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aussi bien pour la psychologie que pour laphysiologie.
On voit aussi par ce qui précède que lesgenres de cette famille se rapportent natu-rellement à deux groupes, selon que l’uniona lieu au-dessus ou au-dessous de l’ombilic.Les deux genres Métopage et Céphalopagecomposent le premier groupe; au secondn’appartient encore qu’un seul genre, quenous avons nommé Pygopage , conformé-ment aux règles générales de la nomencla-ture tératologique.
1. Métopage. Metopages , Is. Geoff. (pourMètopopage , selon une abréviation consa-crée par l’usage pour d’autres mots :
«tcov, front, et le radical commun nayeiç, uni,réuni).—Deux individus unis par les têtes,front à front, caractérisent ce premier genre,qui est fort rare, que nous n’avons même ja-mais eu l’occasion d’observer par nous-même,mais dont l’existence est authentique. Tie-demann a fait connaître un cas de Métopagiechez le Canard, et les annales de la sciencementionnent plusieurs Métopages humains,dont l’un, né dans le xvi e siècle, a vécu dixans. C’était une double fille , dont l’histoirenous a été transmise par Sébastien Munster ,puis par Cardan, Gemma, Kœnig, Paré , ettous les tératologues des xvi e et xvn* siècles.Les deux sujets composants, accolés par lesparties extérieures et supérieures de la tête,étaient, dans leur situation ordinaire, direc-tement opposés l’un à l’autre, front à front,poitrine à poitrine, ventre à ventre. Ils nevoyaient que de côté les objets environ-nants ; ils ne pouvaient se coucher, se lever,marcher qu’ensemble ; et quand l’un avan-çait, il fallait que l’autre reculât. L’une desdeux sœurs ayant succombé à dix ans, onessaya de séparer l’autre par une opérationchirurgicale qui ne réussit point.
2. Céphalopage. Cephalopages , Is. Geoff.(xe<paX>î, tête ; Trocyeiç, réuni).—Dansce genre,la réunion a encore lieu par la tête, mais surune étendue plus grande, et avec cette cir-constance remarquable que le front de l’undes sujets composants s’unit avec l’occiputde l’autre, et réciproquement. Les deux vi-sages, par rapport à l’ensemble du Monstredouble, sont donc tournés en sens in-verse ; la face ventrale de l’un des sujetscomposants fait suite à la face dorsale del’autre ; et si l’un est dans la supination
Pautre est nécessairement dans la prona-tion.
On ne connaît aucun cas de céphalopagiedans lequel la vie se soit prolongée long-temps après la naissance ; mais, du moins,un Céphalopage bi-femelle, né en déceint>r e1733, était encore bien portant en mars 1734,au rapport d’Albrecht. Un autre, né en 17Û 3 ’vécut aussi quelque temps, et assez du moinspour embarrasser beaucoup le curé chargéde le baptiser. Cet ecclésiastique ne savaits’il devait donner un double baptême à l adouble tête du monstre ; il finit parbaptiser deux fois, ayant remarqué <ï ueles mouvements des deux sujets composantsétaient indépendants, et ayant présumé qu’ildevait exister deux cerveaux distincts etcomplets. Cette disposition est en effet ccll equi existait chez un Céphalopage bi- mâle ,né avant terme à Paris en 1829, que nousavons pu examiner le lendemain de sa nais-sance, et sur lequel M. le docteur Villeneuvea publié un Mémoire étendu et intéressant*
3. Pygopage. Pygopages , Is. Geoff.ou , région fessière ; ira ytfç , réuni }•Cette monstruosité , que caractérise l’unio 11des deux sujets composants par la région fes"sière, est fort rare ; on en connaît cependantun exemple chez le Veau, et plusieurs dans
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en 1700, et qui périt à quatre mois à la § uitede tentatives faites pour séparer l’un detre les deux sujets composants; et un autr eCéphalopage bi-femelle, né en Hongrie P recisémentun an après, et qui a acquis danle xvm e siècle une si grande célébrité *nous croyons devoir reproduire ici pres<l ü ^en entier l’histoire que nous en avons de^née dans notre Histoire générale deslies , t. III, p. 50, d’après les documentsginaux. Nous voulons parler de cette doufille, née en 1701, à Szony bourg de Honi r ^baptisée sous le double nom d’Hélène cJudith ; offerte à sept ans en spectacle acuriosité publique; promenée success*ment en Allemagne, en Italie , en F ra ° e ,en Hollande, en Angleterre , en ^° ]0 ^] e splacée à neuf ans par les soins c * iar * i e0 |j<'de l’archevêque de Strigonie dans un 5vent de Presbourg , où elle mourut _sa vingt-deuxième année; examinée ^dant ses voyages par tout ce que