , les Saug e ^ fdeux ; les Iris , le Blé , trois ; leCaille- ,al Jquatre; le Tabac et les Solanées , la Bourra^che et les Borraginées , cinq; le Lis, l aîipe, six; le Marronnier d’Inde, sept ;Bruyères, huit; les Lauriers, neuf; l'^ 1et les Garyophyllées, dix.

Au-delà de dix , le nombre des Étami* 1 ^n’offre plus de fixité. Ainsi on ne trouve P^de végétaux ayant constamment onze, doutreize , quatorze Étamines. Par exeidans le Réséda, on voit dans certaines flequatorze Étamines ; dans d’autres, Q useize, dix-sept ou dix-huit.

Linné s’est servi du nombre des Étamupour caractériser les douze premières cla$^de son système, rangeant dans la P rem , on ttoutes les plantes dont les fleurs n° .qu’une Étamine ; dans la seconde, celles

en ont deux ; ainsi successivementla dixiéme, où se trouvent réunis les ^taux à dix Étamines. Maintenant, dans la^ziéme, il a groupé les végétaux dont es Jemines oscillent entre onze et vingt; il a ^ frïiecette classe dodécandrie , et enfin ildeux classes pour les plantes qui ont p *vingt Étamines , savoir: 1° la P olyan oJfi1S iedontles Étamines sont hypogyniques, c ^la Renoncule et le Pavot ; 2° Vicosanles Étamines sont insérées au calice ;pie : la Rose, etc.

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