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qu’à sa partie postérieure ; le larynx infé-rieur est formé par une petite largeur re-pliée sur elle-même.
Le cerveau est très petit, et j’ai trouvéque son rapport de poids à celui du corpsest comme 1 : 273.
Le rapport du volume de l’œil à celui dela tête est comme dans le Coq.
Les Faisans sont des oiseaux d’une formeélégante, d’un port gracieux, d’une dé-marche aisée et facile; leur plumage, denature généralement assez rude, ce qui estcommun aux Gallinacés, est pourvu de cou-leurs brillantes et tellement variées suivantles espèces, que toute description sommaireest impossible. On y trouve néanmoins troistypes de coloration : 1° le Faisan commun ,dont la tête et le cou sont d’un vert doré àreflets bleus, les flancs et la poitrine d’unmarron pourpré brillant, le manteau brunbordé de marron, et la queue d’un gris oli-vâtre à bandes transversales noires; 2° leFaisan doré, à huppe jaune d’or, la colleretteorange bordée de noir, de plumes d’un vertmétallique au bas du cou; le ventre rouge,le croupion et le dos jaune doré, les rémi-ges premières brunes ; les autres bleu-in-digo, et la queue fauve, à réseau noir mêléeà des rectrices rouges; 3° le Faisan argentéblanc , à huppe, gorge , thorax et abdomend’un noir intense. Les femelles diffèrent desmâles par une taille moindre et des cou-leurs plus sombres; celle du Faisan doréa un plumage qui rappelle celui de laBécasse.
Pour cet oiseau, comme pour la plupartde ceux dont on écrit l’histoire, on ne con-naît les mœurs que d’une espèce, celle quiest la plus répandue, et c’est aussi cellequ’on peut prendre pour type de l’histoiredu genre, en y mêlant les détails relatifsaux mœurs des autres espèces.
Le naturel des Faisans est sauvage et so-litaire ; ils fuient à la moindre apparence dedanger, et s’envolent avec une rapidité quiparaît contraster avec leur incapacité appa-rente pour ce mode de progression. Quandon les approche, ils commencent par se blottirà terre, puis prennent brusquement leur vol,qui est très bruyant, et souvent en fuyantles mâles poussent des cris aigus. Ce cri tientle milieu entre celui du Paon et celui de laPintade, c’est-à-dire qu’il n’est pas mélo-
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dieux. Les femelles ont la voix plus faible etplus douce.
Ils se plaisent dans les plaines boisées etdans les lieux humides où ils trouvent desLi-maçons en abondance ; mais ils changent deplace quand l’herbe et les buissons sont trophumides. Ils se tiennent le jour à terre, etquelquefois s’avancent dans les champs cul-tivés ; au coucher du soleil, ils gagnent lesgrands arbres pour y passer la nuit. Suivantle temps, ils perchent plus ou moins haut.Lorsqu’il fait beau, ils montent à la cimede l’arbre , et quand le temps est mauvais >ils restent sur les branches inférieures. Eesfemelles ne perchent que quand les peti tssont élevés. Tant qu’ils sont faibles, elles re s "tent à terre. Dès qu’ils sont un peu forts,les font percher sur des branches basses etles réchauffent sous leurs ailes ; plus tard ,elles les habituent à percher.
La nourriture des Faisans consiste engraines de toutes sortes, baies de Genévrier ?ronces sauvages dont ils sont très friand 5 ?graines de Genêt, et de Faines , Nèfle 5 »Groseilles, baies de Sureau, Insectes, Ve** 5 ’Fourmis et Escargots.
Les dispositions sauvages du Faisan , fl ulle portent à fuir non seulement les autresoiseaux, mais même ceux de sa propre espèce, ne s’adoucissent qu’à l’époque d®pariade, qui a communément lieu enou avril. Les mâles, qui se livrent alors ecombats furieux , et se tuent mêmequefois en se frappant sur la tête à g ral *coups de bec, se mettent en quête de fl* 1 *ou cinq femelles, qui les fuient dès fl u f*ont à satisfaire au besoin de l’incubatbflDmais on les retrouve en petites bandesl’automne. g
La Faisane niche à terre dans lesfourrés, et y pond de 12 à 24 œufs de ^leur olivâtre claire, marquetés de tachesnés arrangées en zônes circulaires. Ils 50 j apeu moins gros que les œufs de Poule ,coquille en est plus mince que celle des ^de Pigeon. Le Faisan à collier pond P^^tet ses œufs, beaucoup plus nombreux,;bleu tendre, ou verdâtres tiquetés de ^les œufs du Faisan doré ressemblent ade la Pintade ; ils sont plus petits fl u ^ ^de la Poule, plus rougeâtres que ^ ^Faisan commun, et la coquille en ^ aJ .„dure. En général, les Faisans dores