Band 
Tome cinquième.
Seite
564
JPEG-Download
 

564

FA U

FAU

queue et des ailes le plus souvent fort lon-gues ; aussi le vol est-il l’allure la plus fa-milière à ces oiseaux.

Les Faucons sont nécessairement solitai-res , c’est-à-dire que leur association ne vapas au-delà du mâle et de la femelle, et leurgenre de vie est inconciliable avec la socia-bilité. Chacun d’eux doit sa nourriture à saseule activité , et ils ne peuvent connaîtreles douceurs de l’association, qui leur seraitplus nuisible qu’utile. Cependant, dans leursmigrations, ils voyagent en troupes plus oumoins nombreuses, à la suite des oiseaux quele froid chasse vers des climats plus doux.

Ce sont des oiseaux essentiellement diur-nes, chassant à toute heure du jour, exceptéle Kobez , appelé pour cette raison F. vesper-tinus , qui chasse le matin et le soir. L’ha-bitation ordinaire de ces oiseaux est dans lesforêts, en plaine et en montagne ^quelque-fois même dans les montagnes rocailleuseset nues. Le Gerfaut ne descend dans lesplaines et sur le bord des côtes que quandla nourriture lui manque. Les petites espè-ces habitent les bois voisins des champs, etsouvent, comme la Cresserelle, les clocherset les vieux édifices. Le Kobez se trouve dansles bois ou dans les broussailles. Contraire-ment aux habitudes communes à ces oi-seaux , la Cresserellette recherche les prai-ries marécageuses ; et en avril, on l’y voiten troupes nombreuses dans la Morée.

Ils passent la nuit sur les arbres ou mêmesur les buissons, et y dorment d’un sommeilprofond , mais moins pourtant que celui dela Buse, qui se laisse approcher de très prèssans se réveiller.

Si l’on excepte parmi les Rapaces un Éper-Yier qui a la voix assez agréable, tous les au-tres ont un cri aigu, strident, qu’on a rendupar két , két , két, két , pour le Hobereau ;pri, pri, pri , pri , et cri-cri , cri-cri pourla Cresserelle; gri, gri , gri , gri , pourl’Émerillon de Caroline, où il s’appelleaussi, par onomatopée, Pri-pri ou Gri-gri;pour le Faucon commun, Ma, Ma , Ma, Ma,et pour le Kobez , kli, kli, kli.

Tous ces oiseaux , quoique se nourrissantde proie vivante, n’ont pas les mêmes habi-tudes de chasse; tous pourtant saisissent leurvictime non pas avec le bec, mais avec l’uneou l’autre patte, et presque toujours de côté.Le Faucon et le Gerfaut, dont les habitudes

is tes

sont semblables , tombent, disent tousauteurs, perpendiculairement sur leur proie-aussi arrivait-il quelquefois dans les chassesanciennes que le Faucon qui s’abattait sur m»Héron se perçait lui-même sur le bec aeérque lui présentait son ennemi. C’est pou r "quoi les fauconniers, habitués à cette n® a 'nœuvre du Héron , avertissaient l’oiseau deprendre garde à lui au moment où il d cS 'cendait sur le nid , ou sur l’oiseau quichait à échapper à l’étreinte de son redou-table adversaire; mais Naumann prête 11qu’ils tombent obliquement sur leur victime-Quand ces oiseaux attaquent un Mammi^ C ’c’est à la nuque qu’ils le saisissent, et F'mais il n’échappe à la serre de ses ra* 15 "seurs qui lui crèvent les yeux à coups debec, et terrassent ainsi des animaux <I U 'leur sont supérieurs en force. Mais il ^rare qu’ils les attaquent quand ils vi* eîîtà l’air libre; ils préfèrent le gibi er aplume. Si, dans leur attaque, ils nia 11quent leur coup, ils remontent en 1 a ‘ r ’se laissent retomber, et recommencent j uSqu’à ce qu’ils aient réussi. Lorsque le ** aUcon, rasant avec bruit la terre de ses

Ion "

de

gués ailes , aperçoit une compagnie ^Perdrix, il la suit ou la croise,teint, et en la traversant cherche a ensir une avec ses serres; s’il manque - ^coup, il la heurte si violemment de te P*®*trine qu’il l’étourdit, quelquefois la tue,vient sur elle et l’enlève. Le Pigeon ,guette comme la Perdrix, et dont le v °^

rapide et facile, cherche à lui échapP er e . ts’élevant plus haut que lui; s’il r ^ u ^ nplusieurs fois, il est sauvé, car le F aUrebuté l’abandonne. Naumann a vu ungeon poursuivi par un Faucon, et auq« eles arbres touffus ni les buissons n ’ a>al ^ noffert d’asile assuré, se précipiter JanS gainétang, plonger, ressortir de l’ eaUet sauf, et échapper ainsi aux serresennemi. C’est par une manœuvre sem ^. gque l’Émerillon, l’un des plus petits, ^des plus courageux des oiseaux de P js’empare des Perdrix et des Pigeons. Qil convoite un de ces derniers, il G ° rn ^ 1 a j l> rspar l’isoler de ses camarades ; il se mà décrire autour de l’oiseau qui fuù ^ ^ aclés de plus en plus étroits; et quand i ^portée il le saisit, et souvent tombe a ?avec lui, tant le poids de sa victime