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Tome cinquième.
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aphylles ; gaîne enveloppant une grande par-tie de la tige ; épis terminaux ou latéraux,réunis en tête, plus rarement solitaires etterminaux, ceints d’un involucrediphylle ,raide et dressé.

FICOIDE. Mesembryanthemum. bot. ph.— Genre unique de la famille des Mésem-bryanthémées , établi par Linné ( Gen .,n. 628) pour des arbrisseaux ou des herbescharnues , à feuilles opposées ou alternes ,épaisses, succulentes, non stipulées ; à fleursaxillaires ou terminales, solitaires, en cymesou plus rarement paniculées, présentantpour caractères essentiels : Calice supèrequinquépartite, ou plus rarement bi-octo-partite, à lacinies inégales, falciformes ouscarieuses ; corolle pluripétale , insérée à lagorge du calice ; pétales linéaires, uni-plu-risériés; étamines nombreuses à insertionpérigynique ; anthères biloculaires , à déhi-scence longitudinale ; ovaire infère à quatreou vingt loges; carpelles disposés horizontale-ment en verticilles autour de l’axe central ;suture ventrale, libre supérieurement, àplacentaires linéaires et pariétaux multi-ovulés ; ovule amphitrope ; stigmates auNombre de 4 à 20 ; capsule sèche à logesnombreuses, l’épicarpe , séparé de l’endo-carpe, est hygroscope; semences nombreuses,globuloso-pyriformes , à test crustacé ; em-bryon recourbé ou onciné, roulé autourd’un endosperme farineux.

Les Ficoïdes, dont on compte plus de200 espèces, sont des plantes d’un aspectAgréable ; à fleurs se décorant de toutes lesnuances de rouge , de rose, de violet, deJaune et de blanc, et dont quelques unes ré-pandent une odeur suave. Elles se cultivent <c ommeles Cactus, et se conservent l’hiver enSe rre tempérée. On les multiplie de boutures, j

plus rarement de graines. Les fleurs ne s’é- 'banouissent généralement bien qu’au soleil.

Le M. edule ou F. comestible , dont le* ru it, de la grosseur d’une Figue et d’un*°ût agréable, est employé par les Hottentotsc °mme une plante alimentaire, est considéréc °mme le type du genre.

Les espèces le plus communément culti-, 8 dans nos jardins sont les M. tricolor ,Ptolaceum, bicolor , micans , aureum , hispi-Urn 5 pomeridianum , noctiflorum , acina-forme, Unguiforme, dolabriforme , denticu-a tum , spectàbïle , fulgidum et cristalli -

num, etc. Cette dernière espèce, appeléeGlaciale , est une des plus curieuses du g.Ses tiges , longues de 2 à 3 pieds , et ram-pantes, à fleurs peu apparentes, sont héris-sées de vésicules transparentes qui les fontparaître couvertes de glace, propriété qu’ellepartage avec le M. micans.

On a proposé plusieurs classifications deces plantes, qui présentent les formes lesplus variées ; et Haworth, le dernier quiait, il y a vingt ans, proposé une distributionméthodique des nombreuses espèces de cegenre, en a fait 8 divisions , 5 subdivi-sions et 53 groupes. Cette disposition, toutexacte qu’elle puisse paraître, n’en est pasmoins d’une complication inutile, propreseulement à amuser des amateurs, car lescaractères de ces divisions sont presque toustrès variables. Pourtant deux botanistes dis-tingués, De Candolle et Persoon , n’ont pasdédaigné de s’occuper de ce sujet.

Le nom de Ficoïde, imposé à ces végétauxpar Tournefort, vient de la ressemblance dufruit de certaines espèces avec une Figue.Linné leur a donné le nom de Mesembryan-themum , ou fleur de Midi, à cause de l’épa-nouissement de la fleur de quelques espècesau milieu du jour ; mais ce nom est inexact,puisqu’il y en a qui s’ouvrent le soir, etmême pendant la nuit.

Les usages des Ficoïdes sont peu nom-breux : le suc de la Glaciale est employé auxCanaries comme un diurétique, et on l’ad-ministre dans l’hydropisie et les affectionshépatiques. On tire de la cendre une soudeégale à celle d’Alicante ; en Égypte , on em-ploie au même usage les M. copticum et no-diflorum. Les Marocains se servent de cettedernière espèce pour préparer leurs cuirs ;les habitants des déserts de l’Afrique fontusage du M. geniculiflorum comme d’uneplante potagère, et en réduisent la semenceen farine. Les capsules hygroscopiques duM. Tripoli sont connues dans le commercesous le nom de Fleurs de Candie. Les habi-tants de l’Afrique australe mâchent lesfeuilles du M. emafoidum , mêlées aux sucsde diverses plantes ; elles jouissent de pro-priétés légèrement narcotiques , ce qu’ellesdoivent sans doute aux substances qui y ser-vent à les préparer. (B.)

*FICOIDÆA, Dill. bot. ph. — Syn. d’Ai-zoon , L.