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Tome cinquième.
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FICOIDÉES. Mesembryanthemeœ. bot.ph.— Cette famille, qui comprenait, telle quel’avait établie Jussieu, les g. Reaumuria , No-traria , Glinus, Orygala , Sesuvium, Àizoon ,Tetragonia et Mesembryanthemum , a été ré-duite par les botanistes modernes au seul g.Ficoïde. Tous les autres g. appartiennent à lafamille des Portulacées, ainsi que l’avait pro-posé Yentenat. Les caractères de cette petitefamille sont énumérés à l’article ficoïde. Laplace assignée par les auteurs modernes auxFicoïdées est entre les Cactées et les Por-tulacées.

* FICELA, Swainson. moll. — Syn. deFicus , Humph.

* FICUS , moll. — Lorsque l’on a sousles yeux le genre Pyrule de Lamarck,on s’aperçoit que ce groupe est artifi-ciel , et plusieurs conchyliologistes ont déjàproposé de le réformer. Parmi ces réformes,une des plus essentielles est certainementcelle qui consacre le g. Ficus de Hum-phrey. Ce g., proposé dans le Muséum calon-tinianum , 1797 , vient d’être récemmentconfirmé par M. Rousseau, qui a observél’animal pendant son voyage à Madagas-car et à File Bourbon. 11 résulte des ob-servations de M. Rousseau que l’on doitséparer des autres Pyrules toutes les espècesminces des Ficoïdes, terminées par un ca-nal assez long, mais aplati et largement ou-vert. En effet, l’animal qui habite ces co-quilles diffère d’une manière très notable decelui des autres espèces, et parmi les carac-tères principaux qui différencient ces Mollus-ques , on reconnaît surtout dans ceux ap-partenant aux Pyrules proprement dites, unopercule corné comparable à celui des Fu-seaux, tandis que, dans les Ficus , cette par-tie importante n’existe jamais. L’animal desFicus se distingue encore en ce qu’il rampesur un très grand pied, comparable, par saforme et sa grandeur, à celui des Harpes ;seulement, il paraît que, dans les Ficus , lepied ne jouit pas de cette propriété singu-lière que l’on remarque dans celui desHarpes , c’est-à-dire que l’animal ne le di-vise pas spontanément lorsqu’il est obligéde se contracter vivement. Ce pied est glos-soide, plus épais en avant, coupé en demi-cercle de ce côté, et présentant, à droite età gauche, un petit appendice pointu, subar-ticuliforme ; en avant et en dessous, on ob-

serve une fente transversale un peu arquée ;cette fente est l’ouverture des canaux aqui-fères. La tête est petite, subcylindracée,portée sur un col assez allongé, grêle,nant aboutir à la masse du corps au pm ntoù le pied se joint également à cette masse.A son extrémité antérieure, qui est tron-quée, s’élèvent de petits tentacules cyliU'driques, à la base desquels et du côté ex-terne on remarque le point oculaire. Cetanimal, très distinct de ceux qui l’avoi 81 "nent, peut faire sortir par une fente buc-cale fort petite une trompe extrêmementlongue qui, sous ce rapport, peut être com-parée à celles de certaines Mitres. Le man-teau est mince ; il revêt tout l’intérieur dela coquille, et vient s’étaler sur le côté gau-che , pour y former cette mince callositévernissée que l’on remarque sur la coquiil e *D’après ce que nous venons d’exposer, il estbien évident que le genre Ficus de Hum'phrey, complètement confirmé par M.R° u f"seau, doit être admis dans la science. Ha* sil se présente ces questions : Dans qud srapports doit-il se trouver avec les gen reSdéjà connus? Dans quelle famille doit-dêtre introduit? Par la plupart de ses carac-tères, ce genre a la plus grande ana!og ieavec les Harpes et les Tonnes ; cependantquand on considère la forme générale de

la coquille, on a de la peine à admettre

le

rapprochement de genres que Lamarck ettous les auteurs ont constamment éloigné'Nous sommes obligés de rappeler que I e5principales divisions de la méthode s° ntfondées d’après un caractère qui paraît d r uu egrande valeur et qui ici n’enaurait plus*U'tant. En effet, tous les auteurs ont eu f inde séparer les coquilles canaliculées à ,abase, de celles qui sont échancrées. Déjà*plusieurs exemples prouvent que ces car & ctères ont quelque chose d’artificiel ; l eS 3X11maux des Agathines , dont la coquille &échancrée à la base, ne diffèrent pointceux des Bulimes, qui ont cette ouverture* 11

tière ; les Mélanopsides présentent les mêm^

caractères que les Mélanies, et le genrelui-même peut être considéré comme ** ^Mélanie canaliculée. Ne pourrait-on consirer le genre Ficus , dans ses rapports ales Harpes, de la même manière ff 11e ^genre Io à l’égard des Mélanies et deslanopsides ? Dans tous les cas, pour éta