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fixé tant pour la géologie que pour la miné-ralogie.
PÉTROSILEX.
On a compris sous le nom de Pétrosilexdes substances minérales qui sont en appa-rence identiques, mais qui sont très diffé-rentes minéralogiquement et géologique-ment. Le plus souvent le Pétrosilex est del’Albite; d'autres fois, c'est de l’Orthose, del'Oligoclase ou de la Labradorite; d’autres foisenfin, on donne le nom de Pétrosilex à desroches compactes, uniformes, et résultantdu mélange d'un des Felspaths essentielsavec un autre minéral. .
Le Pétrosilex le plus commun, celui quiforme la base des Eurites, est de l’Albite. Onpourrait donc conserver le mot Pétrosilexpour désigner les variétés compactes et plusou moins pures d’Albite, ou bien les varié-tés homogènes d’Eurite.
Le Jade comprend, comme le Pétrosilex,plusieurs substances minérales. Ordinaire-ment le Jade n’est qu'une Labradorite com-pacte et plus ou moins pure ; d’autres fois, ondésigne sous cette dénomination de l’Albitecompacte et plus ou moins pure.
Le Jade le plus commun, ou le véritabletype du Jade Labradorite, est celui quiforme la base des Euphotides ; c’est alorsune Labradorite plus ou moins souillée pardelà Diallage. On pourrait donc, à l’instardu Pétrosilex, conserver le mot Jade pourdésigner les variétés compactes et plus oumoins pures de Labradorite.
La Néphrite n'est pas un Jade , car la Né-phrite est un silicate d'Alumine et de Ma-gnésie.
Obsidienne, Rétinite , Perlite, Ponce, etc.
L’Obsidienne, la Rétinite , la IJerlite, laPonce, etc., ne sont pas des minéraux pro-prement dits, mais bien des variétés de ro-ches felspathiques ; il en sera question àchacun de ces articles.
Remarques sur les Felspaths essentiels.
Les Felspaths essentiels, c'est-à-dire ceuxqui jouent un rôle important dans la com-position de l’écorce du globe, se réduisentà 6 : l’Orthose, l’Albite, l’Oligoclase, la Rya-colite, la Labradorite, l’Andésine, et peut-être même à ô, l’Andésine étant encore très
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douteuse. Or, si l'on récapitule les formule*respectives des Felspaths essentiels, en ex-ceptant celle de l’Andésine qui n'est pas de-finitive, on a :
Pour l’Orlhose,
3A/ SP + ( K, Na, Ca , Ma ) SP ;Pour l’Albite,
3AZ Si 3 -{- ( Na, K , Ca , Ma ) SP ;
Pour l’Oligoclase,
3A l SP + ( Na, Ca, K, Ma ) SP ;
Pour la Ryacolite,
3AI S P + ( K , Na, Ca, Ma ) SP ; #Pour la Labradorite,
3A/ Si + ( Ca, Na , K , Ma ) SP ;
D’un autre côté,si l'on récapitule les rap-ports qui ont fourni les formules précé-dentes, on a la série suivante :
Pour l'Orlhose.
. 1:3:
1 2 ;
Pour l’Albite.
. 1:3:
12;
Pour l’Oligoclase.
, 1:3:
9 ;
Pour la Ryacolite.
. I : 3 :
9;
Pour la Labradorite. . .
. 1 : 3 :
G-
Cette série ne donne, au reste, que ^symboles differents :
1:3:
G , ou 1
: 3 :
: 3 X 2
1:3:
9 , ou 1
: 3
: 3X3
1:3:
12, ou 1
: 3 :
3X<-
Enfin la composition des 5 Felspaths pré-cédents, et probablement des autres aussi»peut être représentée d’une manière géné-rale par le symbole suivant :
1 •' 3 : 3 X n.
En jetant les yeux sur les formules pré-cédentes, on voit qu'elles ont entre elles unerelation simple, et de plus eu plus simpledepuis l Orthose jusqu’à la Labradorite. Lamême observation s’applique a la série desrapports. Eh bien, cette série décroissantest conforme à la loi que dévoile la géok>g*erelativement à la cessation de la format*® 11des Felspaths essentiels ; car l’Orthose, P 31 ^exemple, qui a été produite la première, ** eremonte pas très haut dans l’échelle des ter*rains, tandis que la Labradorite se trouveencore comme partie constituante dans ^laves de notre époque. Ainsi les formules etles rapports sont d’autant plus simples q yeles Felspaths sont plus modernes.
Les roches felspathiques sontd'autant P® uS
anciennes qu’elles sont plus riches en sd* fCet en oxygène.
En admettant que les roches felspalbiq ueSles plus anciennes sont les plus riches en sl