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FETTSTEIN. min. — Voy. néphéline.FÉTUOUE. Festuca. bot. pii. — Genredelà famille des Graminées-Festucacées, éta-bli par Linné pour des plantes herbacées,'vivaces, abondantes dans les lieux arides etstériles des pays tempérés de l’hémisphère‘boréal, rares dans l’hémisphère austral ettrès rares sous les tropiques. Leurs feuillessont planes ou sétacées, leur inflorescenceen panicules ou en grappes. Leurs pédicellessont renflés de la base au sommet, et por-tent des épillets oblongs de deux à quinzefleurons ayant la corolle formée de deuxSalves inégales, dont l’extérieure est souventaristée ; une à trois étamines, deux styles,deux stigmates plumeux , caryopse oblon-§ue., marquée d’un sillon longitudinal etadhérent à la glume supérieure qui est per-sistante. Le nombre des espèces de ce genreest plus de quatre-vingts ; quelques unes ,Propres aux prairies naturelles , «ont néan-moins cultivées pour former des pâturagesen les associant à des Graminées qui crois-sent dans les mêmes localités, et donnenten même temps leur produit.
Ces espèces sont : La Fétuqüe des préspratensis , une des meilleures qu’onPnisse employer pour ensemencer des prai-res basses. Elle est un peu tardive, maisProduit beaucoup et donne un excellentfourrage ; la Fétuqüe élevée, F. elatior , con-nue en Allemagne sous le nom de F. gi-yantea. Elle est plus tardive et plus élevéeflne la précédente, et forme des prairies du-
fa bles ; la F. OVINE, F. DES BREBIS OU C0QU10LE,
ovina , excellente nourriture, très recher-c hée des Moutons, et très précieuse pourétablir des pâturages dans les mauvaisester res. Comme les Moutons ne paraissentmanger volontiers que l’hiver, il vaut^ioux l’associer à d’autres Graminées ; maissi °n la sème seule , il en faut environ 30à l’hectare ; la Fétuqüe a feuilles fines,f*; tenuifolia ; cette plante qui réussit trèsleï * dans les sables secs et arides est man-on hiver à sec par les animaux : lesaChes la paissent volontiers sur pied. La^ t uque traçante , F. rubra , croît à la foisMis les prairies sèches et humides, et par-les propriétés des deux espèces précé-dantes ; F. flottante , F. fluitans , plante' es Prairies humides, est recherchée en vertpar les animaux. Dans le Nord , sa grainev. v.
mondée connue sous le nom de Manne dePologne ou d’ Herbe à la Manne , est em-ployée comme plante alimentaire. On la com-pare âu Sabot des Indiens, qu’elle surpasse,dit-on, en saveur, mais le plus communé-ment on l’emploie en Gruau . Sa farine quise rapproche beaucoup de celle du Riz n’estbonne qu’en bouillie et ne paraît pas suscep-tible de panification. Les oiseaux d’eau pa-raissent rechercher sa graine avec avidité.On se sert de sa fane pour faire des natteset des paniers et remplir des matelas et dessièges en place de crin. *
FEU (rrup, Trupoç ; ignis , is ; feuer ; fire).phys. — L’un des quatre éléments admis partoute l’antiquité , la Terre , l’Eau, l’Air etle Feu. Le Feu fut considéré généralementcomme l’élément le plus immatériel, et celuiqui s’approchait le plus de la Divinité par sapureté et par son activité. Platon , dans sonTimée , après avoir supposé qu’il sortit desquatre éléments , quatre genres d’êtres dis-tincts , qui y correspondaient, désigna le Feucomme l’élément d’où provenait celui desDieux : on sait que les mages l’adoraientcomme la puissance universelle et intelli-gente. La grandeur des attributs accordés auFeu en fit admettre deux espèces : le Feu élé-mentaire, incréé, immaculé, source de toutecréation ; et le Feu terrestre, moins pur quele premier , restant imprégné des matièresgrossières qui servent à le produire.
Le Feu conserva le titre d "élément dans laphilosophie du moyen âge, et le, vulgairemême de notre époque n’a point encore cesséde le désigner par ce titre. Cette persistancedans la prééminence élémentaire du Feu nepeut surprendre , si l’on considère les diffi-cultés qu’il y a pour le public de compren-dre l’acte chimique que l’on nomme com-bustion ; ces difficultés existent même pourles hommes instruits dans les facultés étran-gères aux sciences physiques : pour eux , leFeu est aussi un élément. La qualité géné-ratrice du Feu élémentaire ne fut attaquéescientifiquement que dans la moitié du siècledernier, lorsque les découvertes de Priestley et de Lavoisier établirent la nature com-burante de l’oxygène et la passivité desbases. La théorie de la combustion , en s’é-lucidant chaque jour, effaça jusqu’aux der-niers linéaments de la puissance élémentairedu Feu, «t c’est de cette époque que le Feu
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