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t0 Pe comptait alors de physiologistes, depsychologues, de naturalistes ; plusieursf °‘s décrite et figurée dans d’importants ou-Vra ges, tels que Y Histoire naturelle de Buffon et les Transactions philosophiques ; célébrée^éme par plusieurs poètes, au premier rang^ es queis se place l’illustre Pope ; enfin men-l '°bnée presque sans aucune exception dansles ouvrages tératologiques qui ont parude Puis un siècle et plus. Cet être double ♦c °nnu par de si nombreux documents, estque je prends pour type du genre^gopage, et que je vais étudier spéciale-^nt, soit dans sa conformation anatomique,dans la merveilleuse harmonie de ses°bbles fonctions.
dû!
Hélène et Judith, placées à peu près dos àétaient réunies extérieurement dans laS ,Q n fessière et une partie des lombes. LesSanes sexuels externes offraient des tracesRentes de duplicité ; mais il n’existaitseule vulve située inférieurement,^cachée entre les quatre cuisses. Le vagin,*bord unique , ne tardait pas à se diviserj, deux vagins distincts, et tout le reste deç a Ppareil sexuel était double. De même ill ç sl ait deux intestins seulement réunis verstl ar orifice en un canal commun , et abou-. Sant par leur extrémité commune à un* Us Placé entre la cuisse droite d’Hélène et
ga uche de Judith. Il en était de même
( i e ;s . ,Jcu * rachis, réunis seulement à partirSeconde pièce du sacrum, et terminéscoccyx unique. Enfin, les deux aortess deux veines caves inférieures s'unis-Par leurs extrémités, et établissaienttf e . ^ ar ges et directes communications en-^ a Ut S ^ 6ux cœurs - De là une demi-commu-
• rtl ^ nes physiologiques et pathologiques
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Qe vie et de fonctions, source de phé-
^ Plus haut intérêt.
CI deuï sœurs n’avaient ni le mêmeraiï ient ni le même caractère ; Hélèneiot e u? lus grande > plus belle, plus agile, plusà l’âg^ enle et plus douce. Judith, atteinte* e stée Slx ans d une hémiplégie, étaiti’ P ' Us P et *le et d’un esprit lourd : ellecontrefaite, et avait la pa-Son Peu décile. Hélène et Judith sepor-^acn Une a l’autreune tendre affection, et,r ait a ’ ait Un auteur contemporain, souf-re q e ant de la triste position de sa sœurT P r °pre infortune. Cependant, du-
rant leur enfance, il leur arrivait fréquem-ment de se quereller, et même de se frapperl’une l’autre à coups de poing ; quelquefoisaussi la plus forte ou la plus irritée soule-vait l’autre sur ses épaules, et l’emportaitmalgré elle. Les règles parurent chez toutesdeux vers seize ans, mais non en mêmetemps, et il y eut toujours depuis des diffé-rences entre elles pour la durée, la quantitéet l’époque de l’écoulement menstruel, mal-gré l’unité de l’orifice extérieur de l’appareilsexuel. Elles éprouvaient simultanément lebesoin d’aller à la selle, mais séparément ce-lui d’uriner. Elles pouvaient marcher, soit enavant, soit en arrière, mais avec lenteur, ets’asseoir en faisant éprouver à leur corps unetorsion assez incommode. L’une étant éveil-lée, on voyait quelquefois l’autre dormir, oubien l’une travaillait et l’autre se reposait.Elles avaient eu simultanément la rougeoleet la petite-vérole ; et si d’autres maladiesn’atteignirent que l’une des deux sœurs,l’autre avait du moins des accès d’un ma-laise intérieur, et était en proie à un vifsentiment d’anxiété. Frappés de cette déplo-rable solidarité entre les deux sœurs , tropbien expliquée par leur organisation, lesmédecins annoncèrent que la mort de l’uned’elles aurait pour suite nécessaire et pres-que immédiate celle de l’autre. Dans unegrave maladie que fi t Judith à dix-neuf ans,on crut même devoir préparer aussi à lamort la malheureuse Hélène, et lui admi-nistrer, encore pleine de vie, les dernierssacrements. Judith guérit cependant, maispour succomber trois ans après à une mala-die de l’encéphale et des poumons ; et alorsse vérifièrent les horribles prévisions desmédecins. Atteinte depuis plusieurs joursd’une fièvre légère, Hélène perdit presquetout-à-coup ses forces, tout en conservantl’esprit sain et la parole libre. Après unecourte agonie, elle succomba victime, nonde sa propre maladie, mais de la mort de sasœur : toutes deux expirèrent presque dansle même instant. Ainsi périrent ces denxmalheureuses filles, unies entre elles pourleur malheur par des liens indissolubles,et condamnées, par une affreuse et inévita-ble fatalité, à souffrir pendant toute leurvie, puis à mourir l’une par l’autre.
(Is. G. S.-H.)
*EUSQMUS(év, bien ; awjaa, corps), ins.—67