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Nous ne hasarderons aucune opinion surla théorie encore si controversée de l'éthéri-fication , cette partie de la science étant en-core dans l’enfance. (R... ...d.)
*ETHERIDÆ, Swains . moll. —M. Swain-son donne ce nom à une petite famille qu’ilpropose dans son Manuel de malacologie.Cette famille se composerait des deux genresÉthérie et Mullérie. Nous sommes surpris detrouver encore le genre Mullérie dans uneMéthode, puisqu’il a été démontré qu’il fai-sait double emploi avec celui des Ethéries.Foy. éthérie. (Desh.)
ETHÉRIE . Eiheria (nom mythologique).moll. — Le genre Éthérie de Lamarck est unexemplede plus de la nécessité où est aujour-d’hui le zoologiste de connaître à la fois les Mol-lusques et leurs coquilles, pour bien apprécierla valeur des genres, et déterminer leur placedans une méthode naturelle. Lorsque La-marck créa le genre qui nous occupe, dans lesAnnales du Muséum, il était persuadé qu’ilprovenait des mers profondes de Madagas-car , et il le rapprocha, d’après les caractèresde la coquille, de la famille des Cames,parce qu’il remarqua deux impressions mus-culaires dans une coquille bivalve, ostréi-forme, nacrée, et à test lamellaire. Les Éthé-ries. à cette époque, étaient très rares dansles collections; on les recherchait vainementdans la mer : aussi ce fut une espèce d’évé-nement dans la science, lorsque l’on sut,par M. Caillaud, au retour de son voyagedans la Haute-Égypte , que les Éthéries peu-plent en abondance les eaux douces, etprincipalement celles du haut Nil . M. de Fé-russac, qui se chargea de résumer et de pré-senter à l’Académie les observations de l’in-trépide voyageur, fit ressortir l’intérêt decette découverte , compléta l’histoire de cegenre curieux , et réduisit le nombre desespèces, en leur assurant une meilleuresynonymie. M. de Férussac, à la suite decette notice, proposa l’établissement d’ungenre nouveau, auquel il donna le nom deMullérie, etqu'après vérification nous avonstrouvé ne renfermer que des individus jeu-nes et plus aplatis de l'Éthérie .
Gomme lesaventlesconchyliologistes, de-puis la publication du grand ouvrage dePoli, le genre Came a un animal caractérisépar trois ouvertures au manteau. La pre-mière de ces ouvertures est Û plus grande ;
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elle donne passage à un pied cylindracé, q» el’on peut comparer à celui des Bucardes*Les deux autres perforations palléales sontpostérieures et représentent les siphonscourts des Bucardes et de quelques autresgenres. Lamarck supposait que l’animal desÉthéries présenterait des caractères analo-gués; mais il était dans l’erreur, et, grâce aMM. Rang et Caillaud , on sait aujourd’huique l’animal de l’Éthérie a des caractèresqui lui sont propres et qui s’éloignent docelui des Cames. Cet animal se rappr° c ^ ebeaucoup plus de celui des Mulettes et desAnodontes qu’aucun autre lamellibranche-Les lobes du manteau sont séparés danstoute leur étendue; à l’extrémité postérieurede l’animal, on remarque une bride forméepar l’extrémité de la branchie, derrière l aquelle l’anus vient se décharger. Un fait* 0 ''téressant dans ce genre, c’est que l’anim 3est pourvu d’un grand pied aplati, dont I e *trémité se dirige en avant, et aui ressem
côte
et qui i
beaucoup à celui des Unio. De chaquede cet organe, et enveloppant la base demasse abdominale, se montre une pa» regrands feuillets branchiaux qui. s’étend®^jusqu’à l’extrémité postérieure, au-delamuscle abducteur postérieur des valves-fin la bouche, située, comme à l’ordinai re ’à la partie antérieure et moyenne de la bdu pied, est accompagnée, de chaque
côte-
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d’une paire de petits palpes labiaux ^dés par leur bord postérieur, lamelleuxdedans , et tronqués au sommet. Conclon devait s’y attendre, l’animal des Bthér*est attaché à sa coquille par deux muscpuissants : l’un, antérieur, allongé, la, ^ tune impression en massue ; le postérieurarrondi ou ovalaire. Quant à la coqu» ’el le se distingue parmi tous les autres g enr ® ^elle est revêtue, au-dehors, d’un épider ^d’un vert plus ou moins foncé; elle est 1
gulière, et, ce qui est fort remarquable, l au^ nn " nn ‘ nn individus se fait dans la mêm^
t par la valve droite, tantôt p aa l’inte-
hérence desespèce, tantôt
la gauche. Le test est boursouflé a ^rieur, et si on le casse, on s’aperçoit
elle»
coquille est entièrement formée de Iam e,, ' , “irrégulières, plus écartées et plus nombreuses que celles des Huîtres : aussi, sous unvolume égal, la coquille des Ethéries es^beaucoup plus légère que celle des autic-Mollusques. La matière du test est nacrée