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Tome cinquième.
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régulière sur la branche qui les porte , detelle sorte qu’en partant d’une feuille quel-conque et en parcourant la spirale, on trouveune sixième feuille qui recouvre la pre-mière , et après un second tour on re-trouve encore cette sixième Feuille. Dansd’autres dispositions, pour trouver uneFeuille qui en recouvre une autre, on n’apas besoin d’en compter cinq et deux toursde spire, tandis que dans un grand nombreon compte plus de deux tours de spire etplus de cinq feuilles.

L’arrangement le plus simple est celuique présentent les Feuilles distiques, c’est-à-dire celles qui sont à la fois alternes etplacées sur deux rangs ; dans cette disposi-tion , la troisième Feuille est placée au-dessus de la première, et pour arriver àcette troisième Feuille, il ne faut qu’un seultour de spire.

On a appelé cycle toute disposition danslaquelle, après un certain nombre de Feuil-les et de tours de spire, ou trouve uneFeuille qui répète celle d’où l’on est parti.Chaque système commence un nouveaucycle.

Pour désigner le cycle on considère àla fois le nombre et le tour des spires et l’onécrit sous forme de fraction un nombredont le premier indique le nombre de tours,et le second le nombre de Feuilles. Ainsi ladisposition en quinconce est indiquée par2\o, et la disposition distique par 1|2. Cellede huit Feuilles et trois tours de spire s’é-crira 3j8. On a encore donné le nom d'an-gle de divergence à la distance des deuxFeuilles d’un même cycle. On calcule ladivergence en mesurant l’angle que for-ment entre elles les Feuilles d’un cycle ra-menées par la pensée à un plan horizontalet formant un cercle autour delà tige. Ainsi,dans la disposition distique, les deux Feuil-les ramenées dans un même plan se par-tagent en deux cercles, ce qui fait 180°d’une Feuille à l’autre.

En général la divergence habituelle desFeuilles alternes est un des termes de lasérie 412, 1 [3, 2j5, 3^8, 5x13, 8[21 ; sériedans laquelle, à l’exception des deux pre-mières fractions, chacune a son numérateurformé du produit des deux numérateursprécédents, et son dénominateur de l’ad-dition de ceux de ces deux mêmes fractions. 1

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On remarque encore que , suivant lesplans, la spirale tourne de gauche à droiteou de droite à gauche, et quelquefois changeen passant d’un rameau à celui qui enémane, ou même d’un cycle à l’autre sur I emême axe.

On remarque sur une même plante, I ePêcher, par exemple, une seule spirale; ta n "dis que, dans le Sedurn et un grand nombred’Euphorbes , on trouve plusieurs spiraless’étendant à droite et à gauche, les unes acôté des autres dans un parallélisme pa r 'fait. On appelle spirale génératrice celle <Touémanent toutes les autres, qu’on appeléspirales secondaires. Cette science nouvelles’appelle Phyllotaxie et Botanométrie. Il n'enest encore résulté la découverte d’aurn ueloi qui ramène à l’unité organique; et non*ne voyons guère ce qu’on en peut tirer enphilosophie naturelle ; d’autant plus q u apart les fruits des Conifères dans lesquelscette disposition géométrique est plusà suivre, on trouve dans les autres végétau*des contradictions qui rendent cette étudestérile ; c’est un fait général, sans grandevaleur pour le présent.

Une partie pleine d’intérêt danstoire des Feuilles est le changement de P 0 'sition qu’elles éprouvent quand le soleil aquitté l’horizon, et que Linné , si poétiqueet pourtant si rigoureux dans ses expre 5sions, avait appelé le sommeil des pla* 1 ^’Elles affectent diverses positions, quichangent à un tel point la physionomiequ’elles la rendent méconnaissable : e ^ e9sont conniventes dans l’Arroche , en^P"pantes dans les Onagres, abritantes dan* aBalsamine, divergentes dans le MéliloL P 011dantes dans le Sapin blanc, imbriquéesla Sensitive. En général, on remarque P 11de mouvements dans les Feuilles comp^que dans les Feuilles simples. e

On trouve dans certaines Feuillessensibilité bien marquée. Celles du D %0muscipula , et d’une espèce de Droseftt * ^referment lorsqu’un insecte vient sesur la partie moyenne de la Feuille. On ^naît l’irritabilité des Feuilles de la SeIî jLj c set de YHedysarum gyrans , dont les f° ^latérales sont agitées d’un mouvement ^tinuel. On retrouve cette motilité, mun moindre degré, dans YHedysarum ve ' c . ftilionis; et, suivant l’état de Fatinosp