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l’opercule de l’urne des Népenthès et desSarracenia se lève ou s’abaisse.
Les fonctions des Feuilles sont de mettrele végétal en contact avec l’atmosphère,d’absorber les corps gazeux qui peuvent ser-vir à l’entretien de sa vie, et d’exhaler dansl’atmosphère, sous forme d’émanations ga-zeuses, les matériaux inutiles à son existence.Ces phénomènes ont lieu par la surface in-férieure de la Feuille dans les arbres où lesdeux surfaces sont dissemblables, tandis quedans les plantes herbacées elles paraissentPropres à exécuter les mêmes fonctions. Cesont autant d’éponges aériennes destinées àaccomplir les phénomènes de respiration etd’exhalation, et par conséquent de véritablesappareils respiratoires et peut-être aussi dedigestion.
Elles absorbent, sous l’influence solaire ,l’acide carbonique de l’atmosphère, retien-nent son carbone, et exhalent de l’oxygène,tandis que pendant la nuit elles absorbentde l’oxygène et dégagent de l’acide carbo-nique. On a cru que les végétaux purifiaient*’air en absorbant l’acide carbonique inces-s amment versé dans l’atmosphère par les ani-maux ; mais elles n’exercent sans doute au-cune influence sur la salubrité de l’air ; s’ile n était ainsi , la vie serait impossible<féns les lieux déboisés où une popula-tion nombreuse est réunie, aux époques°ù la végétation est suspendue par rabais-saient de la température, etc. L’atmo-sphère, empoisonnée par les flots d’acide car-inique dus à l’action vitale des hommes
des animaux, porterait bientôt des germesi mort et de destruction. Certes, ce n’estPas à Paris que les végétaux peuvent purifier, air de l’acide carbonique, exhalé chaquel°Ur par 2 millions de créatures vivantes, etP ar la combustion de quarante mille maisons ;
des
y a dans les lois qui entretiennent la vie
conditions d’équilibre indépendantes des
létaux. Les animaux et les plantes sontappareils qui ont deux modes d’existenceJstincts sans qu’il Y ait entre eux solidaritéysiologique nécessaire.
^a transpiration des Feuilles est sensible[ insensible : la première est un fluide^dueux q U i s’évapore au fur et à mesure de8 ? fori nation ; la seconde est plus dense, et^amoncelle souvent à la surface. Elle est ré-" ne use sur les Feuilles de la Fraxinelle ;
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visqueuse sur celles de la Martynia annua ;sucrée sur les Tilleuls, les Érables et la plu-part des arbres des forêts, où elle a l’appa-rence d’un vernis ; salée sur les Feuilles duTamarix et des plantes qui croissent sur lebord de la mer ; acide sur les Feuilles duPois chiche. Les feuilles et toute la plante duMadia sativa transsudent, à l’époque de lamaturation de la graine, une viscosité fétidequi en rend la culture désagréable, et yfera peut-être renoncer, malgré l’avantagequ’elle pouvait présenter sous le rapport desproduits.
On a appelé préfoliation la disposition desFeuilles dans le bourgeon qui leur donnenaissance ; et cet arrangement symétrique ,constant dans les végétaux d’un même genre,quelquefois d’une même famille, est l’objetde l’attention du botaniste, qui y prend descaractères génériques. Elles affectent troisdispositions principales; elles sont : appli-quées , pliées ou roulées.
Beaucoup de Monocotylédones présententun exemple de la première disposition. Ellesont leurs limbes droits, et appliqués les unscontre les autres.
La préfoliation pliée est : 1° plicative f oupliée simplement, la Vigne ; 2° réplicative , oupliée de haut en bas, l’Aconit ; 3° équitative ,ou pliée moitié sur moitié. On distinguequatre cas dans ce dernier mode de préfolia-tion. Elle estew regard , ou équitative pro-prement dite, comme dans le Troène; semi-amplective , comme dans la Saponaire ; am-plective ou embrassée, comme dans l’Iris ;conduplicalive ou pliée côte à côte, le Hêtre ;imbricative ou imbriquée, le Mélèze.
Parmi les Feuilles roulées, on distin-gue : 1° la préfoliation circinale ou en crosse,les Fougères; 2° convolutive ou roulée encornet, le Bananier ; 3° supervolutive ouroulée l’une sur l’autre , l’Abricotier ;4° involutive ou roulée en dedans , le Pom-mier; 5° révolutive ou roulée en dehors,le Romarin ; 6° curvative , ou roulée incom-plètement.
La couleur ordinaire des Feuilles est levert. Elle est due à l’action des rayons so-laires, tandis que celles qui croissent à l’om-bre ou dans les lieux obscurs blanchissent,se panachent ou s’étiolent : c’est le moyenemployé par les jardiniers pour faire blanchirleurs légumes (voyez étiolement). Le vert