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FEU
FEU
<e essa d’être un élément , un corps, une sub-stance quelconque, pour n’être plus que l’ef-fet complexe de combinaisons et de mouve-ments.
Le Feu ne présentant rien de saisissableen propre s’est toujours refusé à une bonnedéfinition. Dans toutes celles qui ont étédonnées, on n’indique pas ce qu’est le Feu ;on dit par quel moyen on produit de la cha-leur, la combustion, Yignition et la flamme;et c’est cet ensemble de causes et d’effets,appartenant au même ordre de phénomènes,qui fut matérialisé, individualisé par le nomsubstantif Feu , comme on matérialise et in-dividualise toutes les causes qui se dérobentà nos investigations , et toutes les concep-tions abstraites des qualités et des actes. Dèsl’instant qu’un nom a été imposé à une ab-straction , elle devient tout aussi substan-tielle que les corps réels , que nous ne dési-gnons également que par des mots du mêmeordre. C’est ainsi que l’habitude de réfléchirau moyen du langage , au lieu de réfléchirpar la rénovation des perceptions, nous faitmettre au même rang les mots arbre etgrandeur, par exemple, quoique le premiermot soit la traduction vocale de l’impressionfaite par un corps sur l’un de nos organes,et l’autre la traduction vocale d’une qualitéde ce même corps, conçue abstractivement,en dehors de toute matérialité.
Dans la philosophie moderne, dans cellequi s’appuie sur les faits physiques , le Feun’est plus un élément, il n’est même plus unproduit direct ; ce n’est plus que la généra-lisation de cette série d’effets transitoires ,ressortant de la combustion , et dont la du-rée n’excède pas celle des causes réellesmises en activité.
Quel que soit le penchant de notre esprità matérialiser les actes et les qualités descorps en leur donnant des noms spéciaux,l’absence du Feu, pendant l’absence descombinaisons matérielles visibles, que nousproduisons et suspendons à volonté , a faitdouter un certain nombre de philosophessur la qualité élémentaire du Feu. LeFeu , dit Heraclite , tire son aliment des par-ties subtiles de la matière . Pour Héraclite , leFeu n’était donc pas un élément existant parsa propre nature , comme l’Air , l’Eau et laTerre , qui existent sans alimentation nou-velle ?
En cessant d’être élément, le Feu en acédé le titre à une création moderne , to lltaussi arbitraire , au calorique. Dès l’instantqu’il fut constaté que Je Feu était un effetpatent, lumineux, très complexe, provenantde la combinaison de l’oxygène et d’une base,il restait un hiatus entre l’acte chinaifl uCmatériel et le produit immatériel de la cb a ”leur et de l’ignition : il fallait rattacher c GSeffets à l’acte chimique qui les précédait, etc’est ce qu’on fit en inventant le caloriq^ e »substance impondérable , latente, agglon^'rée dans les corps, et qui se dégage des liensqui la retiennent, au moment que lés corpspondérables s’unissent pour former des con 1 'binaisons nouvelles.
Ce fut à cette nouvelle substance renduelibre qu’on attribua les effets secondaires de( haleur et d 'ignition , suivant la quantité etla coercition de ses éléments.
La nature du calorique n’ayant point etcdéfinie à ce mot ni celui de chaleur,reviendrons sur leur valeur aux motstion , lumière et température , tout en ré-servant la partie théorique pour le mot ■vi-brations ( Système des), que nous n’avonsqu’indiquer au mot éther. Voy. ce mot.
FEU - GRISON ou BRISON.donné au proto-carbure d’hydrogène qn*dégage spontanément de la vase des maraiset des mines de houille. Sa compositionen proportion :
1 Carbone = 76,43 { ___
2 Hydrogène = 24,96 i ~
Sur la pente septentrionale des Ape nn,îî: jj
à Velleja , Pietra-Mala, Barigazzo,' etc- *forme des Feux naturels en s’échappa^les fissures du terrain. Lorsqu’il se dé^» eaccompagné de matière boueuse, imprér iJ< ^de sel commun , on nomme saluescans vaseux les sources qui le produis 4Le Feu-Grison des mines fait chaque anI1un grand nombre de victimes par s° n ^plosion J et le danger est d'autant pl uSnaçant que la mine a été plus ancienne^
délaissée. ^ VrF s
FEU (globes de).— Voy. étoiles fila-
et MÉTÉORITES. /“ < j a
FEU CENTRAL. — Nom donnéhaute température que l’on supposeau centre du globe terrestre. Yoy. TE ^
TURE.
FEU FOLLET. Ambulones. pin
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