FER
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symétrique, qu’il ne faut pas confondre avecles trapézoèdres du système cubique ordi-naire. Ces deux formes, jointes au cubestrié, caractérisent le système de la Pyrite ;elles s’observent isolément ou en combinai-son avec le cube, et avec l’octaèdre régulier,qui, dans ce système, n’est qu’une limite dela série des dodéca-dièdres. On remarque, eneffet, que les faces de cet octaèdre, quandelles sont striées, le sont dans trois direc-tions qui coupent obliquement les arêtes.La combinaison du dodécaèdre et de l’oc-taèdre donne un icosaèdre symétrique quin^st pas l’icosaèdre régulier de la géomé-trie ; celle du cube et du trapézoèdre à vingt-quatre faces donne un triacontaèdre, dontles faces sont des rhombes, mais non touteségales entre elles.
La Pyrite s’offre quelquefois sous la formede concrétions. On la reconnaît aisément àce que, chauffée au chalumeau, et souventmême à la simple flamme d’une bougie, ellerépand une odeur de soufre et devient atti-rable à l’aimant. Cette substance est fré-quemment disséminée dans les filons, lescouches, les amas métalliques; on la ren-contre très communément dans la nature,mais il est rare qu’elle forme à elle seuledes masses puissantes. On ne l’exploite pointcomme minerai de fer; mais, quand elle esten grandes masses, on la recherche pour lesoufre et quelquefois pour l’or qu’elle ren- 1ferme accidentellement. Anciennement onl’employait pour faire des boutons et autresouvrages de peu de valeur ; elle a remplacélongtemps le silex et la pierre à fusil; eton trouve dans les tombeaux des anciensPéruviens des plaques polies de cette sub-stance que Ton présume leur avoir servi demiroirs : de là les noms de Pierre de Cara-bine et de Miroir des Incas qu’on a donnés àcette Pyrite.
b. Pyrite rhombiqne, ou Sperkise ; Beud.Le Sperkies, et Kamkies des Allemands; laPyrite blanche , ou prismatique. Elle a lamême composition atomique que l’espèceprécédente, mais cristallisant dans un sys-tème différent, et offrant en conséquenceun exemple du phénomène que l’on désignepar le nom de dimorphisme. Sa forme pri-mitive est un prisme droit à base rhombe,de 106°2'. Elle est d’un jaune livide, tirantsur le verdâtre. Elle a une grande tendance
à se décomposer à l’airhumide,età se trau$"former en vitriol ou sulfate de fer. L’espèceprécédente résiste davantage à la décomp 0 'sition, et quand elle est altérée, c’est près-que toujours en hydrate brun de fer qu’ellese change. La Sperkise a beaucoup d’analog jepar sa forme avec le Mispikel ou la Pyritearsénicale; mais ce qui distingue la cristal'lisation de la Sperkise, c’est la tendance aformer des groupements réguliers en rosacespar la réunion de plusieurs cristaux aut®u rd’un axe commun. On trouve assez fr 6 'quemment la Sperkise disséminée dansCraie en masses globuleuses rayonnées. El| eappartient spécialement aux terrains de sé-diment, et se rencontre quelquefois Ç nmasses puissantes, le plus souvent en petitscristaux disséminés ou en grains impercep"tjbles , dans certains schistes et lignites, fl° el’on exploite pour en retirer de l’alun ou dusulfate de fer.
c. Pyrite magnétique , ou Leberkise, Beud-Substance métalloïde d’un jaune de bron zeou d’un brun de Tombac , composée d”unatome de bisulfure, et de six atomes de pr°"tosulfure. La grande quantité de sulfure « uminimum qu’elle renferme fait qu’ellenaturellement magnétique. Elle a P° flrforme primitive un prisme hexagonal rég* 1 ^lier, clivable avec assez de netteté parallèle'ment à sa base. Elle appartient aux terrainsde cristallisation, où elle se rencontre^ 0petits amas ou filons, notamment àBodenmais en Bavière .
4 e Sous-genre. Fers oxydés. — ComP 08 ®d’oxydes de fer, libres ou combinés, 801entre eux, soit avec l’eau, ou les otf^ eSchromique, manganique et titanique. **existe un assez bon nombre d’espèces, donhuit principales.
a*. F er chromé , ou Sidérochrome,
Beüd-
létal"
Chromite de fer. Substance noire, nueloïde, cristallisée quelquefois en petits octaedres réguliers, le plus souvent compa cte 'Pesant, spécif. 4, A; infusible au chalumeauet y devenant plus attirabie à j’aimant ; donnant avec les flux un verre couleur
d’éme"
uauiaveu ica uu\ uu vcnv, ^raude. Il est formé d’un atome e ^ r ^\e
quioxyde chromique et d’un atome d’oxyd u,i '
de fer; et se trouve être parfaitement*^
morphe avec le Fer aimant, l’Isérine etFranklinite, dont nous allons parler. L’o*î Cchromique y est quelquefois remplacé en