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tantôt aussi par la forme ou par la compo-sition seulement. Puis M. H. Abich est venudernièrement proposer une nouvelle espècesous le nom d’Andésine. Enfin cette voieétant une fois tracée, les minéralogistes nes’en sont pas tenus à ces espèces déjà nom-breuses; car, d’après des analyses diffé-rentes, ils ont obtenu des formules diffé-rentes, et ont essayé d’élever au rang d’es-pèce les Felspaths dont elles résultaient:aussi les minéralogistes de notre époquesont-ils tombés dans l’excès contraire à ce-lui qu’on pourrait reprocher à leurs prédé-cesseurs.
Les Felspaths étant des minéraux quijouent un rôle très important dans la com-position de l’écorce du globe (1), on com-prend pourquoi on a tant écrit sur ces sub-stances depuis les travaux d’Haüy . Les der-niers Mémoires qui ont été publiés sur lesFelspaths et les roches felspathiques , aunombre desquels je citerai ceux de M. H.Abich (2), celui de M. Durocher (3), ceux deM. Alex. Brongniart et de ses collabora-teurs (4), celui deM. G. Rose (5), ainsi quecelui de M. Deville (6), ont jeté beaucoupde lumière sur ces minéraux. Mais ces mi-néralogistes , à l’exception de MM. Alex,brongniart et G. Rose, ont suivi, selon moi,u ne marche vicieuse ; car ils ont essayé d’é-tablir des espèces différentes toutes les foisQu’ils ont trouvé des analyses notablementdifférentes et susceptibles d’être traduites enformules différentes, considérant alors cesformules comme définitivement arrêtées.^°ur atteindre ce résultat, tantôt ils se sontSe rvisdes analyses de leurs prédécesseurs,cedUi est le cas exceptionnel, tantôt ils les ontfaissées de côté, en les regardant comme dé-fectueuses, pour s’en rapporter uniquement*ux leurs, qu’ils ont, au reste, interprétéestr °p souvent selon leur caprice. Or, ainsi
^ fi) I-es Felspaths entrent pour les environ dans la
^Position moyenne de l’écorce connue du globe,fi) Ann.de Pog., et Annales des mines, 3 e série, p. 619;sé He, p. 5 79 .
fi) Ann. des mines, 3 e série, p. 5*7.p Extrait des Archives du Muséum d’histoire naturelle ;i "' is > i83 9 .
fi) Ann. de Pog., et Annales des sciences géologiques.
An alyse des Felspaths du Ténêriffe, par Ch. Deville ;
ptes ~ r endus hebdomadaires des séances de l’AcadémieSsci ences, t. XIX, p. 4fi.
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que je l’ai dit ailleurs (1), les formules, dansla supposition que l’on apporte toute la vi-gueur nécessaire à leur déduction ration-nelle, n’étant que la traduction symboliquedes analyses, diffèrent pour chaque analysenotablement différente. Leur exactitude dé-pend donc de celle des analyses, du nombreet de l’interprétation de ces analyses. De"sorte que, pour être en droit d’établir uneformule rationnelle d’un minéral, c’est-à-dire une formule qui deviendrait la repré-sentation symbolique de la compositionmoyenne de ce minéral, il est indispensabled’avoir à sa disposition un grand nombred’analyses qui,chimiquement, différent peuentre elles, et qui aient été faites sur les va-riétés les plus abondantes du minéral prisdans son état habituel ou normal. Au reste,il n’est pas certain, même dans ce cas, quela formule moyenne ainsi déduite ne soitpas susceptible de varier en présence denouvelles analyses et de nouvelles observa-tions géologiques, car le rôle géognostiqued’un minéral doit nécessairement servir deguide pour établir l’espèce,sinon naturelle,du moins rationnelle. D’après ces considé-rations, on voit qu’il est à regretter que lesminéralogistes aient, dans beaucoup de cas,établi trop légèrement des formules, en ou-bliant leur portée véritable et les'élémentsqui sont indispensables pour les déduire.C’est un abus de principes qui peuvent, enminéralogie comme en géologie, être d’ungrand seepurs, si toutefois il existe réelle-ment des lois dans les compositions qui peu-vent être représentées par des formulesfondées sur les rapports en oxygène.
Outre les considérations précédentes, ilen est plusieurs autres , telles que les pro-cédés analytiques, qui peuvent conduire àdes différences notables dans les formulesétablies d’après des analyses isolées.
Ainsi, loin de considérer les formulesdonnées par les minéralogistes comme défi-nitivement arrêtées, je les crois pour laplupart établies sur des bases peu solides,d autant plus quelles sont souvent diffé-rentes pour les divers, auteurs.
Dans cette position , j’ai cru devoir ern-
(i) Mémoire minéralogique et géologique sur les roches dto-ritiques delà France occidentale, brorb. in-8. Paris , i»,',,rt Bulletin de la Société géologique de France.
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