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Tome cinquième.
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de s cloches; uni avec le double de son poidsPlomb , il constitue la soudure desPlombiers; à l'état d’amalgame, il sertPour l’étamage des glaces. L’étamage ordi-° a ire consiste dans une légère couche de ce^ètal appliquée sur le Cuivre ; en recou-Vr ant la Tôle de la même manière, on a le^r-blanc. Il fait partie de la potée d’Étain,de l’Or mussif et de diverses dissolutions em-ployées dans la teinture.

Considéré minéralogiquement, l’Etain est^ a base d’un genre composé de deux espècesSe ulement, qui sont I’Étain pyriteux etl’É-ïa in oxydé. On reconnaît la présence de l’É-la *n dans ces espèces, à ce caractère que,s °ltle minéral, soit le précipité qu’il donne^ a ns l’acide azotique, étant attaqué par l’a-c, de chlorhydrique, la solution produite parCe dernier précipite en pourpre par le chlo-r Ure d’or.

i° Étain pyriteux ou Stannine Beud 1 .,^‘Pnkies, Wr. Combinaison complexe d’unat °ttie de double sulfure d’Étain (S n Ca 4 S 4 ).

d’un atome de double sulfure d'Étain etde Fer (S n Fe 2 S 4 ). Une analyse de Kiaprotha donné pour résultat : Soufre, 30,5; Etain ,Cuivre, '30; Fer , 12. —L’Étain pyri-î e Px est une substance métalloïde d’un grisJau &àtre, compacte, à cassure granulaire,et offrant quelquefois, mais rarement, dans® es cavités, de petits cristaux de forme cu-ü| <ïue; fragile, assez tendre, et donnant unePoussière noire ; fusible sur le charbon avecPôt d’une poussière blanche non volatili-. e ; soluble dans l’acide azotique, avecs e P a ration d’oxyde d’Étain et de Soufre.Cettetro S * ance ’ extrêmement rare, n’a encore étéj e Uv ée qu’en petites masses, en Cornouail-^ » dans les mines de Cuivre pyriteux dep^'Rock, près de Sainte-Agnès. Jusqu’à

r en<en

j nt Ure l Qui, peut-être, jouirait de propriétés

pressantes,

^in° ^ Tain oxydé ou Cassitérite , Beud*.Per^^ 0 et Zinnerz des Àllem. C’est l’Étainat Q ° x ^éou l’oxydeStannique,composé d’uno m<ï d’Etain et de deux atomes d’oxygène,gè ne n poi ds.de 78,67 d’Étain, et 21,33 d’oxy-lè uie Ce minéral > Qui cristallise dans le sys-Pect quadra «que, est une substance d'as-P^erreux , le plus souvent brune ,T - v.

Se ut il est sans usage; si l’on venait à lec °utrer plus abondamment, on pourraitot) fenir, par la fonte, une sorte de Bronze

quelquefois grise ou d’un blanc jaunâtre,transparente ou opaque, à éclat gras ou ada-mantin. Elle raie le verre ; sa densité est de6,8. Elle est infusible; mais sur le charbonet à un bon feu de réduction, elle se réduiten un bouton malléable lorsqu’elle est enmince esquille. Elle est immédiatement at-taquable par l’acide chlorhydrique , dontla solution donne un précipité pourpre parle chlorure d’or.

La Cassitérite se présente le plus souventcristallisée en quadroctaèdres ou en dioc-taèdres scalénoédriques, qui dérivent d’unoctaèdre à base carrée, dont les angles laté-raux sont de 87°, 16’. Ces cristaux offrentsouvent une hémitropie par juxta-positionqui se répète quelquefois en plusieurs sens.Le plan de jonction des deux individus estparallèle, et l’axe de rotation perpendicu-laire à une face de l’octaèdre tangent auxarêtes culminantes du fondamental. Ce se-cond octaèdre, adopté par Haüy commeforme primitive, a ses angles à la base de67°,59’. Quelques traces de clivage se mon-trent parallèlement à l’axe et aux arêtes desbases des deux octaèdres précédents.

L’Étain oxydé se trouve aussi dans la na-ture, mais beaucoup plus rarement à l’étatdeconcrétions fibreuses, constituant ce qu’onappelle vulgairement VÉtain de bois , parceque les petites masses mamelonnées dont ilse compose sont formées de couches de di-verses teintes, que l’on a assimilées aux cou-ches ligneuses qui se montrent sur la coupedes arbres. Enfin l’Étain oxydé se rencontresous forme de grains arrondis ou de cail-loux roulés dans les anciens dépôts d’allu-vions, principalement au Mexique, en Cor-nouailles et en France , sur la côte de Piriacen Bretagne . L’Étain oxydé en cristaux et engîtes réguliers appartient aux terrains decristallisation, et notamment à ceux de gra-nité, de micaschiste, de gneisen ou hyalo-micte et de schiste primitif. Il y est en filonsbien réglés, en amas où atockwerk , en grainsdisséminés dans la roche. Les filons d’Étainsont généralement coupés par d’autres filonsmétalliques, par exemple, par des filons deCuivre pyriteux; mais jamais ils n’en tra-versent d’autres eux-mêmes; ce qui démon-tre leur ancienneté. Une des roches cristal-lines qui renferme le plus souvent de l’É-tain oxydé est cette espèce de roche grani-

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