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Tome cinquième.
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ployer une autre méthode, moins exception-nelle et plus conforme aux lois de la nature,il me semble, pour reconnaître parmi lesFelspaths les espèces qui pouvaient être re-gardées comme réellement déterminées , etcelles à l'égard desquelles on ne possédaitpas assez d'éléments, quelles que soient,‘du reste , les formules qui devraient les re-présenter. Ainsi, après avoir discuté lesformes cristallines, les clivages, etc., desFelspaths , j'ai réuni toutes les analyses quipouvaient mériter un certain degré de con-fiance; j'ai groupé ensuite çes analyses,d’après les analogies de composition, deforme cristalline, de texture, de gisement !et diverses autres considérations, pourprendre des moyennes ; et j’ai, enfin, ob-tenu les résultats que je vais exposer.Mais, je le répète , de nouvelles recherchespourront amener des modifications à l’égarddes formules qui représentent les espècesque j’admets parmi les Felspaths. Néan-moins , je ne pense pas qu’il y ait jamaisbeaucoup à changer dans certaines espèces,telles que l’Orthose, l’Albite, l’Oligoclase, laRyacolite et la Labradorite.

La discussion approfondie dont je viensde parler rn'a démontré que l'on pouvaitavec certitude admettre les espèces Orthose,Albite, Oligoclase, Ryacolite et Labradorite,autant que le mot espèce a de valeur enminéralogie ; car l’idée de l’espèce n’a riend’absolu dans cette science, lorsqu’on envi-sage la série du règne minéral comme nousl’offre la nature (1). Les espèces précédentessont assez caractérisées par leurs diversespropriétés, et les documents que l’on pos-sède maintenant sur ces propriétés sont suf-fisants pour les définir d’une manière pré-cise et claire. Mais, quant aux espèces An-désine, Anorthite, Garnalite , Pétalite ,

(l) Dans la nature il n’v a pas réellement d’espèces mi-nérales jonchées et telles qu’on les définit en minéralogieproprement dite. L’écorçe du globe n’offre, en effet, quedes espè«s géologieo-minérales ; car la nature a toujoursprocédé en grand, son objet étant de former des masses oules roches. Par suite de ces phénomènes généraux, les es-pèces géologieo-minérales n’ont pas une composition chimi-que fixe; elles ont une composition qui varie dans certaineslimites, de sorte que si l’on veut admettre des espèces natu-relles, il faut prendre la moyenne des compositions pourreprésenter l’espèce ; et les individus qui constituent l’es-pèce gravitent autour de cette moyenne théorique et entreles limites naturelles que la science ne saurait préciser ri-

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Triphane, etc., je ne pense pas que l’on soi*autorisé à les admettre, encore moins à lescaractériser par des formules. Il peut biense faire que plusieurs de ces espèces existentréellement; mais il est probable aussi qui*y en a moins qu’on le suppose, et que cellesque l’on pourra admettre par la suite de-vront être représentées autrement.

Dans tous les cas, les premières espèces Ten ajoutant toutefois l’Andésine, si l'on ad-met que les observations géologiquesM. de Humboldt dans les Andes, et que lesanalyses de MM. H. Abich et G. Rose suffi'sent pour établir l’espèce Andésine, ce Q u *n’est pas rigoureux, étant les seules Q uljouent un rôle important dans la composétion de l’écorce du globe , il importe peu augéologue, je dirai même au minéralogiste-d’être fixé sur les autres, qui sont des espècesaccidentelles, sinon douteuses, et qui,raison de leur rareté, n’ont aucun intérêtsoit dans l’application, soit dans la phil° sa 'phie de la minéralogie, lorsqu’on envisagécette science sous un point de vue général-La minéralogie pure et appliquée pour m ar 'cher parallèlement avec les autres science*naturelles exige, en effet, qu'on bannissede son domaine les détails qui nuisent a se*progrès, et mérite à tous égards d’être con-sidérée d’une manière plus élevée, P* u&philosophique.

D’après les réflexions précédentes, jedonc diviser les Felspaths en deux catégorie -la première comprend les Felspaths esse»tiels; la seconde, les Felspaths accidentels-

Première catégorie.

Felspaths essentiels*

Ainsi que je l’ai annoncé plus haut,J crange dans la première catégorie l’Ortbose*l’Albite, l’Oiigoclase, la Ryacolite, la Labr*dorite et l’Andésine.

Orthose (O.) (1 )-

( Orthoklos , Felspath ordinaire, pe 'tunzé, etc.)

L’Orthose a pour forme primitive 1J ^prisme oblique rhomboïdal de 138°

61° 02', dont la base est inclinée sur les p a

(t) Dans le système d’annotations que j’ai adoptédiquer la composition minérale des roches, je r' l’Orthose par la lettre O.

goureuseinent.