570 FAU
servaient à la Perdrix, à la Caille et à l’A-louette.
Les fauconniers connaissaient sept espècesde vol : le vol pour le Milan, pour le Hé-ron, pour la Corneille, pour la Pie, pour leLièvre, pour les champs, pour les rivières. Ilsdistinguaient aussi deux voleries, la haute,celle du Faucon sur le Héron , le Canard etles Grues, du Gerfaut sur le Sacre et le Mi-lan ; et la basse, celle exercée par le Lanieret le Tiercelet du Faucon, sur les Faisans,les Perdrix, les Cailles, etc.
On comprend par ce qui précède àquelles dépenses énormes entraînait une fau-connerie. Mais il est un moyen bien plus fa-cile et bien moins dispendieux de dresserun oiseau de proie de la petite espèce, telsqu’un Émérillon, un Hobereau ou une Cres-serelle; je le ferai succinctement connaître.L’oiseau qu’on se propose de dresser doitavoir été pris à l’état sauvage, afin qu’habi-tué à chasser , il connaisse toutes les rusespropres à l’oiseau de rapine. Il en estautrement des grosses espèces, qui, adultes,seraient indomptables ; mais on vient plusaisément à bout des petites. On habituefacilement à sauter sur le poing un oi-seau de proie élevé dans la maison ; maisquand on va en chasse pour la premièrefois, il va se poser sur une motte de terreou sur un buisson, et reste dans un étatcomplet d’immobilité, incapable, de volersus au plus petit moineau. M. Susemihlavait un Émérillon privé plein de gentil-lesse, qui s’amusait souvent à s’envoleravec une plume qu’il laissait tomber dèsqu’il était arrivé au plafond, et qu’il attra-pait avant qu’elle eût touché la terre. Mal-gré cette preuve de prestesse, il était tout-à-fait incapable de chasser. Il n’en est pasde même de l’oiseau habitué à la vie libre :dès qu’il aperçoit une proie, il s’élance des-sus et l’abat.
Pour dresser un oiseau , il faut le laisseren liberté dans une pièce où il ne soit pastourmenté, et ne lui donner à manger quequand il vient au sifflet le chercher, puis onl’exerce à sauter sur le poing. Quand il estaccoutumé à ces exercices, on passe dansune pièce voisine, et on l’appelle pour luidonner sa nourriture. Là il ne voit plus sonmaître ; mais il l’entend, et doit s’accoutu-mer à lui obéir. Il faut environ quinze jours
FAU
pour qu’un oiseau vienne au sifflet; on peutalors le conduire à la cour, avec une ficelleà la patte : on le siffle et l’on s’assure qu ilest bien dressé. Quand on lui a fait répéterplusieurs fois cet exercice, on le détache, o* 1continue de s’assurer de son obéissance »puis on le conduit à la chasse bien chape-ronné ; mais comme il serait possible qu’i*ne revînt pas, on lui attache à la patte unelongue ficelle, et on le prépare à se mettreen quête d’une proie en le laissant vingt"quatre heures sans manger. Dès qu’onaperçoit une pièce de gibier, on le décha-peronne et le lâche. S’il revient, on luidonne à manger, et chaque fois qu’on le fm*voler on recommence ; mais il ne faut p* 5le rassasier, sans quoi il ne reviendraitplus.
Cette méthode, moins longue et moinsprétentieuse que celle des fauconniers, con-duit au même résultat. Toutefois il ne fautpas croire que les oiseaux reviennent tou'jours et que tous soient d’un naturel do-cile; mais, pour les amateurs d’oiseaux?l’éducation d’un oiseau de proie est unpasse-temps agréable et n’exige qu’un pc ude patience et un tact qui s’acquiert facile-ment.
La vie des Faucons est très longue ° na une l’exemple de longévité de 120 anspour le Faucon pèlerin.
Les ennemis des Accipitres sont peu nom-breux : leur courage les met à l’abri des attaques des autres Rapaces, et l’élévation «leleur station les met hors de l’atteinte des pctits mammifères, excepté le Cresserelle, donla Martre détruit quelquefois la couvée. sont pour ennemis acharnés surtout les Cor-beaux et les Geais, oiseaux audacieux ecriards, qui les harcèlent sans oser les atw^quer, bien que les Corneilles troublent so«vent dans leur chasse les petites espece^telles que l’Emerillon, le Kobez , etc., et ^oiseaux de nuit avec lesquels il existe la Pprofonde antipathie. _
On ne connaît pas les maladies des ^cons à l’état sauvage; mais dans les ^conneries ils ont contracté, sous Fini u ^de l’éducation, mille indispositions ^les traités de l’art du fauconnier donnenempiriques derencontre co
liste avec les moyenstraiter. Le Filaria tendo semunément chez le Faucon
en très g»»*