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c e groupe. Ils sont organisés pour un vol longsoutenu. Leur bec, muni d’une forte dentet quelquefois de deux , leur permet de dé-chirer leur proie avec plus de facilité que,e s autres Rapaces ; leurs ongles longs, acé-r és et courbés en demi-cercle, rendent chezeiJ x la préhension immanquable. Ils ont, deWus, la livrée la plus brillante de tout leS p °upe. Les Vautours, les Aigles , les Pygar-8ues, les Buses, ont un vêtement sombre ets ans variété , tandis qu’à chaque livrée lesfaucons prennent un nouvel habit, toujoursPlus élégant; il n’y a que le Jean-le-Blancet le Milan qui puissent leur disputer leP p ix de la beauté. Mais malgré tous ces avan-ces , on les a mis à la fin du groupe desCiseaux de proie diurnes, et ce sont en effetplus mal partagés sous le rapport de lata üle. Le Gerfaut, le géant de ce genre, este p os comme une Poule de Caux ; le Fauconest un peu plus petit : puis viennent les Ho-^ er eaux, les Crécerelles, gros comme des Gri-Ves ; et le myrmidon du groupe , le Faucon^ es Moineaux, est à peine de la taille d’un^ f os-Bec. On ne trouve en effet, dans aucun^ r °upe des Accipitres, une telle exiguité del 'dlle. Est -ce une raison pour les placer lesJerniers, quand ils réunissent tous les attri-‘ u ts qui les élèvent à la première place?ra nchement et absolument carnivores , ilsr °*usent la chair morte, lors même qu’ilsp° nt le plus pressés par le besoin, et ils se° nt oiseaux de passage quand l’hiver chassee n os climats les oiseaux qui leur serventPâture. Il .me semble que ce sont les pre-des Accipitres, ou, pour mieux dire,s s ont la plus haute expression du groupe°iseaux de proie; ils sont le centre detype , autour duquel s’irradient tous lesRapaces, comme autant de rayonss Ur *e origine moins pure ou d’une organi-l ° n moins complète.
Ce s Oiseaux ont un plumage résistant, et,, e c °uleur plutôt sombre qu’éclatante, si, °h e
la
a excepte le blanc, qui se trouve mêléa livrée de quelques espèces. On trouver oq Z t0Us le 1)1,1111 P^ us on moins f° nc d ? lex \ presque jamais le noir pur, et quel-
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0ls l’isabelle et l’ardoisé, le tout fine-
grivelé; mais chez ces oiseaux commele s autres Rapaces, non seulement
Mia' ^ var *ent par la couleur et la taille,ls encore les individus diffèrent entre
eux suivant l’âge , à un tel point qu’ilssont le plus souvent méconnaissables; aussices dissemblances ont-elles fait considé-rer par les naturalistes du siècle dernierles individus de divers âges comme autantd’espèces distinctes. Il leur faut trois anspour avoir pris leur livrée complète ; encoresubissent-ils dans tout le cours de leur viedes variations accidentelles très nombreuses.Dans les petites espèces, les jeunes se ressemblent tellement par le plumage qu’on nepeut les distinguer que par la proportion desailes à la queue , par la couleur des pieds,communément jaunes chez les adultes ( leKobez les a rouges), et gris chez les jeunes.La cire et les cercles péri-ophthalmiquessont bleuâtres chez le Gerfaut et le Lanier,excepté dans la vieillesse , où ils deviennentjaune sale; jaunes chez les Faucons pèle-rins , le Hobereau, le Rochier, la Cresserelle ;couleur de minium dans le Kobez , etc.
La femelle est toujours plus grande quele mâle, qui s’appelle Tiercelet, nom appli-qué à toutes les espèces , et n’en désignantpas spécialement une.
Les Faucons sont des oiseaux d’une légè-reté sans égale ; ils nagent dans l’air, pourme servir de l’expression favorite des anciensfauconniers ; et en les voyant planer sansque leurs ailes remuent, on ne les croirait pasau milieu d’un élément d’une si grande té-nuité. Leur vol est rapide et soutenu. Quandils chassent, ils rasent le sol, et lorsqu’ils pla-nent, ils peuvent s’élever à perte de vue. Larapidité avec laquelle ils parcourent lesdistances est telle, qu’un Faucon échappé dela fauconnerie de Henri IV franchit en uneseule journée la distance qui sépare Paris deMalte, c’est-à-dire plus de 300 lieues. Laconformation de leurs ailes, dont les pennessont fort longues, rend leur vol oblique dansun air tranquille, et les oblige de voler contrele vent quand ils veulent s’élever directement.
L’envergure de cet oiseau est de plus dedeux fois la longueur du corps. Ainsi le Ger-faut , long de I pied 9 pouces, a une en-vergure de 3 pieds 10 pouces.
La marche des Faucons est sautillante etpeu gracieuse; en effet, il est difficile deconcilier l’aisance de ce mode de progressionavec des ongles en demi-cercle d’une lon-gueur considérable, et dont le tranchantdoit toujours être ménagé, et avec une