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Tome cinquième.
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Il y a des végétaux, tels que YOnonis va-riegata , dans lesquels ce n’est pas la fo-liole terminale qui avorte ; elle seule, aucontraire, se développe , et il n’y a plusqu’une seule foliole : c’est ce qu’on appelleune Feuille unifoliolée. Dans YOnonis natrixl’avortement est irrégulier, et l’on trouvequelquefois trois folioles, quelquefois uneseule. Les Feuilles unifoliolées présententconstamment le caractère propre aux Feuil-les composées, c’est-à-dire qu’elles sont ar-ticulées.

Certains végétaux ne présentent pas leuiode de développement foliacé commun àla plupart des plantes. Les Crassulacées ,les Ficoïdes, les Cactées, et quelques au-tres plantes appartenant à d’autres familles,et qui croissent communément sur le bordde la mer, ont des feuilles épaisses, char-nues, dont quelques unes affectent la formede Feuilles , tandis que d’autres sont cylin-driques, triquètres, dolabriformes, etc.

Parmi les Monocotylédones on trouvea ussi des exceptions au mode ordinaire dedéveloppement des organes foliacés. Ainsil’Ognon a les Feuilles fistuleuses par suite del’avortement de la moelle ; dans les Joncs,au contraire, il se forme des cloisons oudiaphragmes produites par l’avortement im-parfait de la moelle qu’elles contiennent.

Une des autres anomalies du développe-ment foliacé est la conversion des Feuillesen épines, comme cela se voit dans les Ber-beris.

Si les variétés sont nombreuses dans lesQuilles quant à la forme, elles ne le sont pasmoins quant à la grandeur. Ainsi, tandis que* e Mélèze et la Bruyère ont des Feuilles d’unee xtrême petitesse, le Bananier a une Feuille6 pieds de long; la Bardane, la Pa-l * e hce, les Rhubarbes ont des Feuilles gigan-tes ques, et le Chou palmiste a des Feuilles10 pieds, dont le pétiole fistuleux peutc °utenir plusieurs litres de liquide.

. Feuilles sont, quant à leur disposi-l °h relativement les unes aux autres, al-er nes y opposées , verticillées; et, suivant leïlo mbre de Feuilles qu’offre le verticille,jî es sont ter nées, quaternées , quinées , etc.n appelle Feuilles distiques celles quiaissent de nœuds alternes, disposés surrangs. Les Feuilles éparses sont deseui Hes alternes qui semblent disposées sansT - v.

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| ordre, soit parce qu’elles sont fort rappro-chées , soit par suite de l’avortement dequelques unes d’entre elles. On a appeléFeuilles fasciculées celles qui naissent surdes rameaux fort courts et qui paraissentnaître du même point. On en trouxe unexemple dans l’Épine-Vinette et le Mélèze.

Quelquefois il arrive que l’expansion quiréunit souvent la feuille opposée s’élargitet semble former une Feuille unique tra-versée par la tige. Ces sortes de Feuilles s’appellent Feuilles connées. On nommeFeuilles perfoliées celles qui, étant alternes,amplexicaules dans les deux lobes infé-rieurs, dépassent la tige et se soudent del’autre côté, comme cela a lieu dans le Bu-plevrum perfoliatum. Les Feuilles amplexi-caules sont des feuilles sessiles, s’élargissantà leur insertion de manière à se prolongerlatéralement pour entourer en partie la tigeou le rameau ; les Feuilles de YOphris bifoliasont dans ce cas.

Un autre caractère propre à certainesFeuilles est d’avoir au dessous une expan-sion foliacée qui continue avec elle et adhèreà l’axe en s’étendant en manière d’aile jus-qu’à la Feuille inférieure. On les appelleFeuilles décurrentes.

Dans leurs rapports avec la tige, lesFeuilles sont dites caulinaires quand ellessont portées sur la tige, et raméales lors-qu’elles le sont par les rameaux. Celles quinaissent du collet de la racine sont appe-lées radicales .

La position la plus commune des Feuillespar rapport à l’axe qui les porte est la po-sition horizontale; mais il y en a d’obli-ques, de verticales, etc.; elles sont dites alorsappressées ou apprimées. D’autres fois ellesse recouvrent comme les tuiles d’un toit, etelles sont alors imbriquées. Quand le pé-! tiole est trop faible pour soutenir le poidsde la Feuille , elle devient pendante.

Une partie toute nouvelle de la science,et qui a mérité l’attention des botanistes,est l’étude de la disposition des Feuilles,faite simultanément en Allemagne parM. Schimper, et en France par MM. Bra-vais , mais qui avait été signalée par Bonnetet indiquée d’une manière plus explicite parAgardh en 1828. La disposition la plus com-mune est celle en quinconce , par suite delaquelle les Feuilles sont disposées en spire

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