EUP
EUP
503
en larmes ou en masses arrondies ou ra-meuses de la grosseur d'un pois , ou beau-coup plus volumineuses quand elle n’estPas épurée ; ayant l’aspect de la cire jaune,lisse, fragile et friable. Son odeur est pres-que nulle, sa saveur âcre et corrosive. Ellefie paraît subir aucune altération sensiblePar l’action du temps, et n’a encore étél’objet d’aucune falsification.
L’Euphorbium qu’on extrait par incisiondes espèces précitées est un poison corrosif* r ès énergique, rarement employé à l’inté-r *eur , et qui entre dans plusieurs prépara-tions épispastiques. Il est presque complè-tement insoluble dans l’eau, mais très solu-té dans l’alcool. C’est de l’Afrique et del’inde que nous recevons l’Euphorbium duc ommerce ; il nous arrive dans de grandss acs de cuir.
Les capsules de ces Euphorbes sont elles-fiaêmes des poisons très violents.
Parmi les espèces indigènes qui présen-tent quelque intérêt sous le rapport phar-maceutique, je citerai l’Épurge, E. lathyris ,^°nt les graines contiennent une huile pur-gative qu’on en tire par expression, et qu’ona Proposée comme un succédané de l’huilede Croton. Ce médicament, quoique moinsénergique que cette dernière substance, estNéanmoins encore un drastique puissant surle( îuel il serait utile de faire des expériencesen constatassent les effets. Un des avan-ces de l’huile d’Épurge serait son basPrix .
Qn dit qu’en lavant cette huile avec dee au bouillante aiguisée d’acide sulfurique,*?fi peut la rendre inoffensive et propre àetre employée dans les usages domestiques,^aque pied de cette plante peut produireeiiv »ron 100 grammes d’huile.
L’écorce de l’Épurge, administrée à la dosee 1 gramme, est éminemment purgative;^is elle a l’inconvénient de causer des vo-missements.
T fiut<
même
es les autres espèces jouissent desfies propriétés. Celles indiquées par le, x sont : les E. cyparissias ( petit Cy-g e ^ * veplus » helioscopia (Réveille-matin),ar diana , piihyusa , sylvatica et ipéca -Y* nha ' Cette dernière espèce , originaire demérique septentrionale, est un des plus^celi enls succédanés de l’Ipécacuanha ; ila regretter qu’on ne le substitue pas à
ce médicament. M. Deslongchamps pensequ’on pourrait encore le remplacer avanta-geusement par les racines des E . gerardianaet cyparissias ; ce qui nous affranchirait d’untribut étranger.
Il croît dans nos environs 16 espèces d’Eu-phorbes. (G.)
EUPHORBIACÉES. Euphorbiaceœ. bot.ph. —Ce grand groupe de plantes dicotylé-donées diclines a pour caractères générauxl’unisexualité constante de ses fleurs , dansles femelles le plus souvent réduites à troiscarpelles réunis avant la maturité , séparésà la déhiscence, la présence dans chacund’un ou deux ovules suspendus à l’angle in-terne , et plus tard le développement plusou moins considérable d’un périspermecharnu-oléagineux autour d’un embryon àradicule supère, à cotylédons foliacés. Nousen séparerons donc plusieurs plantes à grai-nes dépourvues de périsperme, dont on acomposé une tribu sous le nom de Prosopi -doclinèes , mais qui nous paraissent devoir,si en effet elles présentent invariablementce caractère, former une petite famille dis-tincte à laquelle, pour se conformer auxlois ordinaires de la nomenclature bota-nique, on donnera un nom tiré du plus an-cien de ses genres, celui de Pèracées. La fa-mille des Euphorbiacées ainsi circonscrite,outre ces caractères essentiels que nous avonsindiqués en commençant, présentera les sui-vants : Calice libre, à 5-6 folioles, quelque-fois à 4 , 3 ou 2 , entièrement distinctes ousoudées entre elles à une hauteur plus oumoins grande, manquant d’autres fois tout-à-fait. Corolle nulle le plus souvent, consis-tant, lorsqu’elle existe, en plusieurs pétaleslibres ou soudés, ordinairement en nombreégal aux folioles calicinales et alternant avecelles. Souvent divers appendices sous laforme de glandes, d’écailles ou de mem-branes , en même nombre et opposées aucalice , ou en nombre double et s’opposantaussi aux pétales. Dans les fleurs mâles : Éta-mines indéfinies ou définies en nombre dou-ble des folioles calicinales, ou égal, oumoindre, insérées sur le torus au centre dela fleur, ou autour d’un rudiment de pistil ;à filets libres ou soudés , soit en tube , soiten un ou plusieurs faisceaux; à anthères bi-loculaires, introrses ou extrorses, s’ouvrantpar des fentes longitudinales, très rarement